2.2.4.3. Enjeux de la ressource halieutique et Externalités
A l’instar des ressources renouvelables, la ressource halieutique génère des enjeux sociaux de
par les relations entre individus et entre groupes sociaux.
Elle se distingue des biens privatifs et des biens collectifs. Dans le premier cas, les poissons ne
peuvent être appropriés individuellement avant d’être consommés alors que dans le second, les
services ne sont divisibles tels les phares érigés en mer. En pratique, les ressources halieutiques
se rapprochent plus au moins de ces deux situations extrêmes en fonction de leur degré
d’exclusivité et de soustractivité, c’est notamment le cas lorsqu’un stock bien délimité peut être
exploité comme bien privatif par une seule entreprise
Comme toute ressource naturelle, autour du poisson se sont bâties des constructions sociales
influencés par divers systèmes aussi bien religieux, identitaire qu’économique. La perception
de la ressource évolue constamment entre les différents groupes sociaux. Si pour certains une
ressource est ressentie comme une menace ou un obstacle ; pour d’autres, elle est stratégique.
"Au Sénégal, certaines espèces marines longtemps ignorées des pêcheurs, comme le poulpe ou
le requin, sont devenues des ressources stratégiques grâce au développement du marché". Les
ressources halieutiques ne peuvent aussi être isolées de leur contexte ; car, les pratiques locales
sont en interrelation avec les directives internationales.
Néanmoins, l’appropriation des flux de ressources génère une concurrence si exacerbée qu’elle
est désormais désignée par la «course aux poissons». Son influence est telle que les pêcheurs
mobilisent toujours plus de facteurs anthropiques pour préserver leurs revenus. Ce
comportement engendre ce que l’on désigne par l’expression "externalités" entre producteurs.
L’exploitation des ressources halieutiques s’accompagne d’externalités, ou effets externes,
entre pêcheurs. Les prises de chacun diminuent la ressource disponible pour les autres et l’effort
procurant le maximum de revenu individuel devient supérieur à celui destiné à maximiser le
revenu net de la pêcherie, à long terme.
Le concept d’externalité de la théorie économique, défini comme l’influence qu’exerce sans
compensation par le marché, l’activité d’un agent sur le revenu ou la satisfaction d’autres
agents, explique clairement le caractère chronique du phénomène de surcapacité, stimulée par
un mécanisme endogène dont la force augmente avec la rareté de la ressource exploitée.
L’externalité est dite positive ou négative selon l’incidence favorable ou défavorable (la
pollution est un exemple classique d’externalités négatives).
Dans le secteur de la pêche, les externalités apparaissent fréquentes ; particulièrement celles
liées à la nature des stocks et à leur exploitation. Elles peuvent être suscitées par un utilisateur
de la ressource au dépend d’un autre ou d’un groupe d’utilisateurs. Ces interactions négatives
A l’instar des ressources renouvelables, la ressource halieutique génère des enjeux sociaux de
par les relations entre individus et entre groupes sociaux.
Elle se distingue des biens privatifs et des biens collectifs. Dans le premier cas, les poissons ne
peuvent être appropriés individuellement avant d’être consommés alors que dans le second, les
services ne sont divisibles tels les phares érigés en mer. En pratique, les ressources halieutiques
se rapprochent plus au moins de ces deux situations extrêmes en fonction de leur degré
d’exclusivité et de soustractivité, c’est notamment le cas lorsqu’un stock bien délimité peut être
exploité comme bien privatif par une seule entreprise
Comme toute ressource naturelle, autour du poisson se sont bâties des constructions sociales
influencés par divers systèmes aussi bien religieux, identitaire qu’économique. La perception
de la ressource évolue constamment entre les différents groupes sociaux. Si pour certains une
ressource est ressentie comme une menace ou un obstacle ; pour d’autres, elle est stratégique.
"Au Sénégal, certaines espèces marines longtemps ignorées des pêcheurs, comme le poulpe ou
le requin, sont devenues des ressources stratégiques grâce au développement du marché". Les
ressources halieutiques ne peuvent aussi être isolées de leur contexte ; car, les pratiques locales
sont en interrelation avec les directives internationales.
Néanmoins, l’appropriation des flux de ressources génère une concurrence si exacerbée qu’elle
est désormais désignée par la «course aux poissons». Son influence est telle que les pêcheurs
mobilisent toujours plus de facteurs anthropiques pour préserver leurs revenus. Ce
comportement engendre ce que l’on désigne par l’expression "externalités" entre producteurs.
L’exploitation des ressources halieutiques s’accompagne d’externalités, ou effets externes,
entre pêcheurs. Les prises de chacun diminuent la ressource disponible pour les autres et l’effort
procurant le maximum de revenu individuel devient supérieur à celui destiné à maximiser le
revenu net de la pêcherie, à long terme.
Le concept d’externalité de la théorie économique, défini comme l’influence qu’exerce sans
compensation par le marché, l’activité d’un agent sur le revenu ou la satisfaction d’autres
agents, explique clairement le caractère chronique du phénomène de surcapacité, stimulée par
un mécanisme endogène dont la force augmente avec la rareté de la ressource exploitée.
L’externalité est dite positive ou négative selon l’incidence favorable ou défavorable (la
pollution est un exemple classique d’externalités négatives).
Dans le secteur de la pêche, les externalités apparaissent fréquentes ; particulièrement celles
liées à la nature des stocks et à leur exploitation. Elles peuvent être suscitées par un utilisateur
de la ressource au dépend d’un autre ou d’un groupe d’utilisateurs. Ces interactions négatives
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