Autre aspect reflété par la figure et selon le même auteur, une grande incertitude condamne
l’évolution future de l’exploitation d’une pêcherie dans des conditions de libre accessibilité. Le
cas où la pêcherie se stabilise lorsqu’elle atteint le maximum d’emploi, au niveau de l’équilibre
bionomique, reste rare. Fréquemment, les pêcheries recensent un excès de main-d’œuvre par
rapport aux objectifs d’optimisation socioéconomique accentué par la mutation progressive,
partielle ou totale, d’une pêche commerciale à une pêche de plaisance dans une pêcherie déjà
saturée. Mais, suite à l’effet combiné de la surpêche biologique et des gains d’efficacité
technique, l’emploi finit par baisser progressivement en valeur absolue.
Deux situations essentielles se déduisent à partir de l’interprétation du graphique précédant. La
première reflète la tendance à l’industrialisation : des pêcheurs de subsistance sont remplacés
par des pêcheurs permanents qui cèdent la place à leur tour à une flottille industrielle.
Les conditions de libre accessibilité exacerbent la compétition qui oppose les pêcheurs locaux
aux pêcheurs voisins et aux pêcheurs étrangers ; les pêcheurs à temps partiels aux pêcheurs à
temps plein; ceux qui capturent une seule espèce à ceux qui visent plusieurs; les petits métiers
aux chalutiers nationaux ou étrangers; les pêcheurs commerciaux aux pêcheurs de plaisance;
etc. Les rapports économiques deviennent plus complexes sous l’influence des particularités
ethniques, sociales et politiques de ces différents groupes d’exploitants.
La deuxième situation a trait à l’interaction de la propension de l’intérêt des pêcheurs à exploiter
un stock donné de poisson et celle des autres catégories socioprofessionnelles (administrateurs,
groupes d’intérêt,…). La limite d’expansion sera fonction des facteurs du milieu (hydrologie et
productivité primaire, abondance des prédateurs et des compétiteurs autres que l’homme), du
contexte économique (rentabilité des capacités de capture, capacités d’absorption des industries
de traitement, des circuits de distribution et des marchés), de facteurs sociaux (main d’œuvre,
alternatives d’emplois conflits entre communautés de pêcheurs, etc.) comme de facteurs
politiques et administratifs (efficacité des systèmes de régulation, paix sociale).
Finalement, l’exploitation d’une ressource de propriété commune sans possibilité de limitation
d’accès tend inévitablement vers une représentation similaire à la Fig.11. J.P Troadec (1989)
affirme que c’est la situation la plus fréquente jusqu’à présent.
2.2.4. Ressources halieutiques
2.2.4.1. Ressources communes
Le poisson, produit de l’activité de pêche, lorsqu’il est capturé par un pêcheur, ne peut être
réclamé par un autre, d’où l’assimilation des ressources halieutiques marines à des ressources
communes qualifiées par Christy (1982) comme "celles dont l’accès est gratuit et ouvert aux
l’évolution future de l’exploitation d’une pêcherie dans des conditions de libre accessibilité. Le
cas où la pêcherie se stabilise lorsqu’elle atteint le maximum d’emploi, au niveau de l’équilibre
bionomique, reste rare. Fréquemment, les pêcheries recensent un excès de main-d’œuvre par
rapport aux objectifs d’optimisation socioéconomique accentué par la mutation progressive,
partielle ou totale, d’une pêche commerciale à une pêche de plaisance dans une pêcherie déjà
saturée. Mais, suite à l’effet combiné de la surpêche biologique et des gains d’efficacité
technique, l’emploi finit par baisser progressivement en valeur absolue.
Deux situations essentielles se déduisent à partir de l’interprétation du graphique précédant. La
première reflète la tendance à l’industrialisation : des pêcheurs de subsistance sont remplacés
par des pêcheurs permanents qui cèdent la place à leur tour à une flottille industrielle.
Les conditions de libre accessibilité exacerbent la compétition qui oppose les pêcheurs locaux
aux pêcheurs voisins et aux pêcheurs étrangers ; les pêcheurs à temps partiels aux pêcheurs à
temps plein; ceux qui capturent une seule espèce à ceux qui visent plusieurs; les petits métiers
aux chalutiers nationaux ou étrangers; les pêcheurs commerciaux aux pêcheurs de plaisance;
etc. Les rapports économiques deviennent plus complexes sous l’influence des particularités
ethniques, sociales et politiques de ces différents groupes d’exploitants.
La deuxième situation a trait à l’interaction de la propension de l’intérêt des pêcheurs à exploiter
un stock donné de poisson et celle des autres catégories socioprofessionnelles (administrateurs,
groupes d’intérêt,…). La limite d’expansion sera fonction des facteurs du milieu (hydrologie et
productivité primaire, abondance des prédateurs et des compétiteurs autres que l’homme), du
contexte économique (rentabilité des capacités de capture, capacités d’absorption des industries
de traitement, des circuits de distribution et des marchés), de facteurs sociaux (main d’œuvre,
alternatives d’emplois conflits entre communautés de pêcheurs, etc.) comme de facteurs
politiques et administratifs (efficacité des systèmes de régulation, paix sociale).
Finalement, l’exploitation d’une ressource de propriété commune sans possibilité de limitation
d’accès tend inévitablement vers une représentation similaire à la Fig.11. J.P Troadec (1989)
affirme que c’est la situation la plus fréquente jusqu’à présent.
2.2.4. Ressources halieutiques
2.2.4.1. Ressources communes
Le poisson, produit de l’activité de pêche, lorsqu’il est capturé par un pêcheur, ne peut être
réclamé par un autre, d’où l’assimilation des ressources halieutiques marines à des ressources
communes qualifiées par Christy (1982) comme "celles dont l’accès est gratuit et ouvert aux
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