Données hydrologiques
et météorologiques
Le suivi des paramètres hydrologiques
à Thau en 1998 montre une évolution
classique des températures avec un
maximum atteint en juillet-août et des
minima en décembre-janvier. Par
contre, pour la salinité qui, généralement, décroît avec les pluies automnales, on constate une augmentation
régulière à partir de février (34) jusqu'en novembre-décembre (près de 40).
Le suivi spatio-temporel réalisé entre le
9 novembre et le 14 décembre ne révèle toutefois, sur cette période, qu'une
faible amplitude des salinités durant le
bloom phytoplanctonique (fig. 9).
Par contre, du 9 au 16 novembre, la
température moyenne de la lagune va
descendre de deux degrés, puis de
quatre degrés la semaine suivante. C'est
à cette même période que l'on peut
constater une décroissance significative
du nombre de cellules à'Alexandrium
sur la crique de l'Angle et à Bouzigues,
ainsi qu'une diminution importante
des toxines dans les moules. Sur Marseillan, le phénomène semble une fois
de plus moins marqué.
L'observation des profils et du diagramme température-salinité durant
cette période permet de comprendre le
fonctionnement de la lagune. C'est
dans la partie est de l'étang que les
températures les plus élevées et les
salinités les plus basses sont relevées à
chaque campagne d'échantillonnage.
C'est également de ce côté que les
échanges avec la mer (plus chaude et
moins salée) sont les plus importants.
Du point de vue météorologique, l'année 1998 sur Sète se traduit par un déficit des précipitations de plus de 300 %
par rapport à une moyenne de 35 ans
(1961-1995). Cette sécheresse explique
donc en partie les salinités élevées
durant le bloom phytoplanctonique,
anormales à cette époque de l'année
(fig. 10). À l'inverse, 1996 présentait
un excès de pluie de plus de 300 %.
%
400
300
200
100
0
-100
-200
-300
-400
^*
3T
Li
W / ^
* é ïiï
x> j&
r .s
ii
\°V W
$
Figure 10
Excès et déficits des précipitation annuelles à Sète par rapport à la moyenne 1961-1995.
excès
40 -r
20 |
0
-20 |
-40 I
-60 j
-100 1
déficit
janv- févr- mars
mai juin ju.il- août
n
septFigure 11
Excès et déficits mensuels des précipitations en 1998 par rapport à la moyenne 19611995.
La série des données mensuelles de pluviométrie est également significative des
conditions météorologiques à cette époque
de l'année, où le seul mois d'octobre présente un déficit en pluie de 95 % (fig. 11).
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et météorologiques
Le suivi des paramètres hydrologiques
à Thau en 1998 montre une évolution
classique des températures avec un
maximum atteint en juillet-août et des
minima en décembre-janvier. Par
contre, pour la salinité qui, généralement, décroît avec les pluies automnales, on constate une augmentation
régulière à partir de février (34) jusqu'en novembre-décembre (près de 40).
Le suivi spatio-temporel réalisé entre le
9 novembre et le 14 décembre ne révèle toutefois, sur cette période, qu'une
faible amplitude des salinités durant le
bloom phytoplanctonique (fig. 9).
Par contre, du 9 au 16 novembre, la
température moyenne de la lagune va
descendre de deux degrés, puis de
quatre degrés la semaine suivante. C'est
à cette même période que l'on peut
constater une décroissance significative
du nombre de cellules à'Alexandrium
sur la crique de l'Angle et à Bouzigues,
ainsi qu'une diminution importante
des toxines dans les moules. Sur Marseillan, le phénomène semble une fois
de plus moins marqué.
L'observation des profils et du diagramme température-salinité durant
cette période permet de comprendre le
fonctionnement de la lagune. C'est
dans la partie est de l'étang que les
températures les plus élevées et les
salinités les plus basses sont relevées à
chaque campagne d'échantillonnage.
C'est également de ce côté que les
échanges avec la mer (plus chaude et
moins salée) sont les plus importants.
Du point de vue météorologique, l'année 1998 sur Sète se traduit par un déficit des précipitations de plus de 300 %
par rapport à une moyenne de 35 ans
(1961-1995). Cette sécheresse explique
donc en partie les salinités élevées
durant le bloom phytoplanctonique,
anormales à cette époque de l'année
(fig. 10). À l'inverse, 1996 présentait
un excès de pluie de plus de 300 %.
%
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300
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Figure 10
Excès et déficits des précipitation annuelles à Sète par rapport à la moyenne 1961-1995.
excès
40 -r
20 |
0
-20 |
-40 I
-60 j
-100 1
déficit
janv- févr- mars
mai juin ju.il- août
n
septFigure 11
Excès et déficits mensuels des précipitations en 1998 par rapport à la moyenne 19611995.
La série des données mensuelles de pluviométrie est également significative des
conditions météorologiques à cette époque
de l'année, où le seul mois d'octobre présente un déficit en pluie de 95 % (fig. 11).
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