Les méthodes utilisées par le Réphy
Les méthodes utilisées
par le Réphy
Analyses planctoniques
et tests de toxicité
Le Réphy assure une surveillance des deux
compartiments, eau et coquillages : prélèvements d'eau pour l'observation des
espèces phytoplanctoniques, en particulier
les espèces toxiques et nuisibles, et prélèvements de coquillages pour le suivi des phycotoxines dans les produits destinés à la
consommation.
C'est l'apparition d'une espèce toxique
dans l'eau qui détermine le déclenchement
de tests de toxicité sur les coquillages, ce
qui permet l'économie d'une évaluation
permanente et a priori de la toxicité dans
les coquillages. Des prélèvements d'eau
sont effectués régulièrement toute l'année
sur l'ensemble du littoral. Quand une
espèce phytoplanctonique toxique est
observée, la surveillance est renforcée :
activation de points de prélèvement supplémentaires (eau et coquillages), augmentation des fréquences de prélèvement.
La fréquence de prélèvement est d'une fois
par quinzaine en période normale (prélèvement d'eau seulement) et d'une fois par
semaine dans les zones à risque et en
période de risque (prélèvements d'eau et
de coquillages). Les zones à risque sont
celles qui ont déjà été touchées par des
épisodes toxiques ; la période de risque est
variable selon les régions.
Les observations phytoplanctoniques sont
effectuées au microscope inversé selon la
méthode d'Utermohl (1958), après décantation des échantillons d'eau sur une cuve.
L'identification des espèces se fait sur des
échantillons vivants et/ou fixés au lugol,
la quantification est réalisée sur les échantillons fixés. Les résultats sont donnés en
concentration, c'est-à-dire en nombre de
cellules par litre d'eau.
Les tests de toxicité utilisés en contrôle de
routine diffèrent - selon les toxines recherchées - essentiellement par le protocole
d'extraction à partir des chairs des mollusques contaminés. Les détails méthodologiques seront donnés plus loin.
Le niveau de toxicité PSP est évalué à l'aide
d'un test sur souris standardisé (AOAC,
1990). Un extrait de chair totale de
coquillages est injecté à au moins trois souris.
Les souris sont observées pendant une heure et
le temps de survie médian sert à calculer le
nombre d'unités souris, qui sera lui-même
converti en microgrammes d'équivalent saxitoxine par 100 g de chair. Cette valeur est
comparée au seuil de la santé publique qui est
de 80 microgrammes. Si le résultat trouvé est :
• supérieur ou égal à 80 pg, les coquillages
contiennent des toxines PSP en quantité
dangereuse pour les consommateurs ;
• compris entre 38,5 pg (le seuil de détection de la méthode) et 80 pg, les
coquillages sont considérés comme non
dangereux malgré la présence de toxines ;
celles-ci étant en quantité inférieure au
seuil de salubrité.
Le niveau de toxicité DSP est évalué à l'aide d'un autre test sur souris (Belin et al.,
1996). Un extrait de glandes digestives de
coquillages est injecté à trois souris. Cellesci sont observées pendant 24 heures ; le critère de positivité (ou de salubrité) retenu
par l'Ifremer, en accord avec l'administration compétente, est un temps moyen de
survie des souris inférieur à 5 heures (Marcaillou-Le Baut et al., 1985). Si le temps de
survie moyen est :
• inférieur ou égal à 5 heures, les coquillages
contiennent des toxines DSP en quantité
dangereuse pour les consommateurs ;
• compris entre 5 et 24 heures, les
coquillages sont considérés comme commercialisabies, malgré la présence de
toxines ; celles-ci étant en quantité inférieure à 2 pg/g de glande digestive.
La structure opérationnelle du Réphy reposant sur douze laboratoires côtiers répartis
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