façon à peu près équivalente sur une même
zone. Dans le cas d'A. tamarense (espèce très
toxique) à Thau, les moules et les huîtres ont
montré des valeurs maximales de toxicité
extrêmement différentes, puisque les premières sont restées deux mois à des teneurs
supérieures au seuil de salubrité alors que les
secondes n'ont jamais dépassé ce seuil. Ce
phénomène, reproductible en laboratoire,
est habituellement interprété comme étant
dû à une sensibilité plus grande des huîtres
au contenu en toxine des microalgues,
entraînant des inhibitions partielles des activités de filtration.
Les contaminations par phycotoxines à Thau avant 1998
Ces dix dernières années, l'étang de Thau a été
relativement épargné par les épisodes de toxicité liés aux phycotoxines. En effet, la présence régulière d'espèces de Dinophysis dans
l'étang ne s'est jamais traduite par une toxicité des coquillages, et ce malgré une teneur
dépassant parfois 1 000 cellules par litre.
La figure 4 reflète les épisodes d'apparition
de Dinophysis dans l'étang de Thau et leur
intensité.
Par contre, des contaminations par des
toxines DSP liées à la présence de Dinophysis
ont été observées sur les zones de filières en
mer (notamment Les Aresquiers et Marseillan) situées en face de Thau en 1987,
1989, 1990 et 1991- Ces contaminations
ont entraîné des périodes de fermeture de ces
zones pendant un à deux mois.
En 1985, des mortalités importantes de
moules ont été observées dans l'étang
concomitamment au développement de
Gyrodinium spirale (dinoflagellé). Cependant, la toxicité de cette espèce n'a jamais
été démontrée et les mortalités correspondaient aussi à une brusque chute de la température de l'eau.
La présence à'Alexandrium tamarense dans
l'étang de Thau n'a été confirmée qu'en
1995 (20 000 cellules par litre). Par la suite,
et jusqu'en octobre 1998, cette espèce n'a
plus été observée. Alexandrium minutum,
quant à lui, a été signalé en 1994 sur le
point Bouzigues à des teneurs comprises
entre 1 000 et 2 000 cellules par litre.
Depuis le début de l'année 1999, une nouvelle surveillance a été mise en place pour
suivre une éventuelle apparition de toxine
ASP (Amnesic Shellfish Poisons), liée à une
espèce toxique de Pseudo-nitzschia (diatomée pennée). Ces dernières années, on a
assisté régulièrement à des efflorescences de
Pseudo-nitzschia dans l'étang de Thau.
La figure 5 récapitule uniquement les efflorescences à Pseudo-nitzschia supérieures à
100 000 cellules par litre au point Bouzigues.
Au point Marseillan, et pour la même période, on observe seulement un épisode en mai
1998 à 150 000 Pseudo-nitzschia par litre.
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zone. Dans le cas d'A. tamarense (espèce très
toxique) à Thau, les moules et les huîtres ont
montré des valeurs maximales de toxicité
extrêmement différentes, puisque les premières sont restées deux mois à des teneurs
supérieures au seuil de salubrité alors que les
secondes n'ont jamais dépassé ce seuil. Ce
phénomène, reproductible en laboratoire,
est habituellement interprété comme étant
dû à une sensibilité plus grande des huîtres
au contenu en toxine des microalgues,
entraînant des inhibitions partielles des activités de filtration.
Les contaminations par phycotoxines à Thau avant 1998
Ces dix dernières années, l'étang de Thau a été
relativement épargné par les épisodes de toxicité liés aux phycotoxines. En effet, la présence régulière d'espèces de Dinophysis dans
l'étang ne s'est jamais traduite par une toxicité des coquillages, et ce malgré une teneur
dépassant parfois 1 000 cellules par litre.
La figure 4 reflète les épisodes d'apparition
de Dinophysis dans l'étang de Thau et leur
intensité.
Par contre, des contaminations par des
toxines DSP liées à la présence de Dinophysis
ont été observées sur les zones de filières en
mer (notamment Les Aresquiers et Marseillan) situées en face de Thau en 1987,
1989, 1990 et 1991- Ces contaminations
ont entraîné des périodes de fermeture de ces
zones pendant un à deux mois.
En 1985, des mortalités importantes de
moules ont été observées dans l'étang
concomitamment au développement de
Gyrodinium spirale (dinoflagellé). Cependant, la toxicité de cette espèce n'a jamais
été démontrée et les mortalités correspondaient aussi à une brusque chute de la température de l'eau.
La présence à'Alexandrium tamarense dans
l'étang de Thau n'a été confirmée qu'en
1995 (20 000 cellules par litre). Par la suite,
et jusqu'en octobre 1998, cette espèce n'a
plus été observée. Alexandrium minutum,
quant à lui, a été signalé en 1994 sur le
point Bouzigues à des teneurs comprises
entre 1 000 et 2 000 cellules par litre.
Depuis le début de l'année 1999, une nouvelle surveillance a été mise en place pour
suivre une éventuelle apparition de toxine
ASP (Amnesic Shellfish Poisons), liée à une
espèce toxique de Pseudo-nitzschia (diatomée pennée). Ces dernières années, on a
assisté régulièrement à des efflorescences de
Pseudo-nitzschia dans l'étang de Thau.
La figure 5 récapitule uniquement les efflorescences à Pseudo-nitzschia supérieures à
100 000 cellules par litre au point Bouzigues.
Au point Marseillan, et pour la même période, on observe seulement un épisode en mai
1998 à 150 000 Pseudo-nitzschia par litre.
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