Figure 2
Vue ventrale d'Alexandrium tamarense
montrant l'imbrication des plaques
de la thèque et mise en évidence du
pore ventral (microphotographie)
par séparation des plaques
T et 4' de l'épithèque d'une ceilule
prélevée à Thau le 3 novembre 1998.
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devient dangereux que s'il se développe en
quantité importante : au minimum
100 000 cellules par litre.
Les quantités de toxines PSP habituellement
observées en Bretagne Nord sont variables,
mais généralement inférieures à 400 ug équivalent STX pour 100 g de chair. Si on compare cette concentration à celle détectée chez
les moules de l'étang de Thau les premières
semaines, soit 850 ug équivalent STX pour
100 g, on constate, dans ce cas, le niveau
élevé de la contamination, qui est plus de dix
fois supérieur au seuil réglementaire retenu à
l'échelle internationale (80 ug équivalent
STX pour 100 g). Il faut noter cependant que
le niveau de toxicité atteint dans les abers
bretons a culminé en 1995 à 1 000 ug équivalent STX pour 100 g chez les moules et
640 ug équivalent STX pour 100 g chez les
huîtres.
A. minutum ne semble pas avoir été décrit sur
le littoral français avant les années quatrevingt : cette espèce pourrait avoir été introduite dans les eaux côtières de Bretagne
Nord, mais il ne s'agit à l'heure actuelle que
d'une hypothèse car aucune étude n'a été
menée pour connaître l'origine de son apparition. Il est cependant fort probable que l'extension géographique constatée entre 1988 et
1998 dans cette région résulte de la capacité
de l'espèce à s'enkyster pour résister à des
conditions environnementales défavorables :
deux campagnes de prélèvements, effectuées
sur l'ensemble du littoral de Bretagne Nord
en 1990 et 1996, ont montré que le nombre
de zones dans lesquelles on a observé la présence de kystes dans le sédiment a augmenté
de façon significative en six ans.
A. minutum est également observé épisodiquement sur l'ensemble de la côte atlantique, mais toujours en faible concentration
(fig. 1). Sa présence est rarement notée en
Méditerranée, excepté deux blooms exceptionnels en rade de Toulon en 1990 et en
1994, qui ne se sont jamais renouvelés.
D'après la littérature mondiale, les toxines
PSP s'accumulent préférentiellement dans
les moules et les coquilles Saint-Jacques,
mais les autres espèces telles que les huîtres
et les palourdes n'échappent pas à une
contamination d'un certain niveau. À titre
d'exemple, les données disponibles sur les
épisodes toxiques PSP observés en Bretagne
Nord depuis 1988 montrent que les quantités de toxines détectées sur le même point
de prélèvement, à la même date, sur des
huîtres (Crassostrea gigas) et sur des moules
{Mytilus edulis) sont très généralement
supérieures chez les moules mais que le
rapport entre les contaminations respectives des moules et des huîtres est extrêmement variable, y compris sur une échelle de
temps restreinte : entre 1,5 et 3 pour les
abers, entre 1 et 6 pour la baie de Morlaix.
L'existence de cultures d'espèces toxiques
d
: 'Alexandrium a permis de mener des
études sur les processus de contamination
et décontamination des coquillages. En
particulier, des essais menés par l'Ifremer
sur des moules et des palourdes mises en
contact avec A. minutum ont montré que :
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