• Microalgues marines : les enjeux de la recherche
• Les cyanobactéries génétiquement modifiées :
ces organismes produisent naturellement de
l'hydrogène, mais de façon discontinue et en
petite quantité. Leur modification génétique, par
introduction d'une hydrogénase (ferredoxine :
H 2 oxydoréductase) à côté de la ferredoxine :
NADP oxydoréductase, permettrait, en réalisant
la photolyse de l'eau, d'accroître les rendements
dans des proportions économiquement intéresConclusions
Au niveau mondial, 276 entreprises sont impliquées
25 dans la production et la transformation des
microalgues. Environ 1/3 d'entre elles se consacrent à la production des espèces dominantes
{Chlorella, Spirulina, Dunaliella, Scenedesmus)
en systèmes ouverts, en Asie-Pacifique notamment. Même s'ils contribuent majoritairement à la
production mondiale (environ 2 000 t/an), ces systèmes ont atteint leurs limites techniques autant
dans la variété des algues produites que dans les
rendements. Dans ce contexte, la France ne s'intéresse guère à ces grandes productions en bassin
ouvert, mais plutôt à des productions à haute technologie pour lesquelles elle serait mieux préparée.
Une trentaine d'entreprises françaises sont impliquées dans l'exploitation des microalgues, soit
1 7 % des entreprises mondiales (hors systèmes
ouverts). Il existe donc une véritable initiative
industrielle nationale dans ce domaine, et il appartient d'autant plus aux établissements de recherche
publics de l'accompagner qu'il s'agit le plus souvent de PME innovantes ayant peu de moyens à
consacrer à la R&D.
L'IFREMER dispose d'une compétence scientifique
et d'une infrastructure de qualité dans quatre des
principaux domaines concernés : chimie fine,
aquaculture, environnement, génie des procédés
de production. Il a su les acquérir et les développer dans le cadre de ses missions en soutien des
professions de l'aquaculture, et d'observation de
l'environnement littoral. Des considérations plus
santés. Un challenge de plus pour la biologie
moléculaire.
Le département de l'Énergie des États-Unis
consacre
24 environ 1 million de $ US par an aux
recherches sur la production de biohydrogène.
Une installation expérimentale vient d'être mise
en service à l'université de Hawaii pour tester la
seconde filière.
prospectives l'ont, en outre, conduit à s'intéresser
aux systèmes de production en conditions contrôlés, aux techniques de séparation et à la chimie
fine. Cet ensemble de compétences et les infrastructures associées constituent des atouts au service des acteurs économiques des secteurs concernés, et ceci en dépit d'une forte dispersion géographique et thématique.
L'analyse de la spécificité de la recherche nationale nécessiterait une étude comparative des
efforts en France et dans les autres pays (G7,
Union européenne) que nous n'avons pas menée.
Les pays les plus en pointe sont les États-Unis,
Israël, le Japon et l'Australie, mais la recherche y
est surtout le fait d'entreprises privées, ce qui rend
son évaluation difficile en terme de niveau et
d'échéance. Les pays européens leaders ont également développé des compétences sectorielles
de bon niveau, que les collaborations transnationales permettent de valoriser. Les enjeux apparaissent importants : une course à l'innovation
s'est engagée au niveau mondial en biotechnologie marine, course à laquelle la France doit participer d'une façon générale, et sur les microalgues
en particulier.
Dans ce contexte, la présente analyse a permis
d'identifier plusieurs orientations pour l'IFREMER :
• dans tous les domaines d'application, des progrès significatifs sont à attendre d'un accroissement de la qualité de la biomasse par une plus
24. J. Benemann, Hydrogen biotechnology : Progress and prospects, Nature Biotech., 14-1101-11 03, 1 996.
25 Répertoire Necton de la Biotechnologie des Microalgues, 1995.
• Les cyanobactéries génétiquement modifiées :
ces organismes produisent naturellement de
l'hydrogène, mais de façon discontinue et en
petite quantité. Leur modification génétique, par
introduction d'une hydrogénase (ferredoxine :
H 2 oxydoréductase) à côté de la ferredoxine :
NADP oxydoréductase, permettrait, en réalisant
la photolyse de l'eau, d'accroître les rendements
dans des proportions économiquement intéresConclusions
Au niveau mondial, 276 entreprises sont impliquées
25 dans la production et la transformation des
microalgues. Environ 1/3 d'entre elles se consacrent à la production des espèces dominantes
{Chlorella, Spirulina, Dunaliella, Scenedesmus)
en systèmes ouverts, en Asie-Pacifique notamment. Même s'ils contribuent majoritairement à la
production mondiale (environ 2 000 t/an), ces systèmes ont atteint leurs limites techniques autant
dans la variété des algues produites que dans les
rendements. Dans ce contexte, la France ne s'intéresse guère à ces grandes productions en bassin
ouvert, mais plutôt à des productions à haute technologie pour lesquelles elle serait mieux préparée.
Une trentaine d'entreprises françaises sont impliquées dans l'exploitation des microalgues, soit
1 7 % des entreprises mondiales (hors systèmes
ouverts). Il existe donc une véritable initiative
industrielle nationale dans ce domaine, et il appartient d'autant plus aux établissements de recherche
publics de l'accompagner qu'il s'agit le plus souvent de PME innovantes ayant peu de moyens à
consacrer à la R&D.
L'IFREMER dispose d'une compétence scientifique
et d'une infrastructure de qualité dans quatre des
principaux domaines concernés : chimie fine,
aquaculture, environnement, génie des procédés
de production. Il a su les acquérir et les développer dans le cadre de ses missions en soutien des
professions de l'aquaculture, et d'observation de
l'environnement littoral. Des considérations plus
santés. Un challenge de plus pour la biologie
moléculaire.
Le département de l'Énergie des États-Unis
consacre
24 environ 1 million de $ US par an aux
recherches sur la production de biohydrogène.
Une installation expérimentale vient d'être mise
en service à l'université de Hawaii pour tester la
seconde filière.
prospectives l'ont, en outre, conduit à s'intéresser
aux systèmes de production en conditions contrôlés, aux techniques de séparation et à la chimie
fine. Cet ensemble de compétences et les infrastructures associées constituent des atouts au service des acteurs économiques des secteurs concernés, et ceci en dépit d'une forte dispersion géographique et thématique.
L'analyse de la spécificité de la recherche nationale nécessiterait une étude comparative des
efforts en France et dans les autres pays (G7,
Union européenne) que nous n'avons pas menée.
Les pays les plus en pointe sont les États-Unis,
Israël, le Japon et l'Australie, mais la recherche y
est surtout le fait d'entreprises privées, ce qui rend
son évaluation difficile en terme de niveau et
d'échéance. Les pays européens leaders ont également développé des compétences sectorielles
de bon niveau, que les collaborations transnationales permettent de valoriser. Les enjeux apparaissent importants : une course à l'innovation
s'est engagée au niveau mondial en biotechnologie marine, course à laquelle la France doit participer d'une façon générale, et sur les microalgues
en particulier.
Dans ce contexte, la présente analyse a permis
d'identifier plusieurs orientations pour l'IFREMER :
• dans tous les domaines d'application, des progrès significatifs sont à attendre d'un accroissement de la qualité de la biomasse par une plus
24. J. Benemann, Hydrogen biotechnology : Progress and prospects, Nature Biotech., 14-1101-11 03, 1 996.
25 Répertoire Necton de la Biotechnologie des Microalgues, 1995.
