• Microalgues marines : les enjeux de la recherche
la littérature : actions antibactériennes et antifongiques, effets cytotoxiques, etc.
La saxitoxine impliquée dans les événements à
Alexandrium minutum a certaines propriétés spécifiques. C'est un agent bloquant sélectif des
canaux sodium. De ce fait, elle a une action sur
la plaque neuromusculaire, sur la contractibilité
du diaphragme et sur le potentiel d'action du nerf
phrénique. Les toxines ichthyotoxiques dérivées
de l'acide gras all-cis octadécapentaénoïque sont
des inhibiteurs non spécifiques d'ATPases de surface (H
+ , Na
+ , K
+ , CL). L'utilisation de ces toxines
à faible dose pourrait éventuellement mettre en
évidence des spécificités intéressantes, aujourd'hui
à l'étude. Gymnodinium mikimotoi produit de plus
des sesquiterpenes (épicubénol, alpha-cadinol et
cubénol) cytotoxiques dont l'action n'a pas été étudiée en détail.
Mise en culture et production de toxines
Acide okadaïque (AO)
Aucune espèce de Dinophysis spp. n'est cultivable en l'état actuel des connaissances. À défaut,
plusieurs souches de Prorocentrum lima, espèce
présente dans le microphytobenthos des zones
ciguatériques, sont cultivées dans différents laboratoires. Six souches sont entretenues en « batch »
à l'IFREMER. Les trois souches provenant d'Espagne produisent de l'acide okadaïque et différents dérivés acyl et diol-esters. Les toxines produites par les trois autres souches (Floride, Nouvelle-Calédonie et Saint-Barthélémy) font l'objet
d'une étude en cours. Le passage à des productions importantes ne serait pas immédiat du fait
des conditions particulières de croissance de ce
dinoflagellé benthique (nécessité d'un substrat).
Par ailleurs, cette espèce présente de faibles taux
de croissance (0,1-0,15 div/jour). Les techniques
d'extraction et de purification à 95 %+ de l'acide
okadaïque sont maîtrisées.
Pour produire 1 mg d'acide okadaïque purifié, il
faut disposer d'un minimum de 10 g de matière
algale sèche soit environ 1,5.1 0
9 cellules de la
souche PL2V. Les prix de vente pratiqués en 1996
varient de 2000 à 4 000 F les 100 ug pour l'acide
okadaïque issu de microalgues. Les activités pharmacologiques largement décrites dans la littérature sont assez diverses pour justifier un marché
rentable. Cinq firmes françaises commercialisent
déjà l'AO produite l'étranger. En revanche, le facteur clé en terme de production de toxine reste le
taux de croissance très faible des souches cultivées, qui nécessite des études supplémentaires
sur les techniques de culture. Des essais de microencapsulage ou de cellules immobilisées dans des
mousses pourraient être réalisés selon les protocoles mis au point par divers laboratoires.
Saxitoxine et dérivés
Plusieurs espèces et souches d'Alexandrium sont
disponibles dans différentes collections. L'IFREMER entretient trois souches : A. tamarense MOG
835 (Japon) 8 gonyautoxines - A. fundyense Canada, 7 gonyautoxines - A. minutum France, baie de
Morlaix, 3 gonyautoxines. Le taux maximum de
division est plus fort que celui de P. lima, mais
ces espèces sont très sensibles à l'agitation nécessaire si l'on envisage une production importante
en continu d'algues présentant un profil toxinique
constant. De ce fait, les conditions optimales de
production en grandes quantités devraient faire
l'objet d'une étude. Les procédures d'extraction et
de purification sont maîtrisées.
Pour produire 1 mg de GTX2/GTX3 purifiées, il
faut disposer d'un minimum de 5 g de matière
algale sèche soit environ 10
9 cellules. Les prix de
vente 1996 vont de 300 à 1 500 FF les 100 pg
pour la saxitoxine et atteignent le double pour les
gonyautoxines.
Ichthyotoxines
Quatre souches ichthyotoxiques originales sont
maintenues et étudiées à l'IFREMER. Il s'agit de :
Gymnodinium mikimotoi Tinduff 87 - G. mikimotoi Tinduff 95, Gymnodinium sp. Bou Grara,
Tunisie, 1993 - Heterosigma akashiwo Camaret
94. Les toxines d'H. akashiwo ne sont pas encore connues. Les trois autres souches produisent un
acide gras inhabituel : l'acide octadécapentanoïque qui est libre ou sous forme diacyl-glycoglycérol. La fonction sucre est composée majoritairement de digalactosyl. Un dispositif expérimental de production en continu de Gymnodinium est en fonction à l'IFREMER. Cependant, du
fait de la sensibilité excessive à l'agitation de ces
espèces, il n'est pas possible d'envisager des productions importantes de cette algue. De ce fait, la
synthèse de l'acide gras libre a été réalisée, et il
est possible de synthétiser des quantités de l'ordre
de 100 mg à partir d'huile de foie de morue avec
la littérature : actions antibactériennes et antifongiques, effets cytotoxiques, etc.
La saxitoxine impliquée dans les événements à
Alexandrium minutum a certaines propriétés spécifiques. C'est un agent bloquant sélectif des
canaux sodium. De ce fait, elle a une action sur
la plaque neuromusculaire, sur la contractibilité
du diaphragme et sur le potentiel d'action du nerf
phrénique. Les toxines ichthyotoxiques dérivées
de l'acide gras all-cis octadécapentaénoïque sont
des inhibiteurs non spécifiques d'ATPases de surface (H
+ , Na
+ , K
+ , CL). L'utilisation de ces toxines
à faible dose pourrait éventuellement mettre en
évidence des spécificités intéressantes, aujourd'hui
à l'étude. Gymnodinium mikimotoi produit de plus
des sesquiterpenes (épicubénol, alpha-cadinol et
cubénol) cytotoxiques dont l'action n'a pas été étudiée en détail.
Mise en culture et production de toxines
Acide okadaïque (AO)
Aucune espèce de Dinophysis spp. n'est cultivable en l'état actuel des connaissances. À défaut,
plusieurs souches de Prorocentrum lima, espèce
présente dans le microphytobenthos des zones
ciguatériques, sont cultivées dans différents laboratoires. Six souches sont entretenues en « batch »
à l'IFREMER. Les trois souches provenant d'Espagne produisent de l'acide okadaïque et différents dérivés acyl et diol-esters. Les toxines produites par les trois autres souches (Floride, Nouvelle-Calédonie et Saint-Barthélémy) font l'objet
d'une étude en cours. Le passage à des productions importantes ne serait pas immédiat du fait
des conditions particulières de croissance de ce
dinoflagellé benthique (nécessité d'un substrat).
Par ailleurs, cette espèce présente de faibles taux
de croissance (0,1-0,15 div/jour). Les techniques
d'extraction et de purification à 95 %+ de l'acide
okadaïque sont maîtrisées.
Pour produire 1 mg d'acide okadaïque purifié, il
faut disposer d'un minimum de 10 g de matière
algale sèche soit environ 1,5.1 0
9 cellules de la
souche PL2V. Les prix de vente pratiqués en 1996
varient de 2000 à 4 000 F les 100 ug pour l'acide
okadaïque issu de microalgues. Les activités pharmacologiques largement décrites dans la littérature sont assez diverses pour justifier un marché
rentable. Cinq firmes françaises commercialisent
déjà l'AO produite l'étranger. En revanche, le facteur clé en terme de production de toxine reste le
taux de croissance très faible des souches cultivées, qui nécessite des études supplémentaires
sur les techniques de culture. Des essais de microencapsulage ou de cellules immobilisées dans des
mousses pourraient être réalisés selon les protocoles mis au point par divers laboratoires.
Saxitoxine et dérivés
Plusieurs espèces et souches d'Alexandrium sont
disponibles dans différentes collections. L'IFREMER entretient trois souches : A. tamarense MOG
835 (Japon) 8 gonyautoxines - A. fundyense Canada, 7 gonyautoxines - A. minutum France, baie de
Morlaix, 3 gonyautoxines. Le taux maximum de
division est plus fort que celui de P. lima, mais
ces espèces sont très sensibles à l'agitation nécessaire si l'on envisage une production importante
en continu d'algues présentant un profil toxinique
constant. De ce fait, les conditions optimales de
production en grandes quantités devraient faire
l'objet d'une étude. Les procédures d'extraction et
de purification sont maîtrisées.
Pour produire 1 mg de GTX2/GTX3 purifiées, il
faut disposer d'un minimum de 5 g de matière
algale sèche soit environ 10
9 cellules. Les prix de
vente 1996 vont de 300 à 1 500 FF les 100 pg
pour la saxitoxine et atteignent le double pour les
gonyautoxines.
Ichthyotoxines
Quatre souches ichthyotoxiques originales sont
maintenues et étudiées à l'IFREMER. Il s'agit de :
Gymnodinium mikimotoi Tinduff 87 - G. mikimotoi Tinduff 95, Gymnodinium sp. Bou Grara,
Tunisie, 1993 - Heterosigma akashiwo Camaret
94. Les toxines d'H. akashiwo ne sont pas encore connues. Les trois autres souches produisent un
acide gras inhabituel : l'acide octadécapentanoïque qui est libre ou sous forme diacyl-glycoglycérol. La fonction sucre est composée majoritairement de digalactosyl. Un dispositif expérimental de production en continu de Gymnodinium est en fonction à l'IFREMER. Cependant, du
fait de la sensibilité excessive à l'agitation de ces
espèces, il n'est pas possible d'envisager des productions importantes de cette algue. De ce fait, la
synthèse de l'acide gras libre a été réalisée, et il
est possible de synthétiser des quantités de l'ordre
de 100 mg à partir d'huile de foie de morue avec
