significative (de 10 à 50 %), et ce constat parle en
faveur du recyclage des solutions nutritives après
séparation de la biomasse, dans le cas où celle-ci
est nécessaire, c'est à dire pour les applications
autres que l'aquaculture (chimie fine). On constate que l'énergie électrique ne représente pas un
poste important (quelques %) dans le cas des
photobioréacteurs en lumière artificielle.
Les avantages des photobioréacteurs sont donc de
nature non seulement qualitative (stabilité bactériologique et biochimique), mais également écoChimie fine
Les stades de développement
de la recherche
L'intérêt scientifique et économique des molécules de microalgues par rapport aux autres
sources ont justifié un certain nombre d'actions
qui sont décrites ici. Avant de les passer en revue,
il paraît utile de rappeler comment obtenir ces
molécules en plus grande quantité, et diminuer
ainsi les coûts de production. Selon la molécule
ciblée, il faut en effet choisir une souche productrice, et un état physiologique (ou une procédure)
permettant d'accroître le rendement. Après avoir
déterminé avec précision la (ou les) molécule(s)
intéressante(s) et les critères analytiques appropriés, les étapes successives consistent à :
• I. Choisir des espèces favorables à partir des données de la littérature, vérifier leurs performances,
et sélectionner les souches les plus productrices ;
• II. Déterminer les conditions les plus favorables à
la production de la molécule ciblée, et réaliser ces
conditions à l'aide d'une technologie appropriée ;
• III. Manipuler génétiquement les souches sélectionnées pour accroître encore leur production de
molécule,
- par croisement direct si les formes sexuées sont
disponibles,
- par cycle de mutation/sélection,
- par mutation dirigée, si la connaissance complète du contrôle génomique du métabolisme est
disponible ;
• IV. Transférer, dans le cas des protéines, leurs
séquences de gènes chez des bactéries connues
en vue d'une production recombinante en fermentation traditionnelle.
nomique (coût de revient 30 à 60 % plus faible
que celui des salles d'algues), et justifient la
conduite d'un effort de recherche dans une perspective de soutien au développement industriel.
Le coût de l'énergie de la lumière artificielle n'apparaît pas de nature à constituer un handicap. En
permettant d'abolir les nuits, les saisons, les passages nuageux et l'effet des hautes latitudes sur
l'ensoleillement, et donc de produire toute l'année dans des conditions parfaitement stabilisées,
cette solution est adaptée aux productions preparatives de haute qualité.
Pour la plupart des molécules de microalgues
actuellement ciblées à l'IFREMER, les stades I et II
sont en cours. Le stade III est abordé dans le cadre
d'une collaboration avec l'École normale supérieure et l'université d'Almeria pour les lipides. Le
stade IV ne concerne que les protéines et n'a pas
encore démarré. Cette situation, qui reflète celle de
la plupart des acteurs scientifiques et industriels
de la filière des microalgues dans le monde, doit
probablement durer encore assez longtemps.
La production en chimio-organotrophie n'étant
pas une solution applicable à toutes les
microalgues d'intérêt, on constate que la maîtrise
de l'accès à la ressource nécessaire à tout développement industriel passe par le développement
de systèmes de production photoautotrophe performants. Ce besoin est renforcé par la nécessaire
conformité à des standards de plus en plus rigoureux en matière de qualité (Bonnes pratiques de
laboratoire, BPL ; normes ISO...).
Lipides et AGPI
La diversité des critères utilisés pour caractériser
les lipides (propriétés physiques, structures chimiques, fonctions biologiques) ne permet pas de
dégager une classification homogène et universellement admise par l'ensemble des équipes travaillant dans ce domaine. Cependant, la distinction des classes de lipides en lipides neutres,
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