18 - Les conditions du développement de la pêche
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- de façon critique, les stratégies classiquement utilisées pour le promouvoir,
- les autres stratégies, mieux adaptées aux conditions régnant dans les pays en
développement,
- les analyses économiques, sociales et institutionnelles susceptibles de contribuer
à la formulation de politiques de développement plus efficaces, parce que mieux
adaptées.
2. Les possibilités de développement
On admet classiquement que le développement d'un secteur économique résulte
de l'injection de capital et/ou de main-d'oeuvre, ainsi que de l'adoption de nouvelles
techniques, et qu'il se traduit par une expansion des capacités de production et un
accroissement durable des biens ou des services. Ainsi, le développement du secteur
agricole est couramment obtenu par l'introduction de variétés à haut rendement,
l'emploi accru d'engrais, la mécanisation ou la mise en culture de nouveaux espaces
gagnés, par exemple, sur la forêt. Si l'on raisonne par analogie, le développement de la
pêche dépendrait de la construction de nouveaux bateaux et de l'introduction
d'équipements plus efficaces dans les pêcheries existantes (intensification), ou de
l'extension géographique des opérations de pêche et de la mise en exploitation de stocks
vierges dans de nouveaux secteurs (extensification).
Partout dans le monde, les perspectives de croissance pondérale de la pêche
offertes tant par l'intensification que par Intensification sont réduites, la plupart des
ressources disponibles étant déjà exploitées de façon intensive (chapitre 1). Dans la
plupart des pêcheries, l'injection de capital ou de main-d'oeuvre supplémentaires ne
ferait qu'accentuer les problèmes déjà sérieux de surinvestissement et de suremploi,
tandis que l'introduction de techniques plus efficaces, qu'il s'agisse de nouveaux engins
de pêche, de nouveaux sondeurs ou d'appareils de détection du poisson, ne ferait
qu'accroître davantage la surpêche et le risque d'effondrement de stocks d'importance
commerciale majeure. Il existe bien certaines ressources inexploitées, comme le krill
antarctique, mais ces stocks sont généralement hors de portée des flottilles des pays en
développement ; de plus, leur exploitation se heurte à des coûts rédhibitoires de
capture, de transport et de traitement (chapitre 1). Des stocks de densité plus faible
peuvent être disponibles, mais leur localisation et leur capture se traduisent par des
coûts excessifs. Enfin, certains stocks peuvent rester sous-exploités par suite d'une
demande nationale insuffisante et/ou de marchés à l'exportation peu porteurs. C'est le
cas d'espèces qui, prises accessoirement dans les pêcheries tropicales, sont rejettées.
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