1 - Les pêches et les cultures marines
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praticiens sont engagés dans une recherche convergente. C'est en cela que je considère
justifié de parler de révolution : la biologie des pêches a maintenant besoin d'une
recherche divergente".
Ce besoin n'est pas propre à la biologie et à l'écologie. La remarquable capacité
d'analyse de l'économie contemporaine ne pourra être pleinement valorisée que lorsque
des institutions permettront de mieux régir les rapports entre la ressource, le capital et
le travail dans les pêches et les cultures marines. L'usage efficace des ressources
renouvelables pose des questions particulières, auxquelles répondent imparfaitement les
dispositions actuelles. Il est donc devenu urgent d'analyser et de comparer les mérites
respectifs des différentes solutions envisageables. La liberté d'accès aux ressources ne
permet pas leur usage efficace, notamment parce que les mécanismes économiques ne
s'étendent pas à l'allocation des ressources. Mais du fait des propriétés des ressources
naturelles, ils ne peuvent l'être que partiellement. Les systèmes coutumiers ne sont pas
non plus directement transposables, car ils reposent sur d'autres formes de rapports
entre facteurs de production, et n'ont pas de base légalement reconnue. Toutes ces
questions ressortent du champ de l'économie politique, dont le propre est de
s'intéresser, non pas tant à la valeur absolue des choses, qu'à leur valeur les unes par
rapport aux autres. Compte tenu des spécificités des ressources naturelles renouvelables
et de leurs usages, les dispositions qui ont fait leurs preuves dans d'autres systèmes de
production ne sont pas directement transposables à la pêche et aux cultures marines.
Comme le relèvent deux économistes des pêches contemporains, ce sont là des
questions encore peu abordées par l'économie des pêches : "Tout cela suggère que la loi
des rendements décroissants se fait sentir dans notre travail. Chaque nouvel article dans
les revues scientifiques montre des signes impressionnants de diligence et d'effort de
recherche, mais les révélations impressionnent de moins en moins. La faiblesse des
gains d'efficience résultant du nouveau régime juridique des mers suggère une stratégie
de recherche qui s'intéresse davantage à l'économie politique de l'aménagement des
pêches" (Hanneson and Anderson 1981).
L'effort original de recherche doit associer les deux disciplines. Ecologie et
économie sont construits sur la même racine : oïkos, la maison, l'habitat. La première
discipline a pour objet l'étude des milieux où vivent et se reproduisent les êtres vivants,
ainsi que des rapports entre ces êtres avec leur environnement. La seconde est l'étude
et l'art de bien administrer une maison, de gérer et de faire fructifier les biens des
particuliers et de l'Etat. Ainsi, l'aménagement des usages des ressources renouvelables
porte sur l'étude des rapports productifs entre la société et les écosystèmes exploités, en
vue d'en optimiser l'usage et la conservation. Si l'on part d'un réexamen, dans une
perspective historique, de l'état actuel des pêches et des cultures marines, et d'une
analyse des questions fondamentales que soulève leur progrès, il est vraisemblable que
l'on s'aperçoive que le problème soit plus simple qu'on ne le suppose, mais qu'il se pose
en des termes qui se démarquent qualitativement de ceux qui ont dominé les démarches
passées.
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praticiens sont engagés dans une recherche convergente. C'est en cela que je considère
justifié de parler de révolution : la biologie des pêches a maintenant besoin d'une
recherche divergente".
Ce besoin n'est pas propre à la biologie et à l'écologie. La remarquable capacité
d'analyse de l'économie contemporaine ne pourra être pleinement valorisée que lorsque
des institutions permettront de mieux régir les rapports entre la ressource, le capital et
le travail dans les pêches et les cultures marines. L'usage efficace des ressources
renouvelables pose des questions particulières, auxquelles répondent imparfaitement les
dispositions actuelles. Il est donc devenu urgent d'analyser et de comparer les mérites
respectifs des différentes solutions envisageables. La liberté d'accès aux ressources ne
permet pas leur usage efficace, notamment parce que les mécanismes économiques ne
s'étendent pas à l'allocation des ressources. Mais du fait des propriétés des ressources
naturelles, ils ne peuvent l'être que partiellement. Les systèmes coutumiers ne sont pas
non plus directement transposables, car ils reposent sur d'autres formes de rapports
entre facteurs de production, et n'ont pas de base légalement reconnue. Toutes ces
questions ressortent du champ de l'économie politique, dont le propre est de
s'intéresser, non pas tant à la valeur absolue des choses, qu'à leur valeur les unes par
rapport aux autres. Compte tenu des spécificités des ressources naturelles renouvelables
et de leurs usages, les dispositions qui ont fait leurs preuves dans d'autres systèmes de
production ne sont pas directement transposables à la pêche et aux cultures marines.
Comme le relèvent deux économistes des pêches contemporains, ce sont là des
questions encore peu abordées par l'économie des pêches : "Tout cela suggère que la loi
des rendements décroissants se fait sentir dans notre travail. Chaque nouvel article dans
les revues scientifiques montre des signes impressionnants de diligence et d'effort de
recherche, mais les révélations impressionnent de moins en moins. La faiblesse des
gains d'efficience résultant du nouveau régime juridique des mers suggère une stratégie
de recherche qui s'intéresse davantage à l'économie politique de l'aménagement des
pêches" (Hanneson and Anderson 1981).
L'effort original de recherche doit associer les deux disciplines. Ecologie et
économie sont construits sur la même racine : oïkos, la maison, l'habitat. La première
discipline a pour objet l'étude des milieux où vivent et se reproduisent les êtres vivants,
ainsi que des rapports entre ces êtres avec leur environnement. La seconde est l'étude
et l'art de bien administrer une maison, de gérer et de faire fructifier les biens des
particuliers et de l'Etat. Ainsi, l'aménagement des usages des ressources renouvelables
porte sur l'étude des rapports productifs entre la société et les écosystèmes exploités, en
vue d'en optimiser l'usage et la conservation. Si l'on part d'un réexamen, dans une
perspective historique, de l'état actuel des pêches et des cultures marines, et d'une
analyse des questions fondamentales que soulève leur progrès, il est vraisemblable que
l'on s'aperçoive que le problème soit plus simple qu'on ne le suppose, mais qu'il se pose
en des termes qui se démarquent qualitativement de ceux qui ont dominé les démarches
passées.
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