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Jean-Louis Durand, Henri Famtgio et Michel Lemoine
seiche, le tacaud, les gobies, ou l'ensemble des petits pélagiques (sardine, sprat, ...). Ces
espèces manifestent fréquemment de fortes variations de recrutement et, donc,
d'importantes fluctuations interannuelle de leur abondance. De plus, dans l'écosystème
côtier, elles participent souvent à l'ensemble de la chaîne alimentaire, comme espèces
dites "fourrage".
A l'opposé, on identifie des stratèges "K" qui ont une longévité supérieure, une
grande taille ou une vitesse plus lente de croissance. Une part plus importante de
l'énergie est dévolue à la survie individuelle, par comparaison à celle consacrée aux
activités reproductrices : ceci se traduit souvent par des moeurs prédatrices. La
longévité de telles espèces permet des captures sur un plus grand nombre de classes
d'âge, ce qui atténue fortement les variations interannuelles d'abondance. Le merlu, la
sole, le bar constituent de bons exemples de stratèges "K" sur la côte française.
Toutefois, sous l'effet d'une exploitation intense, il y a risque de raréfaction du nombre
de classes d'âge. L'exploitation de telles espèces dépend alors de la réussite annuelle du
recrutement et se trouve soumise bien souvent à des fluctuations proches de celles
rencontrées dans la pêche des stratèges "-r".
2.2. Typologie de la pêche
Plusieurs champs d'investigation ont paru accessibles. Il s'agit de la composition
et de l'évolution des flottilles, d'une part, et de l'identification de métiers et de la
connaissance de leur production, d'autre part. Concernant ce dernier élément, on
notera que si les données sur les apports sont inégalement disponibles et ne concernent
souvent que certains éléments d'une flottille, elles peuvent néanmoins contribuer à sa
caractérisation, car elles mettent en évidence les liaisons espèces-métiers.
2.2.1. Caractéristiques des navires
En France, les moyens de production de la pêche artisanale sont diversifiés à
l'extrême, comme chacun peut le constater dans les ports, allant de l'unité de
conception traditionnelle régionale, à l'unité de conception moderne, très technique,
assez standardisée, et parfois proche dans son utilisation des unités de type industriel.
Sous le seul vocable "artisans", cette extrême variété se traduit en premier lieu au niveau
des caractéristiques physiques des unités. A titre d'exemple, citons les valeurs extrêmes
en 1985 des caractéristiques techniques des unités artisanales armées dans le quartier
maritime de Boulogne (France) :
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Jean-Louis Durand, Henri Famtgio et Michel Lemoine
seiche, le tacaud, les gobies, ou l'ensemble des petits pélagiques (sardine, sprat, ...). Ces
espèces manifestent fréquemment de fortes variations de recrutement et, donc,
d'importantes fluctuations interannuelle de leur abondance. De plus, dans l'écosystème
côtier, elles participent souvent à l'ensemble de la chaîne alimentaire, comme espèces
dites "fourrage".
A l'opposé, on identifie des stratèges "K" qui ont une longévité supérieure, une
grande taille ou une vitesse plus lente de croissance. Une part plus importante de
l'énergie est dévolue à la survie individuelle, par comparaison à celle consacrée aux
activités reproductrices : ceci se traduit souvent par des moeurs prédatrices. La
longévité de telles espèces permet des captures sur un plus grand nombre de classes
d'âge, ce qui atténue fortement les variations interannuelles d'abondance. Le merlu, la
sole, le bar constituent de bons exemples de stratèges "K" sur la côte française.
Toutefois, sous l'effet d'une exploitation intense, il y a risque de raréfaction du nombre
de classes d'âge. L'exploitation de telles espèces dépend alors de la réussite annuelle du
recrutement et se trouve soumise bien souvent à des fluctuations proches de celles
rencontrées dans la pêche des stratèges "-r".
2.2. Typologie de la pêche
Plusieurs champs d'investigation ont paru accessibles. Il s'agit de la composition
et de l'évolution des flottilles, d'une part, et de l'identification de métiers et de la
connaissance de leur production, d'autre part. Concernant ce dernier élément, on
notera que si les données sur les apports sont inégalement disponibles et ne concernent
souvent que certains éléments d'une flottille, elles peuvent néanmoins contribuer à sa
caractérisation, car elles mettent en évidence les liaisons espèces-métiers.
2.2.1. Caractéristiques des navires
En France, les moyens de production de la pêche artisanale sont diversifiés à
l'extrême, comme chacun peut le constater dans les ports, allant de l'unité de
conception traditionnelle régionale, à l'unité de conception moderne, très technique,
assez standardisée, et parfois proche dans son utilisation des unités de type industriel.
Sous le seul vocable "artisans", cette extrême variété se traduit en premier lieu au niveau
des caractéristiques physiques des unités. A titre d'exemple, citons les valeurs extrêmes
en 1985 des caractéristiques techniques des unités artisanales armées dans le quartier
maritime de Boulogne (France) :
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