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J. M. Gates
potentiels et leur incidence possible sur les agents de production, mais ce n'est là que le
commencement du problème posé par l'aménagement de la pêche. Dans
l'aménagement, les difficultés pratiques commencent avec le choix des mesures
collectives susceptibles, à la fois, d'améliorer la situation courante et d'être acceptées.
Pour cela, il faut revenir à la réalité d'un monde fait de négociations, de persuasions et
de compromis. Si l'analyse peut contribuer à réduire certains points de désaccord, ce
monde est dominé par l'art de la négociation et des coalitions. Un responsable local,
maîtrisant parfaitement les nuances culturelles régionales, peut parfaitement y
désarçonner un "étranger".
Si la présentation qui suit semble paraître, par endroits, pessimiste, ce n'est pas
de propos délibéré. Signaler les difficultés qui se présentent, n'implique pas que cellesci doivent nécessairement se manifester, ni qu'elles ne puissent pas être surmontées.
Pour déterminer si des gains peuvent être réalisés, il faudrait établir, cas par cas, si les
méthodes ou les instruments des politiques de régulation pourront bien être mis en
oeuvre et appliqués et, cela, pour un coût qui ne dépasse pas les bénéfices attendus. Le
problème n'est pas nouveau ; il a été longuement débattu (Crutchfield 1979, Beddington
and Rettig 1983).
Ce chapitre fera souvent appel, de façon intuitive, à un concept bien connu de la
théorie des jeux. Les règlements et les institutions sociales auxquels chacun de nous est
soumis font partie d'un grand "jeu". L'analyse des politiques publiques peut s'entendre
comme l'évaluation des différentes "règles du jeu", dont les résultats peuvent se solder
par une somme positive, nulle ou négative. Ces termes expriment le signe du bilan des
bénéfices (ou des gains) et des coûts (ou des pertes). Lorsque la somme est positive, les
résultats se mesureront en termes :
- d'efficacité économique : par définition, les bénéfices et les gains excèdent alors
les coûts et les pertes ; l'existence d'un solde positif conditionne le second terme ;
- de compensation et de redistribution : dans un jeu à somme positive, il est
possible, en principe, de compenser les perdants par une redistribution des gains ; dans
ce cas, il peut ne pas y avoir de perdants et il y aura au moins quelques gagnants.
En revanche, lorsque le jeu se solde par une somme nulle ou négative, personne
ne peut gagner, sauf au détriment de certains autres. Vue sous cet angle, l'analyse des
options peut être envisagée comme un moyen de faciliter le choix d'une politique qui
conduise à une somme positive, et non pas nulle ou négative. Un autre aspect de la
théorie des jeux non triviaux est la présence de plusieurs décideurs dont les objectifs
s'opposent, en totalité ou en partie. Dans de telles conditions, chaque décideur est
susceptible de réagir stratégiquement aux décisions des autres, de façon a priori non
triviale. La formation de coalitions représente l'une de ces stratégies. Pour évaluer,
même intuitivement, les chances de réussite d'une politique, l'éventualité de l'apparition
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potentiels et leur incidence possible sur les agents de production, mais ce n'est là que le
commencement du problème posé par l'aménagement de la pêche. Dans
l'aménagement, les difficultés pratiques commencent avec le choix des mesures
collectives susceptibles, à la fois, d'améliorer la situation courante et d'être acceptées.
Pour cela, il faut revenir à la réalité d'un monde fait de négociations, de persuasions et
de compromis. Si l'analyse peut contribuer à réduire certains points de désaccord, ce
monde est dominé par l'art de la négociation et des coalitions. Un responsable local,
maîtrisant parfaitement les nuances culturelles régionales, peut parfaitement y
désarçonner un "étranger".
Si la présentation qui suit semble paraître, par endroits, pessimiste, ce n'est pas
de propos délibéré. Signaler les difficultés qui se présentent, n'implique pas que cellesci doivent nécessairement se manifester, ni qu'elles ne puissent pas être surmontées.
Pour déterminer si des gains peuvent être réalisés, il faudrait établir, cas par cas, si les
méthodes ou les instruments des politiques de régulation pourront bien être mis en
oeuvre et appliqués et, cela, pour un coût qui ne dépasse pas les bénéfices attendus. Le
problème n'est pas nouveau ; il a été longuement débattu (Crutchfield 1979, Beddington
and Rettig 1983).
Ce chapitre fera souvent appel, de façon intuitive, à un concept bien connu de la
théorie des jeux. Les règlements et les institutions sociales auxquels chacun de nous est
soumis font partie d'un grand "jeu". L'analyse des politiques publiques peut s'entendre
comme l'évaluation des différentes "règles du jeu", dont les résultats peuvent se solder
par une somme positive, nulle ou négative. Ces termes expriment le signe du bilan des
bénéfices (ou des gains) et des coûts (ou des pertes). Lorsque la somme est positive, les
résultats se mesureront en termes :
- d'efficacité économique : par définition, les bénéfices et les gains excèdent alors
les coûts et les pertes ; l'existence d'un solde positif conditionne le second terme ;
- de compensation et de redistribution : dans un jeu à somme positive, il est
possible, en principe, de compenser les perdants par une redistribution des gains ; dans
ce cas, il peut ne pas y avoir de perdants et il y aura au moins quelques gagnants.
En revanche, lorsque le jeu se solde par une somme nulle ou négative, personne
ne peut gagner, sauf au détriment de certains autres. Vue sous cet angle, l'analyse des
options peut être envisagée comme un moyen de faciliter le choix d'une politique qui
conduise à une somme positive, et non pas nulle ou négative. Un autre aspect de la
théorie des jeux non triviaux est la présence de plusieurs décideurs dont les objectifs
s'opposent, en totalité ou en partie. Dans de telles conditions, chaque décideur est
susceptible de réagir stratégiquement aux décisions des autres, de façon a priori non
triviale. La formation de coalitions représente l'une de ces stratégies. Pour évaluer,
même intuitivement, les chances de réussite d'une politique, l'éventualité de l'apparition
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