12 - La conservation de la qualité des milieux littoraux
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analyser des séries historiques de données permet de déceler des tendances dans la
contamination des milieux et des organismes vivants.
Généralement, les réglementations sur la qualité des eaux sont le résultat de
compromis entre l'importance du coût des pollutions pour la société - y compris du fait
de la perte de valeur esthétique de certains patrimoines naturels - l'incertitude sur la
signification des critères de qualité, la faisabilité des techniques d'élimination des
déchets et la prise en charge par les entreprises - avec l'adoption de techniques plus
propres - du coût social des pollutions dont elles sont à l'origine, mais qui étaient jusque
là répercutées sur d'autres composantes de la société. Souvent, les réglementations
intègrent avec retard les acquis scientifiques sur l'acuité des altérations comme sur le
comportement et les effets des polluants. C'est parfois le cas du fait des délais de
communication, lorsque l'émergence de nouveaux problèmes est d'abord décelée par la
recherche.
Jusqu'ici, les initiatives réglementaires internationales ont privilégié deux axes
d'action : la préservation des usages (baignade, conchyliculture) et la réduction des
émissions (immersions, rejets par les fleuves et les émissaires). Les Directives du
Conseil des Communautés Européennes (76-160 et 79-923) relèvent de la première
orientation et les Conventions régionales relatives aux immersions (Convention de
Paris, Protocole de Barcelone) de la seconde. En application depuis plus d'une
décennie, ces dispositions ont abouti à une réduction sensible des apports. Toutefois, les
résultats des programmes internationaux de surveillance montrent que, dans certaines
zones, les objectifs fixés pour la réduction des polluants rémanents n'ont pas été
atteints. Une réévaluation des situations serait opportune.
REMERCIEMENTS
Nous sommes heureux de remercier ici Jean-Paul Troadec pour la contribution
sur les aspects relatifs à l'aménagement dont il nous a fait bénéficier lors de la rédaction
finale de ce chapitre, ainsi que Marc Bonnet et Jean-Louis Mauvais qui nous ont fait
profiter de leur expérience en commentant le manuscrit.
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