// - Pathologie des mollusques bivalves et protection des cheptels coquilliers
9
et la propagation d'une épizootie. La complexité et l'importance des travaux de
pathologie des mollusques dépendront de la nature et de la virulence du bio-agresseur
étudié, ainsi que de ia disponibilité de matériels biologiques et de techniques de
laboratoire adaptées à l'expérimentation sur les hôtes à étudier.
3.1. Les principaux bio-agresseurs chez les mollusques
Les agents responsables des principales maladies infectieuses décrites à ce jour
appartiennent à différents groupes de microorganismes et de parasites protozoaires et
métazoaires. Parmi (es différents types de virus rapportés dans la littérature, seule la
présence d'Iridovims dans les élevages d'huître portugaise (Comps 1983) et, en
écloserie, chez les larves d'huître japonaise (Leibovitz et al. 1978, Elston and Wilkinson
1985), a été citée comme responsable de mortalités importantes.
A de rares exceptions près, les bactérioses qui sévissent surtout dans les élevages
larvaires n'ont pas été un facteur limitant pour les élevages en milieu ouvert. Toutefois,
le recours accru aux écloseries pour la reproduction des coquillages (palourdes, clams,
huîtres, coquilles Saint-Jacques) nécessitera rapidement une meilleure maîtrise de ces
infections. Elles restent mal connues et ne sont actuellement jugulées que par l'emploi
empirique, et souvent abusif, d'antibiotiques.
Le nombre de rickettsioses rapportées dans la littérature a rapidement augmenté
ces dernières années, depuis la première description de Harsbarger et al. (1977) chez
Mya arenaria. Le tableau 11.2, établi à partir des données de Kinne (1983), illustre
l'importance croissante de ce groupe, dont le rôle dans les mortalités observées chez
des populations sauvages de tel line, de Donax (Comps 1980) et de coquille SaintJacques (Le Gall et al. 1988, Elston 1986) n'est pas encore clairement établi.
Les protozoaires, en particulier le phylum des Apicomplexa, regroupent les
agents pathogènes responsables du plus grand nombre d'épizooties. Le caractère
endémique de ces protozooses a favorisé leur étude, notamment celle des
haplosporidioses, de la marteiliose et de la bonamiose.
397
9
et la propagation d'une épizootie. La complexité et l'importance des travaux de
pathologie des mollusques dépendront de la nature et de la virulence du bio-agresseur
étudié, ainsi que de ia disponibilité de matériels biologiques et de techniques de
laboratoire adaptées à l'expérimentation sur les hôtes à étudier.
3.1. Les principaux bio-agresseurs chez les mollusques
Les agents responsables des principales maladies infectieuses décrites à ce jour
appartiennent à différents groupes de microorganismes et de parasites protozoaires et
métazoaires. Parmi (es différents types de virus rapportés dans la littérature, seule la
présence d'Iridovims dans les élevages d'huître portugaise (Comps 1983) et, en
écloserie, chez les larves d'huître japonaise (Leibovitz et al. 1978, Elston and Wilkinson
1985), a été citée comme responsable de mortalités importantes.
A de rares exceptions près, les bactérioses qui sévissent surtout dans les élevages
larvaires n'ont pas été un facteur limitant pour les élevages en milieu ouvert. Toutefois,
le recours accru aux écloseries pour la reproduction des coquillages (palourdes, clams,
huîtres, coquilles Saint-Jacques) nécessitera rapidement une meilleure maîtrise de ces
infections. Elles restent mal connues et ne sont actuellement jugulées que par l'emploi
empirique, et souvent abusif, d'antibiotiques.
Le nombre de rickettsioses rapportées dans la littérature a rapidement augmenté
ces dernières années, depuis la première description de Harsbarger et al. (1977) chez
Mya arenaria. Le tableau 11.2, établi à partir des données de Kinne (1983), illustre
l'importance croissante de ce groupe, dont le rôle dans les mortalités observées chez
des populations sauvages de tel line, de Donax (Comps 1980) et de coquille SaintJacques (Le Gall et al. 1988, Elston 1986) n'est pas encore clairement établi.
Les protozoaires, en particulier le phylum des Apicomplexa, regroupent les
agents pathogènes responsables du plus grand nombre d'épizooties. Le caractère
endémique de ces protozooses a favorisé leur étude, notamment celle des
haplosporidioses, de la marteiliose et de la bonamiose.
397
