10 - L'aquaculture extensive en eaux douces
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2. Quelques exemples de systèmes de production
Algues, mollusques, crustacés, poissons, ... entrent dans la composition des
écosystèmes dulçaquicoles. Cependant, à l'exception de certains crustacés (chevrettes,
écrevisses, ...), seuls les poissons font l'objet d'exploitations susceptibles de contribuer
de façon significative à la création de revenus et à l'alimentation des populations
humaines en zones continentales. Les modes d'exploitation associent souvent pêche -
pour la capture et la gestion des stocks - et aquaculture - pour soutenir et accroître la
production naturelle.
2.1. L'exploitation des rivières et des ruisseaux
Elle se fait surtout par simple pêche, mais des activités d'élevage y sont
conjointement pratiquées, en particulier en Asie. En Chine, les rivières sont divisées en
segments sur lesquels l'homme intervient en éliminant les prédateurs et en maîtrisant la
composition spécifique des peuplements (Billard 1985). La pêche, dite professionnelle,
reste très active, en rivières et en lacs, dans beaucoup de pays du Tiers Monde. Elle
tend à être supplantée par la pêche amateur dans les pays développés. En France, il ne
reste en eau douce que quelques centaines de pêcheurs professionnels travaillant à
temps partiel et capturant environ 4000 t de poisson par an ; par contre, la pêche
amateur y est très développée, avec 2,2 millions de pêcheurs acquittant une taxe. C'est
une tendance générale dans les pays riches : aux Etats-Unis, la pêche récréative (mer et
eaux douces) vient immédiatement après la haute-fidélité dans les dépenses de loisir. La
pêche, qu'elle soit professionnelle ou amateur, est sélective, en ce sens qu'elle porte de
façon privilégiée sur les espèces nobles, c'est-à-dire de bonne valeur commerciale
(saumon, truite, sandre, brochet, ...) pour délaisser les autres (hottu, brème) qui, moins
exploitées, tendent à proliférer. Les associations de pêcheurs amateurs pratiquent des
"repeuplements" par déversements de juvéniles, voire même d'adultes, d'espèces cible
lorsque, en principe, l'effort de pêche excède le potentiel de production de l'écosystème
naturel. Cette pêche-sélective entraîne des déséquilibres dans les peuplements qu'une
entente entre les deux catégories de pêcheurs, professionnels et amateurs, devrait
réduire. Les deux activités pourraient, en effet, être plus complémentaires, le pêcheur
professionnel pouvant être encouragé à capturer aussi les espèces moins prisées. Pour
cela, il faudrait que ces dernières puissent être conditionnées sous une forme plus
attractive pour pouvoir être proposées au consommateur à un prix suffisamment
rémunérateur. Des essais en ce sens ont été réalisés par les pêcheurs professionnels du
lac Léman qui ont trouvé, par la transformation, un moyen d'écouler le gardon dont les
populations se développaient au détriment de la perche.
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2. Quelques exemples de systèmes de production
Algues, mollusques, crustacés, poissons, ... entrent dans la composition des
écosystèmes dulçaquicoles. Cependant, à l'exception de certains crustacés (chevrettes,
écrevisses, ...), seuls les poissons font l'objet d'exploitations susceptibles de contribuer
de façon significative à la création de revenus et à l'alimentation des populations
humaines en zones continentales. Les modes d'exploitation associent souvent pêche -
pour la capture et la gestion des stocks - et aquaculture - pour soutenir et accroître la
production naturelle.
2.1. L'exploitation des rivières et des ruisseaux
Elle se fait surtout par simple pêche, mais des activités d'élevage y sont
conjointement pratiquées, en particulier en Asie. En Chine, les rivières sont divisées en
segments sur lesquels l'homme intervient en éliminant les prédateurs et en maîtrisant la
composition spécifique des peuplements (Billard 1985). La pêche, dite professionnelle,
reste très active, en rivières et en lacs, dans beaucoup de pays du Tiers Monde. Elle
tend à être supplantée par la pêche amateur dans les pays développés. En France, il ne
reste en eau douce que quelques centaines de pêcheurs professionnels travaillant à
temps partiel et capturant environ 4000 t de poisson par an ; par contre, la pêche
amateur y est très développée, avec 2,2 millions de pêcheurs acquittant une taxe. C'est
une tendance générale dans les pays riches : aux Etats-Unis, la pêche récréative (mer et
eaux douces) vient immédiatement après la haute-fidélité dans les dépenses de loisir. La
pêche, qu'elle soit professionnelle ou amateur, est sélective, en ce sens qu'elle porte de
façon privilégiée sur les espèces nobles, c'est-à-dire de bonne valeur commerciale
(saumon, truite, sandre, brochet, ...) pour délaisser les autres (hottu, brème) qui, moins
exploitées, tendent à proliférer. Les associations de pêcheurs amateurs pratiquent des
"repeuplements" par déversements de juvéniles, voire même d'adultes, d'espèces cible
lorsque, en principe, l'effort de pêche excède le potentiel de production de l'écosystème
naturel. Cette pêche-sélective entraîne des déséquilibres dans les peuplements qu'une
entente entre les deux catégories de pêcheurs, professionnels et amateurs, devrait
réduire. Les deux activités pourraient, en effet, être plus complémentaires, le pêcheur
professionnel pouvant être encouragé à capturer aussi les espèces moins prisées. Pour
cela, il faudrait que ces dernières puissent être conditionnées sous une forme plus
attractive pour pouvoir être proposées au consommateur à un prix suffisamment
rémunérateur. Des essais en ce sens ont été réalisés par les pêcheurs professionnels du
lac Léman qui ont trouvé, par la transformation, un moyen d'écouler le gardon dont les
populations se développaient au détriment de la perche.
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