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J. Boucher et J.-C. Dao
cohortes apparaissent ainsi liées à la ponte. L'observation de larves anormales dont la
coquille est globuleuse et qui ne dépassent jamais la taille de 150-160 /Jm, est un
argument supplémentaire en ce sens. Ces larves anormales représentent 10 à 30 % des
individus prélevés.
Les observations n'ont pas été assez fréquentes pour permettre une analyse
statistique des variations d'abondance inter et intra cohortes. Cependant, l'analyse des
variations spatio-temporelles de répartition met en évidence l'influence potentielle des
conditions météorologiques locales sur les chances de survie des larves planctoniques.
Elles peuvent se résumer à l'influence directe et indirecte des conditions de transport
déterminées par les vents. L'influence directe se manifeste par une dispersion possible
hors de la baie par vents de secteur sud, ou par un piégeage des individus en fond de
baie sur des zones impropres à la fixation. De manière indirecte, les conditions de vent,
en modifiant la circulation résiduelle de marée, déterminent les zones que les larves
peuvent atteindre à la fin de leur vie larvaire et, par conséquent, leur probabilité de
survie durant la phase benthique, compte tenu des caractéristiques biotiques et
édaphiques des sites d'atterrissage.
5.2. Maturation sexuelle et viabilité des pontes
5.2.1. Fécondité potentielle et fécondité réelle
Des relations isométriques entre le poids maximal de la gonade et le poids de la
coquille, ainsi qu'entre la chute du poids de la gonade et le nombre d'ovocytes émis, ont
été établies. Elles montrent que la fécondité potentielle est constante : si le nombre de
pontes varie au cours de la saison de reproduction, le nombre cumulé d'ovocytes émis
est une constante caractéristique de chaque classe d'âge (Paulet et Fifas 1988). Par
contre, la variabilité de la fécondité réelle a été démontrée. Trois types d'ovocytes
atrésique, immature et mûr, peuvent être émis. La viabilité des ovocytes des deux
derniers types détermine l'espérance de production de descendance.
Des critères macroscopiques (compression de sphéricité, par exemple)
permettent d'isoler des formes anormales non viables parmi les ovocytes mûrs. L'étude
de Infrastructure des ovocytes d'apparence normale révèle ensuite l'existence de
différents types d'altération de la structure de la membrane et du noyau, ainsi que du
contenu cytoplasmique, en particulier des réserves vitellines (Dorange et Le Pennée
1989, Dorange 1989).
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cohortes apparaissent ainsi liées à la ponte. L'observation de larves anormales dont la
coquille est globuleuse et qui ne dépassent jamais la taille de 150-160 /Jm, est un
argument supplémentaire en ce sens. Ces larves anormales représentent 10 à 30 % des
individus prélevés.
Les observations n'ont pas été assez fréquentes pour permettre une analyse
statistique des variations d'abondance inter et intra cohortes. Cependant, l'analyse des
variations spatio-temporelles de répartition met en évidence l'influence potentielle des
conditions météorologiques locales sur les chances de survie des larves planctoniques.
Elles peuvent se résumer à l'influence directe et indirecte des conditions de transport
déterminées par les vents. L'influence directe se manifeste par une dispersion possible
hors de la baie par vents de secteur sud, ou par un piégeage des individus en fond de
baie sur des zones impropres à la fixation. De manière indirecte, les conditions de vent,
en modifiant la circulation résiduelle de marée, déterminent les zones que les larves
peuvent atteindre à la fin de leur vie larvaire et, par conséquent, leur probabilité de
survie durant la phase benthique, compte tenu des caractéristiques biotiques et
édaphiques des sites d'atterrissage.
5.2. Maturation sexuelle et viabilité des pontes
5.2.1. Fécondité potentielle et fécondité réelle
Des relations isométriques entre le poids maximal de la gonade et le poids de la
coquille, ainsi qu'entre la chute du poids de la gonade et le nombre d'ovocytes émis, ont
été établies. Elles montrent que la fécondité potentielle est constante : si le nombre de
pontes varie au cours de la saison de reproduction, le nombre cumulé d'ovocytes émis
est une constante caractéristique de chaque classe d'âge (Paulet et Fifas 1988). Par
contre, la variabilité de la fécondité réelle a été démontrée. Trois types d'ovocytes
atrésique, immature et mûr, peuvent être émis. La viabilité des ovocytes des deux
derniers types détermine l'espérance de production de descendance.
Des critères macroscopiques (compression de sphéricité, par exemple)
permettent d'isoler des formes anormales non viables parmi les ovocytes mûrs. L'étude
de Infrastructure des ovocytes d'apparence normale révèle ensuite l'existence de
différents types d'altération de la structure de la membrane et du noyau, ainsi que du
contenu cytoplasmique, en particulier des réserves vitellines (Dorange et Le Pennée
1989, Dorange 1989).
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