9 - Repeuplement et forçage du remuement de la coquille Saint-Jacques
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et 1986, chaque série de simulation comporte huit points de lâchers correspondant aux
principaux gisements d'adultes, et deux dates de départ, respectivement en début et fin
de période de ponte. Cette démarche comporte de nombreuses limitations : les
observations des sémaphores donnent la vitesse du vent en surface, mais leur action
d'entraînement par tension en surface, la rugosité, ne peut être qu'extrapolée ; de plus,
elle doit varier suivant les secteurs. L'effet du vent décroît aussi avec la profondeur ; un
modèle tri-dimensionnel en rendrait mieux compte. La première limitation a été traitée
en utilisant différentes pondérations de la force du vent.
Les secteurs d'arrivée des trajectoires et le nombre de trajectoires aboutissant à
un même secteur par rapport à l'ensemble des points de départ fournissent une
première approximation de la probabilité de répartition des larves en fin de
développement.
Les résultats obtenus correspondent bien avec les observations de répartition
d'abondance des postlarves pour 1985 et 1987 (fig. 9.11a et b). Ils traduisent, par
exemple, globalement un transport plus fréquent d'est en ouest de la baie, du sud-ouest
(Dahouët) vers le centre, et l'échappement vers le nord-ouest des trajectoires parlant
du secteur ouest (Caffa). Une différence de régime des vents, entre 1985 et 1987.
entraîne une modification des trajectoires simulées : disparition, en 1987, des boucles de
circulation dans le secteur est (régions de Dahouët et d'Erquy) et transports plus
fréquents vers la partie centre-sud de la baie. L'abondance relative des postlarvcs
observées sur le fond, en augmentation dans le secteur centre-sud en 1987 par rapport à
1986, correspond à la prévision du modèle basé sur la circulation.
- Causes de fluctuations durant la phase planctonique
Au cours de cette étude, les processus autres que ceux de dispersion n'ont pas eu
d'impact visible. Le nombre de cellules ingérées par les larves est faible (1 à 6,
dénombrées par analyse des contenus stomacaux en épifluorescence), par comparaison
aux individus d'écloserie. Mais la proportion d'individus s'alimentant varie peu ; elle
apparaît plus liée à la dispersion turbulente (par inhibition des capacités de capture)
qu'aux indices de concentration de nourriture (Salaun 1987).
La principale variation observée, soulignée dans l'analyse précédente des
cohortes benthiques, est le nombre de cohortes émises au cours d'une même saison de
ponte. En 1985, quatre micro-cohortes ont été observées ; deux seulement en 1986. Le
nombre moyen de larves présentes peut être approximativement estimé par une analyse
(du type kriegeage) de l'ensemble des prélèvements réalisés, par exemple, pour une
cartographie des répartitions dans la baie. Il a varié d'un ordre de grandeur entre 1985
et 1986. Il varie également très fortement entre les cohortes, en accord avec leur
contribution relative au recrutement annuel. Ces variations entre années et entre
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et 1986, chaque série de simulation comporte huit points de lâchers correspondant aux
principaux gisements d'adultes, et deux dates de départ, respectivement en début et fin
de période de ponte. Cette démarche comporte de nombreuses limitations : les
observations des sémaphores donnent la vitesse du vent en surface, mais leur action
d'entraînement par tension en surface, la rugosité, ne peut être qu'extrapolée ; de plus,
elle doit varier suivant les secteurs. L'effet du vent décroît aussi avec la profondeur ; un
modèle tri-dimensionnel en rendrait mieux compte. La première limitation a été traitée
en utilisant différentes pondérations de la force du vent.
Les secteurs d'arrivée des trajectoires et le nombre de trajectoires aboutissant à
un même secteur par rapport à l'ensemble des points de départ fournissent une
première approximation de la probabilité de répartition des larves en fin de
développement.
Les résultats obtenus correspondent bien avec les observations de répartition
d'abondance des postlarves pour 1985 et 1987 (fig. 9.11a et b). Ils traduisent, par
exemple, globalement un transport plus fréquent d'est en ouest de la baie, du sud-ouest
(Dahouët) vers le centre, et l'échappement vers le nord-ouest des trajectoires parlant
du secteur ouest (Caffa). Une différence de régime des vents, entre 1985 et 1987.
entraîne une modification des trajectoires simulées : disparition, en 1987, des boucles de
circulation dans le secteur est (régions de Dahouët et d'Erquy) et transports plus
fréquents vers la partie centre-sud de la baie. L'abondance relative des postlarvcs
observées sur le fond, en augmentation dans le secteur centre-sud en 1987 par rapport à
1986, correspond à la prévision du modèle basé sur la circulation.
- Causes de fluctuations durant la phase planctonique
Au cours de cette étude, les processus autres que ceux de dispersion n'ont pas eu
d'impact visible. Le nombre de cellules ingérées par les larves est faible (1 à 6,
dénombrées par analyse des contenus stomacaux en épifluorescence), par comparaison
aux individus d'écloserie. Mais la proportion d'individus s'alimentant varie peu ; elle
apparaît plus liée à la dispersion turbulente (par inhibition des capacités de capture)
qu'aux indices de concentration de nourriture (Salaun 1987).
La principale variation observée, soulignée dans l'analyse précédente des
cohortes benthiques, est le nombre de cohortes émises au cours d'une même saison de
ponte. En 1985, quatre micro-cohortes ont été observées ; deux seulement en 1986. Le
nombre moyen de larves présentes peut être approximativement estimé par une analyse
(du type kriegeage) de l'ensemble des prélèvements réalisés, par exemple, pour une
cartographie des répartitions dans la baie. Il a varié d'un ordre de grandeur entre 1985
et 1986. Il varie également très fortement entre les cohortes, en accord avec leur
contribution relative au recrutement annuel. Ces variations entre années et entre
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