9 - Repeuplement et forçage du recrutement de la coquille Saint-Jacques
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l'abondance des cohortes, entre les stades successifs du développement, conduisit à
identifier des stades critiques, dont l'abondance est la plus variable et qui contribuent à
fixer l'effectif de la classe recrutée. Des hypothèses sur les mécanismes responsables de
cette variabilité et sur la nature des éventuels facteurs déterminants de l'environnement
ont été ensuite formulées, à partir de l'expérimentation en "vraie grandeur" que
permettaient les observations en écloserie et sur le préélevage. C'est à ce stade qu'une
analyse strictement déterministe peut être entreprise pour valider les hypothèses sur le
terrain.
4.2.1. Identification des stades critiques
La variabilité de l'abondance des cohortes diminue au cours des stades successifs
du développement (Boucher 1985). Une très forte dispersion s'observe au début du
cycle, dans la relation entre la chute de l'indice gonado-somatique, utilisé ici comme
estimateur de l'amplitude de la ponte et l'abondance des larves planctoniques
résultantes (taille : 150-160 [Jim ; âge : environ 18 jours). Cette dispersion est fortement
réduite si l'on sépare les observations correspondant à la première ponte annuelle.
Ces relations deviennent ensuite plus étroites, lorsque l'on compare les stades
ultérieurs du cyle : larves planctoniques vs. postlarves (naissain capté) ; postlarves vs.
recrutement à la pêcherie (classe II). Pour la première de ces deux relations, la
variabilité est due à la disparition de quelques cohortes larvaires, dont l'effectif reste
cependant faible.
Ainsi, le stade critique majeur paraissait correspondre aux événements survenant
lors de la ponte. Toutefois cette analyse ne permettait pas de dissocier la part
intervenant durant la ponte elle-même, de celle due à la survie des larves au cours des
premiers jours de la vie planctonique. Des informations complémentaires ont donc été
recherchées dans la dynamique de la maturation sexuelle.
4.2.2. Fécondité réelle et compétence larvaire
Le point de départ fut fourni par les travaux d'écloserie. Ils mettaient en évidence
des différences de viabilité des produits de la reproduction. Le taux d'éclosion (rapport
du nombre de larves vivantes deux jours après Péclosion, au nombre d'oeufs fécondés
émis, normaux à l'observation microscopique) évolue de façon similaire au cycle
thermique saisonnier (Cochard 1985). Une première hypothèse explicative serait celle
d'un déficit énergétique survenant au cours de la maturation sexuelle. Il serait
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l'abondance des cohortes, entre les stades successifs du développement, conduisit à
identifier des stades critiques, dont l'abondance est la plus variable et qui contribuent à
fixer l'effectif de la classe recrutée. Des hypothèses sur les mécanismes responsables de
cette variabilité et sur la nature des éventuels facteurs déterminants de l'environnement
ont été ensuite formulées, à partir de l'expérimentation en "vraie grandeur" que
permettaient les observations en écloserie et sur le préélevage. C'est à ce stade qu'une
analyse strictement déterministe peut être entreprise pour valider les hypothèses sur le
terrain.
4.2.1. Identification des stades critiques
La variabilité de l'abondance des cohortes diminue au cours des stades successifs
du développement (Boucher 1985). Une très forte dispersion s'observe au début du
cycle, dans la relation entre la chute de l'indice gonado-somatique, utilisé ici comme
estimateur de l'amplitude de la ponte et l'abondance des larves planctoniques
résultantes (taille : 150-160 [Jim ; âge : environ 18 jours). Cette dispersion est fortement
réduite si l'on sépare les observations correspondant à la première ponte annuelle.
Ces relations deviennent ensuite plus étroites, lorsque l'on compare les stades
ultérieurs du cyle : larves planctoniques vs. postlarves (naissain capté) ; postlarves vs.
recrutement à la pêcherie (classe II). Pour la première de ces deux relations, la
variabilité est due à la disparition de quelques cohortes larvaires, dont l'effectif reste
cependant faible.
Ainsi, le stade critique majeur paraissait correspondre aux événements survenant
lors de la ponte. Toutefois cette analyse ne permettait pas de dissocier la part
intervenant durant la ponte elle-même, de celle due à la survie des larves au cours des
premiers jours de la vie planctonique. Des informations complémentaires ont donc été
recherchées dans la dynamique de la maturation sexuelle.
4.2.2. Fécondité réelle et compétence larvaire
Le point de départ fut fourni par les travaux d'écloserie. Ils mettaient en évidence
des différences de viabilité des produits de la reproduction. Le taux d'éclosion (rapport
du nombre de larves vivantes deux jours après Péclosion, au nombre d'oeufs fécondés
émis, normaux à l'observation microscopique) évolue de façon similaire au cycle
thermique saisonnier (Cochard 1985). Une première hypothèse explicative serait celle
d'un déficit énergétique survenant au cours de la maturation sexuelle. Il serait
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