abordée, les mécanismes de régulation de la population - notamment au niveau de la
survie des oeufs et des larves, durant leur vie pélagique - restaient inconnus.
Les taux de survie du naissain, durant le préélevage et à partir des semis,
dépendent du site. Les principaux aléas rencontrés (salissure des paniers, mortalités par
des vers perforants {Polydora sp.) et les bigorneaux perceurs (Ocenebra erinacea),
infestations de compétiteurs) ont pu être limités par la surveillance et l'intervention sur
les casiers de préélevage. Une autre cause de mortalité apparut, en 1985, en rade de
Brest, à l'occasion de blooms d'une algue unicellulaire toxique, Gyrodiniwn aureoleuin.
Donc, le transfert temporaire des structures de préélevage en zones profondes permet
de remédier à cette cause de mortalité.
La prédation sur les semis au cours des premiers mois de la vie marinee est
élevée. Elle peut être réduite en prolongeant le préélevage dans les casiers de
protection jusqu'à une taille à partir de laquelle la vulnérabilité des juvéniles en milieu
naturel a suffisamment baissé : 15 mm en baie de Saint-Brieuc ; 30 - 35 mm en rade de
Brest, où la faune de prédateurs est plus riche (étoiles de mer, Marthasterias glacialis et
Asterias mbens, et crabes, Carcinus inaenas et Portiinus puber). Une fois les conditions
adéquates de semis déterminées en fonction des caractéristiques des sites, la mortalité
qui est de 50 % la première année d'élevage, devient négligeable, de l'ordre de quelques
pour cent. La taille commerciale est atteinte en deux ans. Les observations réalisées au
cours de cette phase de grossissement confirment la grande sédentarité de la coquille
Saint-Jacques : des déplacements maximaux d'une cinquantaine de mètres à partir du
point de semis ont été observés ; ils sont attribués aux effets, sur les petits fonds, des
tempêtes hivernales d'ouest. Ces expériences confirmaient la possibilité d'augmenter la
densité du cheptel par semis de juvéniles, sans qu'une limitation liée à la capacité du
site, en particulier l'énergie trophique, apparaisse. Ce résultat vérifiait partiellement le
schéma conceptuel sur lequel était bâti le programme.
Simultanément, la technique de production de juvéniles en écloserie avait abouti
à des résultats remarquables : en 1985, 7 millions environ de petites coquilles furent
fournies pour le préélevage ; la production fut portée à 12 millions en 1988. Ce progrès
résolvait les difficultés d'approvisionnement nécessaire à la reconstitution du stock.
Durant cette période, le rendement du captage de naissain en baie de Saint-Brieuc
chutait, dès 1977, à des valeurs de 10 à 30 coquilles par collecteur (Buestel et al. 1986).
A titre comparatif, le nombre moyen de coquilles par collecteur varie autour de 10 000
sur les sites japonais. 11 devrait atteindre 100 à 200 sur les sites bretons pour que le
captage soit rentable.
En même temps également, le stock briochin déclinait, en dépit des mesures
d'aménagement prises chaque année pour maintenir la taille du stock de
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survie des oeufs et des larves, durant leur vie pélagique - restaient inconnus.
Les taux de survie du naissain, durant le préélevage et à partir des semis,
dépendent du site. Les principaux aléas rencontrés (salissure des paniers, mortalités par
des vers perforants {Polydora sp.) et les bigorneaux perceurs (Ocenebra erinacea),
infestations de compétiteurs) ont pu être limités par la surveillance et l'intervention sur
les casiers de préélevage. Une autre cause de mortalité apparut, en 1985, en rade de
Brest, à l'occasion de blooms d'une algue unicellulaire toxique, Gyrodiniwn aureoleuin.
Donc, le transfert temporaire des structures de préélevage en zones profondes permet
de remédier à cette cause de mortalité.
La prédation sur les semis au cours des premiers mois de la vie marinee est
élevée. Elle peut être réduite en prolongeant le préélevage dans les casiers de
protection jusqu'à une taille à partir de laquelle la vulnérabilité des juvéniles en milieu
naturel a suffisamment baissé : 15 mm en baie de Saint-Brieuc ; 30 - 35 mm en rade de
Brest, où la faune de prédateurs est plus riche (étoiles de mer, Marthasterias glacialis et
Asterias mbens, et crabes, Carcinus inaenas et Portiinus puber). Une fois les conditions
adéquates de semis déterminées en fonction des caractéristiques des sites, la mortalité
qui est de 50 % la première année d'élevage, devient négligeable, de l'ordre de quelques
pour cent. La taille commerciale est atteinte en deux ans. Les observations réalisées au
cours de cette phase de grossissement confirment la grande sédentarité de la coquille
Saint-Jacques : des déplacements maximaux d'une cinquantaine de mètres à partir du
point de semis ont été observés ; ils sont attribués aux effets, sur les petits fonds, des
tempêtes hivernales d'ouest. Ces expériences confirmaient la possibilité d'augmenter la
densité du cheptel par semis de juvéniles, sans qu'une limitation liée à la capacité du
site, en particulier l'énergie trophique, apparaisse. Ce résultat vérifiait partiellement le
schéma conceptuel sur lequel était bâti le programme.
Simultanément, la technique de production de juvéniles en écloserie avait abouti
à des résultats remarquables : en 1985, 7 millions environ de petites coquilles furent
fournies pour le préélevage ; la production fut portée à 12 millions en 1988. Ce progrès
résolvait les difficultés d'approvisionnement nécessaire à la reconstitution du stock.
Durant cette période, le rendement du captage de naissain en baie de Saint-Brieuc
chutait, dès 1977, à des valeurs de 10 à 30 coquilles par collecteur (Buestel et al. 1986).
A titre comparatif, le nombre moyen de coquilles par collecteur varie autour de 10 000
sur les sites japonais. 11 devrait atteindre 100 à 200 sur les sites bretons pour que le
captage soit rentable.
En même temps également, le stock briochin déclinait, en dépit des mesures
d'aménagement prises chaque année pour maintenir la taille du stock de
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