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Y. Harache et P. Promet
Pour le saumon "coho", on cite des taux de capture (pêche + retour à l'écloserie)
variant de 7,3 à 36,8 % sur des lots expérimentaux ce qui correspond, pour les lâchers
les plus performants (taille et date idéales), à une production maximale de près d'une
tonne par millier de smolts libérés (Bilton 1980). Les taux de retour de saumons "coho"
et "chinook" au site de lâcher varient pour leur part de 2 à 6 % dans les ranchs privés de
la côte de l'Orégon ; mais ils sont généralement inférieurs dans les piscicultures de la
rivière Columbia.
Les retours de saumon "pink" à la pêcherie terminale varient de 2 à 8 % et des
rendements exceptionnels de 300 kg par kg de juvéniles (19,5 % de retours) ont été
obtenus récemment dans les ranchs d'Alaska (Thorpe 1986). Le taux de recapture
moyen obtenu au Japon avec le saumon "chum" était estimé, au début des années 80, à
2, 8 % (Hénocque 1984).
5.2. Influence de la "qualité" des juvéniles d'élevage
Dès 1973, Wendt et Saunders montraient que des poissons élevés dans un
courant rapide avaient, en mer, des taux de survie supérieurs à ceux qui n'étaient pas
soumis à un tel "entraînement". Parmi les pratiques d'élevage susceptibles de réduire le
taux de survie en mer, on a mis en évidence : les densités élevées d'élevage chez le
saumon "coho" (Sandercock and Stone 1979) ; l'alimentation forcée en périodes
hivernales froides (Bilton and Robins 1971) ; les manipulations entraînant des pertes
d'écaillés (Bouck and Smith 1979) et les traitements antibiotiques (Bouck and Johnson
1979) qui, tous deux, réduisent les capacités d'adaptation osmotique des smolts ; et, de
manière générale et marquée, les épizooties (Frantsi et al. 1977, Piggins 1980, Isaksson
1982).
Cependant, la notion de "qualité" des smolts reste subjective. Des recherches sont
nécessaires pour déterminer les critères de qualité permettant d'optimiser les taux de
retour. Déjà, on a pu mettre en évidence des différences entre smolts d'élevage et
sauvages de taille égale : par exemple, un niveau inférieur de thyroxine (T4) du plasma
sanguin, peut indiquer une sensibilité moindre aux stimulations externes (Youngson and
Simpson 1984), elle-même susceptible de se traduire par une moindre résistance à la
prédation (Thorpe 1986).
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