8 - Repeuplement et pacage marin des salmonidés migrateurs
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3.2. Conservation ou restauration d'une migration naturelle dans une rivière
dégradée
Le pacage marin est une solution couramment utilisée pour maintenir ou rétablir
une population semi-sauvage dans des rivières dont la productivité naturelle a été
altérée, notamment quand des aménagements physiques empêchent ou limitent l'accès
aux zones de reproduction. C'est ainsi que les populations naturelles de certaines
rivières suédoises ont été préservées, malgré d'importants aménagements
hydroélectriques, par des lâchers permanents de smolts d'écloserie. Leurs captures sont
maintenant prépondérantes dans la pêche en mer Baltique (Larsson 1980). Sur la côte
pacifique des Etats-Unis, les populations de "chinook" et de "coho" de la Columbia n'ont
été
maintenues
qu'au
prix
de
lâchers
massifs
par
les
écloseries
fédérales : aujourd'hui, 60 à 90 % des captures proviennent de smolts d'écloserie
(Wahle 1981).
3.3. Forçage de la ressource
Dès lors que des taux de retour appréciables peuvent être obtenus à partir de
smolts d'écloserie, avec un rendement économique satisfaisant, il devient possible
d'envisager l'augmentation de la production d'un système hydrographique donné par un
apport continu de smolts, voire de créer des populations nouvelles destinées à supporter
une exploitation quasi totale à leur retour.
Au Japon, un programme national de production d'alevins a permis, dans un
premier temps, de maintenir à un niveau acceptable les populations de saumon "chum"
de différentes rivières dégradées, tout en permettant une exploitation modérée. Devant
le succès de l'opération, un véritable programme de pacage marin, avec des lâchers
surdensitaires, a été lancé. Les juvéniles produits dans les écloseries contribuent à
entretenir une pêche maritime florissante, dont les apports dépassent sensiblement les
niveaux historiques de production naturelle (fig. 8.2).
Enfin, le pacage marin peut être envisagé pour la création de populations
nouvelles soit dans la zone naturelle de répartition de l'espèce, soit par transplantation
dans une autre région. C'est ainsi que le saumon "chinook", introduit en NouvelleZélande au début du siècle, a donné naissance à des populations acclimatées dans les
rivières du sud (Waugh 1980). De même, les saumons "chinook" et "coho" font l'objet
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3.2. Conservation ou restauration d'une migration naturelle dans une rivière
dégradée
Le pacage marin est une solution couramment utilisée pour maintenir ou rétablir
une population semi-sauvage dans des rivières dont la productivité naturelle a été
altérée, notamment quand des aménagements physiques empêchent ou limitent l'accès
aux zones de reproduction. C'est ainsi que les populations naturelles de certaines
rivières suédoises ont été préservées, malgré d'importants aménagements
hydroélectriques, par des lâchers permanents de smolts d'écloserie. Leurs captures sont
maintenant prépondérantes dans la pêche en mer Baltique (Larsson 1980). Sur la côte
pacifique des Etats-Unis, les populations de "chinook" et de "coho" de la Columbia n'ont
été
maintenues
qu'au
prix
de
lâchers
massifs
par
les
écloseries
fédérales : aujourd'hui, 60 à 90 % des captures proviennent de smolts d'écloserie
(Wahle 1981).
3.3. Forçage de la ressource
Dès lors que des taux de retour appréciables peuvent être obtenus à partir de
smolts d'écloserie, avec un rendement économique satisfaisant, il devient possible
d'envisager l'augmentation de la production d'un système hydrographique donné par un
apport continu de smolts, voire de créer des populations nouvelles destinées à supporter
une exploitation quasi totale à leur retour.
Au Japon, un programme national de production d'alevins a permis, dans un
premier temps, de maintenir à un niveau acceptable les populations de saumon "chum"
de différentes rivières dégradées, tout en permettant une exploitation modérée. Devant
le succès de l'opération, un véritable programme de pacage marin, avec des lâchers
surdensitaires, a été lancé. Les juvéniles produits dans les écloseries contribuent à
entretenir une pêche maritime florissante, dont les apports dépassent sensiblement les
niveaux historiques de production naturelle (fig. 8.2).
Enfin, le pacage marin peut être envisagé pour la création de populations
nouvelles soit dans la zone naturelle de répartition de l'espèce, soit par transplantation
dans une autre région. C'est ainsi que le saumon "chinook", introduit en NouvelleZélande au début du siècle, a donné naissance à des populations acclimatées dans les
rivières du sud (Waugh 1980). De même, les saumons "chinook" et "coho" font l'objet
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