La mise au point d'un tel modèle reste encore du ressort de la recherche
cognitive, car tous les concepts et les lois qui le sous-tendent ne sont pas encore
maîtrisés.
5.7. Capacités irophiques des eaux et de l'interface eau-sédiment
Le bassin de Marennes-Oléron est un milieu estuarien macrotidal dans lequel la
matière en suspension présente une grande variabilité. Pour cette raison, définir une
stratégie d'échantillonnage qui permette de représenter l'évolution temporelle du
système n'est pas chose facile. La stratégie retenue pour l'échantillonnage
hydrobiologique a consisté en un prééchantillonnage spatio-temporel de 15 stations.
L'analyse des variances a montré que, pour certains secteurs et certaines variables, la
variabilité journalière est du même ordre que la variance saisonnière. Par une analyse
en composantes principales, des secteurs d'homogénéité relative pour les variables
considérées ont pu être définis. L'échantillonnage finalement retenu représente un
compromis entre le coût et les objectifs de modélisation (Héral et al. 1983) :
- variation spatiale : suivi ponctuel aux limites océaniques et estuariennes, en
morte eau et en vive eau (fig. 7.6) ;
- variation temporelle : suivi d'une station centrale représentative de l'hydrologie
des secteurs conchylicoles, en morte-eau et en vive-eau, à raison d'un
prélèvement toutes les heures pendant un demi-cycle de marée.
Le suivi spatial a porté sur 12 ans et le suivi temporel fin sur 4 ans.
Quatre sources de variation expliquent les cycles des traceurs particulaires :
gradient vertical, cycle horaire de la marée (période de 12 h 30), coefficient de marée et
tendance saisonnière (période d'un an) (Héral et al. 1987). Une analyse de variance sur
les différents composants du seston et de l'énergie particulaire assimilable, réalisée en
1979 et 1980, a permis de hiérarchiser les effets des différentes perturbations en
fonction des niveaux de signification de trois facteurs : date, type de marée (morte eau
ou vive eau) et hauteur du prélèvement (Bâcher et al. sous presse).
Quelles que soient l'année et la variable étudiées, on constate une interaction
entre la date et le coefficient de marée, avec des différences relativement faibles entre
surface et fond. Le cycle morte-eau - vive-eau explique une part importante de la
variabilité observée. Les phénomènes météorologiques (influence du vent notamment),
qui agissent sur le transport et la remise en suspension des particules, ou de type
saisonnier, tel le bloom phytoplanctonique, expliquent une partie de l'interaction et de
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cognitive, car tous les concepts et les lois qui le sous-tendent ne sont pas encore
maîtrisés.
5.7. Capacités irophiques des eaux et de l'interface eau-sédiment
Le bassin de Marennes-Oléron est un milieu estuarien macrotidal dans lequel la
matière en suspension présente une grande variabilité. Pour cette raison, définir une
stratégie d'échantillonnage qui permette de représenter l'évolution temporelle du
système n'est pas chose facile. La stratégie retenue pour l'échantillonnage
hydrobiologique a consisté en un prééchantillonnage spatio-temporel de 15 stations.
L'analyse des variances a montré que, pour certains secteurs et certaines variables, la
variabilité journalière est du même ordre que la variance saisonnière. Par une analyse
en composantes principales, des secteurs d'homogénéité relative pour les variables
considérées ont pu être définis. L'échantillonnage finalement retenu représente un
compromis entre le coût et les objectifs de modélisation (Héral et al. 1983) :
- variation spatiale : suivi ponctuel aux limites océaniques et estuariennes, en
morte eau et en vive eau (fig. 7.6) ;
- variation temporelle : suivi d'une station centrale représentative de l'hydrologie
des secteurs conchylicoles, en morte-eau et en vive-eau, à raison d'un
prélèvement toutes les heures pendant un demi-cycle de marée.
Le suivi spatial a porté sur 12 ans et le suivi temporel fin sur 4 ans.
Quatre sources de variation expliquent les cycles des traceurs particulaires :
gradient vertical, cycle horaire de la marée (période de 12 h 30), coefficient de marée et
tendance saisonnière (période d'un an) (Héral et al. 1987). Une analyse de variance sur
les différents composants du seston et de l'énergie particulaire assimilable, réalisée en
1979 et 1980, a permis de hiérarchiser les effets des différentes perturbations en
fonction des niveaux de signification de trois facteurs : date, type de marée (morte eau
ou vive eau) et hauteur du prélèvement (Bâcher et al. sous presse).
Quelles que soient l'année et la variable étudiées, on constate une interaction
entre la date et le coefficient de marée, avec des différences relativement faibles entre
surface et fond. Le cycle morte-eau - vive-eau explique une part importante de la
variabilité observée. Les phénomènes météorologiques (influence du vent notamment),
qui agissent sur le transport et la remise en suspension des particules, ou de type
saisonnier, tel le bloom phytoplanctonique, expliquent une partie de l'interaction et de
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