7 - La capacité biotique des bassins ostréicoles
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dispersion. L'avantage du modèle multi-boîtes, outre qu'il rend compte de
l'hétérogénéité physique des masses d'eau, est qu'il permet d'envisager un
aménagement spatial des cultures dans un bassin conchylicole (Bâcher 1989).
Les mollusques doivent être introduits dans ces modèles comme des
consommateurs de nourriture, mais aussi comme des assimilateurs. En effet, la
nourriture qui disparaît du milieu correspond à l'assimilation. Or la différence est
grande entre consommation et assimilation, car les biodépôts (fèces + pseudoféces)
peuvent représenter, pour l'huître japonaise, jusqu'à 70 % de l'énergie consommée
(Héral et al. 1983, Deslous-Paoli et Héral 1984). Dans les écosystèmes à marée
caractérisés par leur fort hydrodynamisme, ces biodépôts sont remis en suspension et
peuvent ainsi être réutilisés par les mollusques. Les sections suivantes présentent l'état
d'avancement de ces travaux en France où l'intérêt pour ces recherches s'explique à la
fois par l'importance économique et par les difficultés rencontrées par l'industrie
ostréicole.
4. Modèle global
Les biomasses d'huître creuse présentes dans les bassins conchylicoles de la côte
atlantique française sont évaluées annuellement depuis 1984. Ces estimations, qui
allient des mesures par échantillonnage sur le terrain, par photographie aérienne
(Bâcher et al 1986) et par télédétection (Deslous-Paoli et al. 1985), donnent des
résultats fiables et précis (6 à 10 %). Ce n'est cependant qu'à moyen terme, lorsque des
données couvriront plusieurs années et un spectre suffisamment large de variation des
biomasses cultivées qu'un modèle dynamique pourra être construit. Dans l'immédiat,
comme un certain nombre de bassins (Marennes-Oléron, baie de Bourgneuf, ...)
présentent des signes évidents de déclin des rendements, un modèle global a été
appliqué à une série historique de données reconstruites de production et de biomasse.
Ce modèle présente l'avantage de mettre en évidence immédiatement les grandes lois
qui régissent l'exploitation d'un écosystème par la conchyliculture, de valider les
hypothèses présentées en introduction, et de fournir déjà des bases objectives
d'appréciation, pour le bassin considéré, des biomasses à ne pas dépasser, même si la
détermination de ce seuil reste en partie subjective en l'absence d'analyses économiques
sur le profit et les emplois créés pour les différents niveaux de biomasse.
Ce modèle admet que les facteurs d'environnement (climatologie, courantologie,
sédimentologie, production primaire) sont restés stables (chapitre 4) pendant la période
considérée, même s'ils ont pu présenter une certaine variabilité interannuelle. La
production d'huître creuse a été estimée pour le siècle écoulé (1885 à 1984), à partir de
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dispersion. L'avantage du modèle multi-boîtes, outre qu'il rend compte de
l'hétérogénéité physique des masses d'eau, est qu'il permet d'envisager un
aménagement spatial des cultures dans un bassin conchylicole (Bâcher 1989).
Les mollusques doivent être introduits dans ces modèles comme des
consommateurs de nourriture, mais aussi comme des assimilateurs. En effet, la
nourriture qui disparaît du milieu correspond à l'assimilation. Or la différence est
grande entre consommation et assimilation, car les biodépôts (fèces + pseudoféces)
peuvent représenter, pour l'huître japonaise, jusqu'à 70 % de l'énergie consommée
(Héral et al. 1983, Deslous-Paoli et Héral 1984). Dans les écosystèmes à marée
caractérisés par leur fort hydrodynamisme, ces biodépôts sont remis en suspension et
peuvent ainsi être réutilisés par les mollusques. Les sections suivantes présentent l'état
d'avancement de ces travaux en France où l'intérêt pour ces recherches s'explique à la
fois par l'importance économique et par les difficultés rencontrées par l'industrie
ostréicole.
4. Modèle global
Les biomasses d'huître creuse présentes dans les bassins conchylicoles de la côte
atlantique française sont évaluées annuellement depuis 1984. Ces estimations, qui
allient des mesures par échantillonnage sur le terrain, par photographie aérienne
(Bâcher et al 1986) et par télédétection (Deslous-Paoli et al. 1985), donnent des
résultats fiables et précis (6 à 10 %). Ce n'est cependant qu'à moyen terme, lorsque des
données couvriront plusieurs années et un spectre suffisamment large de variation des
biomasses cultivées qu'un modèle dynamique pourra être construit. Dans l'immédiat,
comme un certain nombre de bassins (Marennes-Oléron, baie de Bourgneuf, ...)
présentent des signes évidents de déclin des rendements, un modèle global a été
appliqué à une série historique de données reconstruites de production et de biomasse.
Ce modèle présente l'avantage de mettre en évidence immédiatement les grandes lois
qui régissent l'exploitation d'un écosystème par la conchyliculture, de valider les
hypothèses présentées en introduction, et de fournir déjà des bases objectives
d'appréciation, pour le bassin considéré, des biomasses à ne pas dépasser, même si la
détermination de ce seuil reste en partie subjective en l'absence d'analyses économiques
sur le profit et les emplois créés pour les différents niveaux de biomasse.
Ce modèle admet que les facteurs d'environnement (climatologie, courantologie,
sédimentologie, production primaire) sont restés stables (chapitre 4) pendant la période
considérée, même s'ils ont pu présenter une certaine variabilité interannuelle. La
production d'huître creuse a été estimée pour le siècle écoulé (1885 à 1984), à partir de
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