7 - LÀ CAPACITE BIOTIQUE DES BASSINS OSTREICOLES
Maurice Héral, Cédric Bâcher
et Jean-Marc Deslous-Paoli
"// est facile de se rendre compte que, si des mesures énergiques ne
sont pas prises rapidement pour essayer d'enrayer la déficience de
pousse et de qualité qui s'aggrave d'année en année et dont l'une des
causes principales, sinon la plus importante, provient de la densité
exagérée des produits entreposés dans le bassin, les ostréiculteurs de
Marennes-Oléron se trouveront bientôt dans la situation suivante : ils
auront dans leurs parcs des milliards de petites huîtres d'âges divers,
mais de qualité inférieure, et ils ne disposeront pas des quelques
centaines de millions de produits susceptibles de satisfaire aux
demandes de leur clientèle. "
Charles Heivé, Président des Syndicats ostréicoles. Rivage et
Cultures Marines, avril 1960.
Depuis 1976, Maurice Héral étudie, à la Station 1FREMER de La Tremblade (France), les réseaux
trophiques des écosystèmes conchylicolcs et, notamment, la variabilité de la nourriture disponible, les bilans
d'énergie, l'écophysiologie de l'huître japonaise : il a élaboré un modèle global de production conchylicole. Il
dirige, depuis 1980, le laboratoire "Ecosystèmes conchylicoles" (LEC).
Spécialiste des modèles numériques, Cédric Bâcher travaille au LEC depuis 1985. Il a mis au point une
stratégie d'échantillonnage des biomasses de mollusques cultivés et un premier modèle trophique analytique
couplant systèmes physique et biologique.
Jean-Marc Deslous-Paoli fait partie du même laboratoire depuis 1979, où ses travaux portent sur le suivi des
croissances, l'estimation des stocks par télédétection, les bilans d'énergie et l'écophysiologie des mollusques
filtreurs intertidaux.
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