6 - Les déterminants du recrutement
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travaux de Peterman et Bradford (1987), qui ont analysé treize années de données sur le
vent et la population d'anchois de Californie. Une très bonne correspondance peut être
mise en évidence entre la fréquence des périodes de calme et de vents faibles au cours
de la saison de ponte, et le taux de mortalité larvaire. A mesure que, pendant la sa'ison
de ponte, les périodes de calme augmentent, le taux moyen journalier de mortalité
larvaire décroît de manière significative (fig. 6.5). Néanmoins, Peterman et al. (1987)
émettent des réserves quant à l'effet sur le recrutement final d'une baisse de la survie
larvaire. L'abondance des recrues ne reflète pas nécessairement l'abondance des larves
à la fin de leur première période d'alimentation (19 jours) : des différences dans le taux
de mortalité, survenant après cette phase de première alimentation, pourraient détruire
la relation initiale.
0.30
0.25
c 0.20
* 0.15
D
I—
0.10
0.05
10
14
18
22
26
30
Périodes de calme par mois
Figure 6.5 - Anchois de Californie : effet du vent sur le taux de mortalité larvaire
(d'après Peterman and Bradford 1987).
D'après Ellertsen et al. (1984), la même hypothèse expliquerait les bilans de
survie des larves de morue dans les fjords norvégiens. En comparant l'abondance et la
distribution verticale des larves en période de première alimentation et celle de leurs
proies, les nauplii, ils constatent qu'un bon régime alimentaire est associé à une
distribution verticale par taches des proies, et qu'une telle répartition est typique des
conditions de beau temps. Ces taches peuvent être facilement disloquées par des vents
forts, qui font tomber la densité des proies à des valeurs inférieures à 10 organismes par
litre. Dans ces conditions, les larves ne disposent plus d'une nourriture suffisante et
meurent en grand nombre.
197
r =0,65
P<0.001
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