5 - L'océan et la variabilité des populations marines
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mélange plus lourde présente côté terre : ainsi se crée un courant de surface en
direction de la côte qui donne naissance à un front superficiel de convergence. A
l'inverse, parce qu'elles sont plus lourdes, les eaux profondes du large tendent à
s'écouler au niveau du fond sous la couche de mélange plus légère, produisant
également un courant de fond vers la côte. Pour équilibrer ces deux flux, superficiel et
profond, en direction de la côte, un flux d'eau de mélange s'établit en sens inverse à une
profondeur intermédiaire.
Figure 5.2 - Schéma d'un front côtier. Le brassage de l'eau par les marées sur le plateau
continental produit un courant de densité dirigé vers la côte, dans les couches
de surface et de fond, de la zone stratifiée adjacente ; ce courant est
compensé par un courant dirigé vers le large dans la pycnocline intermédiaire
(d'après Hunter and Sharp 1983).
Les organismes planctoniques capables de maintenir leur immersion, soit près de
la surface, soit près du fond, seraient ainsi susceptibles de ne pas être entraînés vers le
large, loin du plateau continental. Iles et Sinclair (1982) notent que les aires de
concentration de larves de hareng coïncident avec les limites de ce type de front et
Sinclair (1988) avance l'existence d'une relation entre l'étendue de ces structures et la
taille des stocks qui leur sont inféodés.
Les eaux qui se trouvent, en surface, au niveau du front du côté du mélange
vertical sont enrichies par l'apport d'eaux plus profondes, plus riches en sels nutritifs. La
production primaire y est donc supérieure. Il en est de même dans la zone plus stable
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