L'Afrique du Sud
La nécessité d'exporter des fruits et légumes vers des marchés lointains
a très tôt conduit ce pays à s'intéresser aux traitements ionisants des
aliments. En 1985, 7 000 T de denrées alimentaires furent ionisées au niveau
industriel (38).
Les pouvoirs publics appuient fortement le développement du procédé
et ont ainsi accordé 25 autorisations à titre définitif, ce qui place à ce titre
l'Afrique du Sud au premier rang mondial (38).
Plus de la moitié de la production traitée (4 000 t) est commercialisée
sur le marché intérieur. Les produits sont étiquetés du label « Radura »
qu'une campagne de publicité a identifié comme label de qualité. 90 pour
cent des consommateurs se sont montrés favorables au procédé, satisfaits
des produits (surtout les produits frais) et ont souhaité qu'un plus grand
nombre de produits leur soit proposé (38).
Un gros effort de recherche et d'expérimentation est en outre fourni
depuis plus de 15 ans. Les études actuelles portent sur la détermination
de doses nécessaires à l'ionisation de la viande, de la volaille et du poisson.
L'objectif de ce vaste programme est le transfert de technologie vers le
secteur privé. L'exemple de l'Afrique du Sud est unique et devrait inciter
d'autres pays à le suivre.
Les Etats-Unis
Pionniers dans la technologie de l'ionisation, les Etats-Unis ont cependant
peu développé ses applications au traitement industriel de denrées alimentaires. La raison principale est une législation très stricte. La dernière
prise de position de la Food and Drug Administration (FDA) remonte à
1986 quand elle autorisait le traitement ionisant de tout aliment jusqu'à
une dose de. .. 1 kGy. Or, la plupart des denrées alimentaires susceptibles
d'être ionisés (viandes, volailles et produits de la pêche) recquierent pour
leur traitement des doses minimales supérieures à la limite autorisée par
la FDA. D'où le faible niveau d'exploitation industrielle du procédé.
Cependant, la capacité des installations (principalement tournées vers
le médico-chirurgical et le pharmaceutique) s'élève à 133 millions de Curies
(38). Un assouplissement de leur législation placerait vite les Etats-Unis au
premier rang mondial.
Pour l'heure, le marché américain ne représente que 2 % du marché
total de l'ionisation. Radiation Technology Inc (New Jersey) traite les plus
grandes quantités de volailles, fruits et poissons essentiellement à destination
de l'Europe. A titre expérimental, de nombreux essais d'ionisation ont portés
sur les produits de la pêche. Une installation d'ionisation de produits de
la pêche est projetée en Alaska (27).
140
La nécessité d'exporter des fruits et légumes vers des marchés lointains
a très tôt conduit ce pays à s'intéresser aux traitements ionisants des
aliments. En 1985, 7 000 T de denrées alimentaires furent ionisées au niveau
industriel (38).
Les pouvoirs publics appuient fortement le développement du procédé
et ont ainsi accordé 25 autorisations à titre définitif, ce qui place à ce titre
l'Afrique du Sud au premier rang mondial (38).
Plus de la moitié de la production traitée (4 000 t) est commercialisée
sur le marché intérieur. Les produits sont étiquetés du label « Radura »
qu'une campagne de publicité a identifié comme label de qualité. 90 pour
cent des consommateurs se sont montrés favorables au procédé, satisfaits
des produits (surtout les produits frais) et ont souhaité qu'un plus grand
nombre de produits leur soit proposé (38).
Un gros effort de recherche et d'expérimentation est en outre fourni
depuis plus de 15 ans. Les études actuelles portent sur la détermination
de doses nécessaires à l'ionisation de la viande, de la volaille et du poisson.
L'objectif de ce vaste programme est le transfert de technologie vers le
secteur privé. L'exemple de l'Afrique du Sud est unique et devrait inciter
d'autres pays à le suivre.
Les Etats-Unis
Pionniers dans la technologie de l'ionisation, les Etats-Unis ont cependant
peu développé ses applications au traitement industriel de denrées alimentaires. La raison principale est une législation très stricte. La dernière
prise de position de la Food and Drug Administration (FDA) remonte à
1986 quand elle autorisait le traitement ionisant de tout aliment jusqu'à
une dose de. .. 1 kGy. Or, la plupart des denrées alimentaires susceptibles
d'être ionisés (viandes, volailles et produits de la pêche) recquierent pour
leur traitement des doses minimales supérieures à la limite autorisée par
la FDA. D'où le faible niveau d'exploitation industrielle du procédé.
Cependant, la capacité des installations (principalement tournées vers
le médico-chirurgical et le pharmaceutique) s'élève à 133 millions de Curies
(38). Un assouplissement de leur législation placerait vite les Etats-Unis au
premier rang mondial.
Pour l'heure, le marché américain ne représente que 2 % du marché
total de l'ionisation. Radiation Technology Inc (New Jersey) traite les plus
grandes quantités de volailles, fruits et poissons essentiellement à destination
de l'Europe. A titre expérimental, de nombreux essais d'ionisation ont portés
sur les produits de la pêche. Une installation d'ionisation de produits de
la pêche est projetée en Alaska (27).
140
