Réglementation et contrôles
La réglementation et le contrôle ont une grande influence sur les perspectives d'avenir de l'ionisation dont le développement, par ailleurs, est
tributaire d'une large collaboration internationale. L'attitude des gouvernements est décisive car elle conditionne l'initiative et la volonté d'investissement des entreprises privées.
Historique
Les premières recherches concernant l'irradiation débutèrent à la fin du
siècle dernier : Roentgen découvrit les rayons X (1895) et Reider en démontra
l'action létale sur les micro-organismes (1898). L'étude expérimentale de
la radioactivité démarra au début du siècle après la mise en évidence des
propriétés stérilisantes du radium (Green, 1904). Très vite, l'intérêt des
rayonnements fut constaté en vue de la stérilisation des instruments
médicaux ou de la conservation des aliments. La première radiostérilisation
d'un aliment a eu lieu, de façon fortuite, en 1943 dans la pile atomique
d'Oak Ridge (Etats-Unis).
Les recherches et applications de cette technologie, dérivant du nucléaire,
sont longtemps restées du domaine réservé des organismes militaires et
publics. Il fallu attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour qu'elles
passent dans le domaine de l'industrie. L'histoire de la radioconservation
des aliments se découpe en trois périodes.
De 1945 à 1960 : plusieurs pays dont la France développèrent des
recherches et travaux sur le thème de la radioconservation des aliments.
Les Etats-Unis effectuèrent le principal effort. Mais ces recherches s'attachèrent plus à préciser les conditions d'applications des traitements que
leurs effets réels et leurs dangers potentiels.
De 1960 à 1968 : l'approche toxicologique de l'ionisation a fait l'objet
de nombreux travaux aux résultats controversés. Ce procédé fut soumis à
des critères extrêmement sévères et classé comme additif alimentaire.
Après 1968, c'est « l'âge de raison » caractérisé par une approche plus
réaliste des problèmes. Des études approfondies sur les effets des rayonnements et les conséquences du traitement sur les potentialités cancérigènes
et mutagènes des aliments ionisés sont réalisées dans de très nombreux
pays. Un projet international en matière d'irradiation des aliments (IFIP) est
mis en place (Karlsruhe, 1971). Soutenu par l'OCDE (Organisation pour la
Coopération Economique et le Développement), l'OAA et l'AlEA, financé
121
La réglementation et le contrôle ont une grande influence sur les perspectives d'avenir de l'ionisation dont le développement, par ailleurs, est
tributaire d'une large collaboration internationale. L'attitude des gouvernements est décisive car elle conditionne l'initiative et la volonté d'investissement des entreprises privées.
Historique
Les premières recherches concernant l'irradiation débutèrent à la fin du
siècle dernier : Roentgen découvrit les rayons X (1895) et Reider en démontra
l'action létale sur les micro-organismes (1898). L'étude expérimentale de
la radioactivité démarra au début du siècle après la mise en évidence des
propriétés stérilisantes du radium (Green, 1904). Très vite, l'intérêt des
rayonnements fut constaté en vue de la stérilisation des instruments
médicaux ou de la conservation des aliments. La première radiostérilisation
d'un aliment a eu lieu, de façon fortuite, en 1943 dans la pile atomique
d'Oak Ridge (Etats-Unis).
Les recherches et applications de cette technologie, dérivant du nucléaire,
sont longtemps restées du domaine réservé des organismes militaires et
publics. Il fallu attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour qu'elles
passent dans le domaine de l'industrie. L'histoire de la radioconservation
des aliments se découpe en trois périodes.
De 1945 à 1960 : plusieurs pays dont la France développèrent des
recherches et travaux sur le thème de la radioconservation des aliments.
Les Etats-Unis effectuèrent le principal effort. Mais ces recherches s'attachèrent plus à préciser les conditions d'applications des traitements que
leurs effets réels et leurs dangers potentiels.
De 1960 à 1968 : l'approche toxicologique de l'ionisation a fait l'objet
de nombreux travaux aux résultats controversés. Ce procédé fut soumis à
des critères extrêmement sévères et classé comme additif alimentaire.
Après 1968, c'est « l'âge de raison » caractérisé par une approche plus
réaliste des problèmes. Des études approfondies sur les effets des rayonnements et les conséquences du traitement sur les potentialités cancérigènes
et mutagènes des aliments ionisés sont réalisées dans de très nombreux
pays. Un projet international en matière d'irradiation des aliments (IFIP) est
mis en place (Karlsruhe, 1971). Soutenu par l'OCDE (Organisation pour la
Coopération Economique et le Développement), l'OAA et l'AlEA, financé
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