Commercialisation
pas dans la chevrette le goût "marin" des pénéides. La chevrette
peut être aussi utilisée pour les régimes hyposalés. L'animal se prête
à de très nombreuses recettes ce qui intéresse les restaurateurs
(80 % de la consommation des crevettes aux USA se fait au restaurant).
Son taux de cholestérol étant plus faible que celui des crevettes, il
peut être également consommé par les hypertendus et les obèses.
Bref, c'est une "diet shrimp" comme il existe un "diet Coke".
- Il faut servir les marchés les plus porteurs même si les circuits
sont plus compliqués. Il est fréquent d'observer un à deux, dollars
d'écart par livre pour un même produit de la mer entre la côte Est
et la côte Ouest des Etats-Unis. Aussi, un accord a été passé avec
l'entreprise "Fédéral Express" pour pouvoir servir à la demande toutes
les destinations urbaines des Etats-Unis en 24 heures, même pour
quelques kilos (coût maximum : 1,5 USD/livre). L'information est
diffusée par le biais de catalogues de produits de luxe réservés à
une clientèle urbaine, avide de produits originaux.
Bien sûr, la présentation et l'emballage doivent servir l'originalité du
produit : vente en frais, en barquettes en emballage sous vide ou en
boîte cartonnée avec une fenêtre (figure 1.45), des fiches recettes en
couleur étant incluses. Enfin, il faut profiter de la position de la ferme
située au bord de l'autoroute pour développer la vente directe à la
ferme (figure 1.46) ainsi que celle de T-shirts et casquettes à l'effigie
du logo de l'entreprise.
En 1989 la production a été de 97 tonnes. Le prix moyen de vente
départ ferme a été de 6,35 dollars/livre (80 F/kg). Les ventes se repartissent
ainsi :
- 55 % à l'exportation (en frais) dont la moitié sur New York
- 30 % sur la ferme (congelé)
- 15 % sur Porto Rico (congelé)
• Guyane Française
Au départ, les producteurs guyanais regroupés dans une Sica pensaient
pouvoir vendre l'essentiel de leur production sur le marché de Rungis
sous forme congelée, le marché local étant rapidement saturé (20 T/an
environ). L'échec de la commercialisation sur Rungis en 1987 en raison
de la concurrence des produits similaires et très bon marché en provenance
du sud-est asiatique conduisit la majorité des petits producteurs à
abandonner en 1988.
Pour trouver rapidement un meilleur débouché, une étude de
commercialisation fut effectuée par une société spécialisée dans le
marketing des produits de la mer. Elle montra l'existence d'un créneau
porteur sur la métropole à certaines conditions.
- Exporter en frais, sur glace, par avion pour un positionnement haut
de gamme ;
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pas dans la chevrette le goût "marin" des pénéides. La chevrette
peut être aussi utilisée pour les régimes hyposalés. L'animal se prête
à de très nombreuses recettes ce qui intéresse les restaurateurs
(80 % de la consommation des crevettes aux USA se fait au restaurant).
Son taux de cholestérol étant plus faible que celui des crevettes, il
peut être également consommé par les hypertendus et les obèses.
Bref, c'est une "diet shrimp" comme il existe un "diet Coke".
- Il faut servir les marchés les plus porteurs même si les circuits
sont plus compliqués. Il est fréquent d'observer un à deux, dollars
d'écart par livre pour un même produit de la mer entre la côte Est
et la côte Ouest des Etats-Unis. Aussi, un accord a été passé avec
l'entreprise "Fédéral Express" pour pouvoir servir à la demande toutes
les destinations urbaines des Etats-Unis en 24 heures, même pour
quelques kilos (coût maximum : 1,5 USD/livre). L'information est
diffusée par le biais de catalogues de produits de luxe réservés à
une clientèle urbaine, avide de produits originaux.
Bien sûr, la présentation et l'emballage doivent servir l'originalité du
produit : vente en frais, en barquettes en emballage sous vide ou en
boîte cartonnée avec une fenêtre (figure 1.45), des fiches recettes en
couleur étant incluses. Enfin, il faut profiter de la position de la ferme
située au bord de l'autoroute pour développer la vente directe à la
ferme (figure 1.46) ainsi que celle de T-shirts et casquettes à l'effigie
du logo de l'entreprise.
En 1989 la production a été de 97 tonnes. Le prix moyen de vente
départ ferme a été de 6,35 dollars/livre (80 F/kg). Les ventes se repartissent
ainsi :
- 55 % à l'exportation (en frais) dont la moitié sur New York
- 30 % sur la ferme (congelé)
- 15 % sur Porto Rico (congelé)
• Guyane Française
Au départ, les producteurs guyanais regroupés dans une Sica pensaient
pouvoir vendre l'essentiel de leur production sur le marché de Rungis
sous forme congelée, le marché local étant rapidement saturé (20 T/an
environ). L'échec de la commercialisation sur Rungis en 1987 en raison
de la concurrence des produits similaires et très bon marché en provenance
du sud-est asiatique conduisit la majorité des petits producteurs à
abandonner en 1988.
Pour trouver rapidement un meilleur débouché, une étude de
commercialisation fut effectuée par une société spécialisée dans le
marketing des produits de la mer. Elle montra l'existence d'un créneau
porteur sur la métropole à certaines conditions.
- Exporter en frais, sur glace, par avion pour un positionnement haut
de gamme ;
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