Pays producteurs
Les animaux sont nourris de granulés pour poisson contenant 25 à
40 % de protéines et dont la distribution est ajustée visuellement grâce
à la petite taille des bassins. La qualité de l'eau d'élevage est maintenue
par renouvellement permanent avec des filtres biologiques intégrés ou
par des brasseurs-oxygénateurs.
La production de ces fermes varie selon l'efficacité de leur gestion. La
Minatogawa Aqua-Farm qui élève à une densité initiale de 20 à 30
ind/m
2 , dans des bassins en circuit ouvert et chauffés en saison froide,
a une production annuelle de 15-25 ind/m
2 d'un poids moyen de 2025 g/m
2 . Ainsi, la production annuelle de cette ferme est de 450 g/m2,
soit 4,5 T/ha/an.
Les fermes qui utilisent la technique super intensive produisent
véritablement "à la chaîne" dans de longs bacs en béton de 5, 15, 25
et 50 m
2
, équipés de filtres biologiques et alignés sous serre (figure
1.14). Des postlarves sont introduites chaque mois dans le premier bac,
tandis que les animaux ayant grossi dans les bacs de 15 et 25 m
2 sont
transférés dans les bacs suivants. Les animaux commercialisables sont
fournis chaque mois par le bac de 50 m
2
. La compagnie Fuji Film
exploite cinq de ces chaînes de production, en réutilisant les rejets
thermiques de son usine de fabrication de films photographiques pour
maintenir les cultures à température optimale. La survie moyenne est
de 80 %, donnant une production de 100 à 125 kg/mois et par chaîne
(25 g de poids moyen). Avec 5 chaînes et 10 cycles par an, la production
annuelle de cette ferme est de 5 à 6 tonnes pour une superficie de
1260 m
2 environ.
Certaines fermes pratiquent également le prégrossissement intensif
en polyculture avec l'escargot d'eau Ampullarius insularus, très
consommé au Japon depuis 1983. Les postlarves de chevrette sont
stockées à 300 à 400 par m
2 dans des raceways en béton. Des jacinthes
d'eau servent de nourriture aux escargots et d'abri pour les postlarves
de Macrobrachium.
-
Commercialisation
La production est entièrement vendue sur le marché local. Les animaux
sont essentiellement vendus vivants car cette forme rapporte les meilleurs
prix, soit 160 à 200 F le kilo.
10. Porto Rico
L'élevage de la chevrette à Porto Rico date du début des années 70.
Deux fermes ayant été détruites par un ouragan en 1979, seule la ferme
industrielle de Sabana Grande construite la même année, est aujourd'hui
en exploitation (figure 1.15). Cette ferme de 50 hectares fait partie d'un
projet financé par des investisseurs américains et des subventions du
gouvernement portoricain pour diversifier l'agriculture. La production
30
Les animaux sont nourris de granulés pour poisson contenant 25 à
40 % de protéines et dont la distribution est ajustée visuellement grâce
à la petite taille des bassins. La qualité de l'eau d'élevage est maintenue
par renouvellement permanent avec des filtres biologiques intégrés ou
par des brasseurs-oxygénateurs.
La production de ces fermes varie selon l'efficacité de leur gestion. La
Minatogawa Aqua-Farm qui élève à une densité initiale de 20 à 30
ind/m
2 , dans des bassins en circuit ouvert et chauffés en saison froide,
a une production annuelle de 15-25 ind/m
2 d'un poids moyen de 2025 g/m
2 . Ainsi, la production annuelle de cette ferme est de 450 g/m2,
soit 4,5 T/ha/an.
Les fermes qui utilisent la technique super intensive produisent
véritablement "à la chaîne" dans de longs bacs en béton de 5, 15, 25
et 50 m
2
, équipés de filtres biologiques et alignés sous serre (figure
1.14). Des postlarves sont introduites chaque mois dans le premier bac,
tandis que les animaux ayant grossi dans les bacs de 15 et 25 m
2 sont
transférés dans les bacs suivants. Les animaux commercialisables sont
fournis chaque mois par le bac de 50 m
2
. La compagnie Fuji Film
exploite cinq de ces chaînes de production, en réutilisant les rejets
thermiques de son usine de fabrication de films photographiques pour
maintenir les cultures à température optimale. La survie moyenne est
de 80 %, donnant une production de 100 à 125 kg/mois et par chaîne
(25 g de poids moyen). Avec 5 chaînes et 10 cycles par an, la production
annuelle de cette ferme est de 5 à 6 tonnes pour une superficie de
1260 m
2 environ.
Certaines fermes pratiquent également le prégrossissement intensif
en polyculture avec l'escargot d'eau Ampullarius insularus, très
consommé au Japon depuis 1983. Les postlarves de chevrette sont
stockées à 300 à 400 par m
2 dans des raceways en béton. Des jacinthes
d'eau servent de nourriture aux escargots et d'abri pour les postlarves
de Macrobrachium.
-
Commercialisation
La production est entièrement vendue sur le marché local. Les animaux
sont essentiellement vendus vivants car cette forme rapporte les meilleurs
prix, soit 160 à 200 F le kilo.
10. Porto Rico
L'élevage de la chevrette à Porto Rico date du début des années 70.
Deux fermes ayant été détruites par un ouragan en 1979, seule la ferme
industrielle de Sabana Grande construite la même année, est aujourd'hui
en exploitation (figure 1.15). Cette ferme de 50 hectares fait partie d'un
projet financé par des investisseurs américains et des subventions du
gouvernement portoricain pour diversifier l'agriculture. La production
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