Structure de la population
La croissance individuelle hétérogène existe chez d'autres animaux
aquatiques comme les carpes pour qui elle n'est pas d'origine génétique.
Chez ces espèces, les individus dominants apparaissent lorsque les
conditions sont défavorables, notamment en cas de forte densité, leur
donnant un avantage dans la situation compétitive. Ainsi, les légères
différences de taille initiale s'amplifient dans le temps avec la compétition
pour la nourriture.
Chez la chevrette par contre, les dominants apparaissent d'autant plus
rapidement que les conditions sont favorables (faible densité par
exemple). La dominance trophique n'est donc pas l'unique explication.
L'équipe de l'université d'Hawaï a établi que le contrôle génétique de
la croissance individuelle hétérogène était quasiment nul chez les juvéniles
de M. rosenbergii : une population d'animaux élevés en logettes individuelles
montre une dispersion de tailles bien inférieure à celle d'autres animaux
issus du même cycle d'écloserie mais élevés en communauté. Le phénomène
de dominance est induit par la vie en communauté et un contact direct
entre les animaux est nécessaire.
La taille d'un individu à un temps donné n'est donc pas fonction de
son âge mais résulte d'interactions sociales. Un mâle dominé redémarre
sa croissance lorsque la dominance est supprimée. Ces interactions
existent même en absence des femelles puisqu'on observe les trois
morphotypes en élevage monosexe.
339
La croissance individuelle hétérogène existe chez d'autres animaux
aquatiques comme les carpes pour qui elle n'est pas d'origine génétique.
Chez ces espèces, les individus dominants apparaissent lorsque les
conditions sont défavorables, notamment en cas de forte densité, leur
donnant un avantage dans la situation compétitive. Ainsi, les légères
différences de taille initiale s'amplifient dans le temps avec la compétition
pour la nourriture.
Chez la chevrette par contre, les dominants apparaissent d'autant plus
rapidement que les conditions sont favorables (faible densité par
exemple). La dominance trophique n'est donc pas l'unique explication.
L'équipe de l'université d'Hawaï a établi que le contrôle génétique de
la croissance individuelle hétérogène était quasiment nul chez les juvéniles
de M. rosenbergii : une population d'animaux élevés en logettes individuelles
montre une dispersion de tailles bien inférieure à celle d'autres animaux
issus du même cycle d'écloserie mais élevés en communauté. Le phénomène
de dominance est induit par la vie en communauté et un contact direct
entre les animaux est nécessaire.
La taille d'un individu à un temps donné n'est donc pas fonction de
son âge mais résulte d'interactions sociales. Un mâle dominé redémarre
sa croissance lorsque la dominance est supprimée. Ces interactions
existent même en absence des femelles puisqu'on observe les trois
morphotypes en élevage monosexe.
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