Alimentation et nutrition
Incorporation de sous-produits locaux
C'est une excellente façon de réduire le coût des granulés produits
localement ; encore faut-il bien connaître le sous-produit utilisable et
être sûr de sa qualité (absence de facteurs anti-nutritionnels par exemple)
et de la régularité d'approvisionnement. On peut citer le cas du tourteau
de coprah à Tahiti, du riz en Guyane, du tourteau de palmiste en Côte
d'Ivoire et au Brésil, du manioc pour ses propriétés liantes en Amérique
Latine, des feuilles d'acacia (Leucaena) à Tahiti et à Hawaii.
Il faut cependant se méfier des "faux amis" car les produits industriels
fabriqués à grande échelle et importés sont souvent moins chers et de
qualité plus fiable que des sous-produits traités localement. Ainsi la
banane aux Antilles, par ailleurs traditionnellement utilisée dans l'élevage
des porcs et les têtes de crevettes ou faux-poisson de Guyane se sont
révélés plus coûteux après traitement que les produits importés
équivalents.
Optimisation
Il faut d'abord faire la liste des matières premières disponibles (importation
et productions locales) et des coûts correspondants. Cette liste est
généralement disponible chez le fabricant local d'aliment du bétail et
comporte le plus souvent les ingrédients nécessaires : tourteaux ou
farines de blé, maïs, riz, farines de viande et d'os, etc. Les éléments
manquants peuvent être importés à part à la demande sous forme de
prémix. Un tel prémix peut représenter entre 20 et 30 % de la formule ;
il est constitué de produits spécifiques riches en protéines et stabilisés
par des d'additifs.
L'optimisation peut se faire par ordinateur dans le cas d'une minimisation
du prix de revient par le jeu sur les contraintes nutritionnelles d'une
part et le choix des matières premières d'autre part. Des programmes
existent dont celui utilisé à Tahiti, le MIXIT-2 qui donne des formules
type (voir Fabrication de l'aliment).
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