Pays producteurs
constante du milieu et du cheptel. Les animaux sont nourris de granulés
industriels complémentés éventuellement de déchets de poisson et de
sous-produits agricoles (avoine, haricot, etc.). En début d'élevage, un
granulé de petite taille titrant 38 % de protéines est utilisé. Par la suite,
la taille du granulé augmente tandis que le taux de protéines passe à
28 %. La ration est de 10 % de la biomasse au début pour finir à 3 %.
La qualité d'eau est soigneusement suivie, le niveau d'oxygène dissous
étant contrôlé par des renouvellements d'eau et par l'utilisation de
brasseurs.
•
Commercialisation
Les animaux sont vendus vivants à une taille commerciale de 20 à
25 grammes. Le prix de revient est en moyenne de 26 F, le prix de
détail variant de 53 à 85 F selon la saison. Les animaux exportés (20
tonnes en 1985 vers le Japon) sont plus gros avec un poids moyen de
35 à 45 grammes. La demande intérieure augmentant, la majorité de
la production est maintenant vendue localement, surtout aux restaurants
où les chevrettes sont particulièrement appréciées lors des noces. A
noter également le succès croissant de la pêche sportive de cette
espèce dans des cours d'eau que l'on ensemence à cet effet.
4. Brésil
Les études de faisabilité de l'élevage de crevettes d'eau douce au Brésil
commencèrent en 1973 dans l'état de Pernambuco avec des espèces
indigènes telles que M. carcinus ou M. acanthurus. En raison de résultats
médiocres, l'université de cet Etat décida, en 1977, d'importer d'Hawaï
des postlarves de M. rosenbergii. Celles-ci sont alors élevées avec
succès dans des bassins en terre. A partir de 1983, une écloserie de
production de masse est fonctionnelle et permet le démarrage de nombreux
projets de développement dans les Etats côtiers, depuis l'Amazone
jusqu'à la frontière avec l'Uruguay. Il existe deux principales régions
productrices : la pointe orientale du "Nordeste" et le littoral de la région
du "Sudeste" (figure 1.8). Cet élevage est développé par des groupes
agro-industriels (canne à sucre, soja, bétail) comme par de petits planteurs
mais reste considéré comme une activité agricole secondaire ce qui
explique les rendements généralement très moyens (0,4 à 1,6 T/ha/an).
En 1990, 126 fermes totalisant 565 hectares, ont produit environ 450 tonnes
de chevrettes, soit un rendement moyen de 0,8 T/ha/an.
• Ecloserie
Elles sont assez nombreuses (26 en 1990) car beaucoup de promoteurs
veulent assurer leur autonomie d'approvisionnement en postlarves. Le
système d'élevage le plus répandu utilise l'eau claire en circuit ouvert,
avec une densité moyenne de 50 larves/litre et une survie finale de
l'ordre de 50 %. Quelques écloseries utilisent le circuit fermé. La plupart
des écloseries sont surdimensionnées et souffrent d'un manque
21
constante du milieu et du cheptel. Les animaux sont nourris de granulés
industriels complémentés éventuellement de déchets de poisson et de
sous-produits agricoles (avoine, haricot, etc.). En début d'élevage, un
granulé de petite taille titrant 38 % de protéines est utilisé. Par la suite,
la taille du granulé augmente tandis que le taux de protéines passe à
28 %. La ration est de 10 % de la biomasse au début pour finir à 3 %.
La qualité d'eau est soigneusement suivie, le niveau d'oxygène dissous
étant contrôlé par des renouvellements d'eau et par l'utilisation de
brasseurs.
•
Commercialisation
Les animaux sont vendus vivants à une taille commerciale de 20 à
25 grammes. Le prix de revient est en moyenne de 26 F, le prix de
détail variant de 53 à 85 F selon la saison. Les animaux exportés (20
tonnes en 1985 vers le Japon) sont plus gros avec un poids moyen de
35 à 45 grammes. La demande intérieure augmentant, la majorité de
la production est maintenant vendue localement, surtout aux restaurants
où les chevrettes sont particulièrement appréciées lors des noces. A
noter également le succès croissant de la pêche sportive de cette
espèce dans des cours d'eau que l'on ensemence à cet effet.
4. Brésil
Les études de faisabilité de l'élevage de crevettes d'eau douce au Brésil
commencèrent en 1973 dans l'état de Pernambuco avec des espèces
indigènes telles que M. carcinus ou M. acanthurus. En raison de résultats
médiocres, l'université de cet Etat décida, en 1977, d'importer d'Hawaï
des postlarves de M. rosenbergii. Celles-ci sont alors élevées avec
succès dans des bassins en terre. A partir de 1983, une écloserie de
production de masse est fonctionnelle et permet le démarrage de nombreux
projets de développement dans les Etats côtiers, depuis l'Amazone
jusqu'à la frontière avec l'Uruguay. Il existe deux principales régions
productrices : la pointe orientale du "Nordeste" et le littoral de la région
du "Sudeste" (figure 1.8). Cet élevage est développé par des groupes
agro-industriels (canne à sucre, soja, bétail) comme par de petits planteurs
mais reste considéré comme une activité agricole secondaire ce qui
explique les rendements généralement très moyens (0,4 à 1,6 T/ha/an).
En 1990, 126 fermes totalisant 565 hectares, ont produit environ 450 tonnes
de chevrettes, soit un rendement moyen de 0,8 T/ha/an.
• Ecloserie
Elles sont assez nombreuses (26 en 1990) car beaucoup de promoteurs
veulent assurer leur autonomie d'approvisionnement en postlarves. Le
système d'élevage le plus répandu utilise l'eau claire en circuit ouvert,
avec une densité moyenne de 50 larves/litre et une survie finale de
l'ordre de 50 %. Quelques écloseries utilisent le circuit fermé. La plupart
des écloseries sont surdimensionnées et souffrent d'un manque
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