Physiologie
On considère que, pour des femelles de 30 à 50 g, le nombre d'œufs
émis est de l'ordre de 400 à 500 par gramme de poids frais, soit
20 000 œufs pour une femelle de 50 g. Le nombre d'œufs émis peut
être beaucoup plus important (jusqu'à 100 000 œufs par femelle) chez
des animaux plus âgés.
A partir de la maturité sexuelle, l'ovogénèse (ou formation des ovocytes)
est continue, mais la vitellogénèse se déroule dans les limites d'une
"inter-mue", en commençant au stade C ; la ponte s'effectue au stade
A de post-mue. Cycle de mue et cycle de maturation sont donc étroitement
imbriqués. Comme la mue, la maturation est sous la dépendance d'un
contrôle hormonal, par l'intermédiaire du système nerveux central et de
la glande du sinus située dans le pédoncule oculaire. Sous l'influence
de facteurs externes (environnement) ou internes (stress, âge, nutrition)
s'exerçant sur le système nerveux central; cette glande du sinus sécrète
ou non une hormone inhibitrice de maturation dont les variations de
concentration bloquent ou déclenchent le processus. La coordination
entre mue et stade de maturation fait appel à d'autres systèmes complexes
de régulation.
4. Osmorégulation
4.1. Phénomène d'osmorégulation
Pour tous les organismes aquatiques, on distingue le milieu intérieur à
l'organisme (le sang et le milieu cellulaire) et le milieu extérieur dans
lequel il baigne. Dans les deux milieux existent des éléments minéraux
comme le calcium, ou organiques comme les protéines, à des
concentrations généralement différentes. L'ensemble des substances
dissoutes dans un milieu donné détermine ce que l'on appelle la pression
osmotique de ce milieu. Schématiquement, plus la concentration d'un
milieu sera élevée pour une substance donnée, plus ce milieu aura une
pression osmotique élevée par rapport à cette substance.
Pour garantir le bon fonctionnement de son métabolisme, un crustacé
doit maintenir la concentration de son milieu intérieur la plus constante
possible. Or l'eau, qu'elle soit interne ou externe, a toujours tendance
à passer à travers les membranes perméables qui constituent certains
tissus de l'animal, comme les branchies. Cette diffusion se fait toujours
dans le sens du milieu le moins concentré (ou hypo-osmotique) vers le
milieu le plus concentré (ou hyper-osmotique) pour finir par constituer
deux fluides de concentration égale (ou iso-osmotique). De plus, le
métabolisme, notamment l'excrétion, entraîne une perte régulière de
certains éléments par l'animal. On appelle osmorégulation cet effort
permanent de l'animal pour maintenir constante la composition et donc
la pression osmotique de son milieu intérieur.
Chez les crustacés marins, les milieux intérieur et extérieur sont en
équilibre osmotique. Les crustacés d'eau douce, par contre, conservent
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On considère que, pour des femelles de 30 à 50 g, le nombre d'œufs
émis est de l'ordre de 400 à 500 par gramme de poids frais, soit
20 000 œufs pour une femelle de 50 g. Le nombre d'œufs émis peut
être beaucoup plus important (jusqu'à 100 000 œufs par femelle) chez
des animaux plus âgés.
A partir de la maturité sexuelle, l'ovogénèse (ou formation des ovocytes)
est continue, mais la vitellogénèse se déroule dans les limites d'une
"inter-mue", en commençant au stade C ; la ponte s'effectue au stade
A de post-mue. Cycle de mue et cycle de maturation sont donc étroitement
imbriqués. Comme la mue, la maturation est sous la dépendance d'un
contrôle hormonal, par l'intermédiaire du système nerveux central et de
la glande du sinus située dans le pédoncule oculaire. Sous l'influence
de facteurs externes (environnement) ou internes (stress, âge, nutrition)
s'exerçant sur le système nerveux central; cette glande du sinus sécrète
ou non une hormone inhibitrice de maturation dont les variations de
concentration bloquent ou déclenchent le processus. La coordination
entre mue et stade de maturation fait appel à d'autres systèmes complexes
de régulation.
4. Osmorégulation
4.1. Phénomène d'osmorégulation
Pour tous les organismes aquatiques, on distingue le milieu intérieur à
l'organisme (le sang et le milieu cellulaire) et le milieu extérieur dans
lequel il baigne. Dans les deux milieux existent des éléments minéraux
comme le calcium, ou organiques comme les protéines, à des
concentrations généralement différentes. L'ensemble des substances
dissoutes dans un milieu donné détermine ce que l'on appelle la pression
osmotique de ce milieu. Schématiquement, plus la concentration d'un
milieu sera élevée pour une substance donnée, plus ce milieu aura une
pression osmotique élevée par rapport à cette substance.
Pour garantir le bon fonctionnement de son métabolisme, un crustacé
doit maintenir la concentration de son milieu intérieur la plus constante
possible. Or l'eau, qu'elle soit interne ou externe, a toujours tendance
à passer à travers les membranes perméables qui constituent certains
tissus de l'animal, comme les branchies. Cette diffusion se fait toujours
dans le sens du milieu le moins concentré (ou hypo-osmotique) vers le
milieu le plus concentré (ou hyper-osmotique) pour finir par constituer
deux fluides de concentration égale (ou iso-osmotique). De plus, le
métabolisme, notamment l'excrétion, entraîne une perte régulière de
certains éléments par l'animal. On appelle osmorégulation cet effort
permanent de l'animal pour maintenir constante la composition et donc
la pression osmotique de son milieu intérieur.
Chez les crustacés marins, les milieux intérieur et extérieur sont en
équilibre osmotique. Les crustacés d'eau douce, par contre, conservent
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