Pathologie
• Le déséquilibre est externe au bassin
Il s'agit généralement d'une pollution chimique dont l'origine est située
en amont de la prise d'eau : produits de traitement phytosanitaires pour
les cultures (insecticides), rejets d'industrie (solvants, colorants, mélasses,
lisier), rejets urbains (détergents), décharges sauvages (huiles et acides),
etc. Si la mortalité n'a affecté qu'une partie du cheptel, on peut tenter
de sauver le reste en arrêtant le renouvellement d'eau jusqu'à disparition
de la pollution. Si la mortalité est totale, il est préférable de vidanger
le bassin. La meilleure défense est la prévention en informant les
pollueurs potentiels en amont de l'existence d'un élevage en aval.
2. Mortalité progressive
Au début, elle affecte les animaux les plus vulnérables : animaux en
mue, juvéniles. Ensuite, si la mortalité devient chronique, elle finit par
concerner toutes les catégories de taille sans distinction de sexe. En
règle générale, la mortalité est plutôt due à de mauvaises conditions
d'élevage qu'à de vraies pathologies. Si les causes sont variées, le
remède est presque toujours le même : l'assainissement du milieu
d'élevage.
2.1. Les conditions d'élevage sont en cause
• Mauvaise qualité d'eau chronique
L'aspect des cadavres est normal ; on observe une migration des
animaux vers l'arrivée d'eau et les berges. Les valeurs de pH et d'oxygène
sont fréquemment proches des valeurs létales. Le retour à une bonne
qualité d'eau supprime la mortalité.
• Surdensité
La surcharge biologique du bassin se traduit par l'apparition de
nombreuses blessures sur les appendices et le développement du
cannibalisme : un signe typique est que les cadavres ont souvent les
appendices rongés jusqu'au premier segment. L'abaissement rapide de
la densité par transfert est alors la seule mesure efficace.
• Mauvaise alimentation
Si l'aliment est moisi, inadapté ou insuffisant, les animaux commencent
à tourner à la périphérie du bassin, comme pour chercher de la nourriture.
Au bout de quelques jours apparaissent les premières mortalités avec
des signes de cannibalisme. L'aspect des animaux est le même que
dans le cas d'une surdensité. Le traitement concerne alors exclusivement
la correction de l'alimentation.
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• Le déséquilibre est externe au bassin
Il s'agit généralement d'une pollution chimique dont l'origine est située
en amont de la prise d'eau : produits de traitement phytosanitaires pour
les cultures (insecticides), rejets d'industrie (solvants, colorants, mélasses,
lisier), rejets urbains (détergents), décharges sauvages (huiles et acides),
etc. Si la mortalité n'a affecté qu'une partie du cheptel, on peut tenter
de sauver le reste en arrêtant le renouvellement d'eau jusqu'à disparition
de la pollution. Si la mortalité est totale, il est préférable de vidanger
le bassin. La meilleure défense est la prévention en informant les
pollueurs potentiels en amont de l'existence d'un élevage en aval.
2. Mortalité progressive
Au début, elle affecte les animaux les plus vulnérables : animaux en
mue, juvéniles. Ensuite, si la mortalité devient chronique, elle finit par
concerner toutes les catégories de taille sans distinction de sexe. En
règle générale, la mortalité est plutôt due à de mauvaises conditions
d'élevage qu'à de vraies pathologies. Si les causes sont variées, le
remède est presque toujours le même : l'assainissement du milieu
d'élevage.
2.1. Les conditions d'élevage sont en cause
• Mauvaise qualité d'eau chronique
L'aspect des cadavres est normal ; on observe une migration des
animaux vers l'arrivée d'eau et les berges. Les valeurs de pH et d'oxygène
sont fréquemment proches des valeurs létales. Le retour à une bonne
qualité d'eau supprime la mortalité.
• Surdensité
La surcharge biologique du bassin se traduit par l'apparition de
nombreuses blessures sur les appendices et le développement du
cannibalisme : un signe typique est que les cadavres ont souvent les
appendices rongés jusqu'au premier segment. L'abaissement rapide de
la densité par transfert est alors la seule mesure efficace.
• Mauvaise alimentation
Si l'aliment est moisi, inadapté ou insuffisant, les animaux commencent
à tourner à la périphérie du bassin, comme pour chercher de la nourriture.
Au bout de quelques jours apparaissent les premières mortalités avec
des signes de cannibalisme. L'aspect des animaux est le même que
dans le cas d'une surdensité. Le traitement concerne alors exclusivement
la correction de l'alimentation.
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