Aération artificielle
1. Pourquoi aérer ?
Dans un bassin d'élevage en mode semi-intensif, la charge de chevrettes
peut atteindre 150 g/m
2 et un apport d'aliment artificiel est effectué
chaque jour. La demande globale en oxygène est alors forte et correspond
à deux types de besoins.
- la respiration des organismes vivants,
- la dégradation des déchets des animaux, de l'aliment non consommé
et du plancton mort tombant sur le fond.
Oxygène
dissous (mg/IJ
Oxygène
dissous (mg/l)
I
2i
'
zone létale
1
r
®
phase
\
critique /
ii
8"
/^
i^\
2r~
zone létale
®
v effet du brassage
\.
nocturne
y
\"
*/
8h00 8h00
16h00
24h00
8h00
Figure 3.47 : a) Exemple d'apparition d'une phase d'asphyxie dans l'eau
de fond d'un bassin en élevage semi-intensif ;
b) Effet d'une aération nocturne (de minuit à 6h00) sur la teneur
en oxygène dissous de l'eau de fond (trait plein = valeurs
observées ; tireté = valeurs prévisibles sans aération).
Le phytoplancton du bassin produit normalement assez d'oxygène le jour
pour permettre la respiration de l'ensemble des organismes vivants sur
la totalité d'un cycle jour-nuit (voir fiche Contrôle du phytoplancton). Il
arrive cependant que la teneur en oxygène dissous passe au-dessous
de la valeur critique. Ce phénomène s'observe quand la photosynthèse
est insuffisante (phytoplancton trop peu abondant ou turbidité d'origine
minérale) ou quand la biomasse est excessive (phytoplancton trop dense
ou population de chevrettes trop importante). Le cas le plus fréquent
est celui d'une forte biomasse de chevrettes provoquant une mise en
suspension des particules minérales qui opacifient l'eau.
Il apparaît alors une phase critique pendant laquelle les animaux
manquent d'oxygène (figure 3.47). Si cette situation reste exceptionnelle,
les conséquences sur l'élevage sont négligeables. Si elle est chronique
ou si cette phase dure plusieurs heures, une mortalité peut apparaître.
En cas de crise grave (concentration inférieure à 0,5 mg/l), la totalité
de l'élevage peut alors être perdue.
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1. Pourquoi aérer ?
Dans un bassin d'élevage en mode semi-intensif, la charge de chevrettes
peut atteindre 150 g/m
2 et un apport d'aliment artificiel est effectué
chaque jour. La demande globale en oxygène est alors forte et correspond
à deux types de besoins.
- la respiration des organismes vivants,
- la dégradation des déchets des animaux, de l'aliment non consommé
et du plancton mort tombant sur le fond.
Oxygène
dissous (mg/IJ
Oxygène
dissous (mg/l)
I
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1
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ii
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8h00 8h00
16h00
24h00
8h00
Figure 3.47 : a) Exemple d'apparition d'une phase d'asphyxie dans l'eau
de fond d'un bassin en élevage semi-intensif ;
b) Effet d'une aération nocturne (de minuit à 6h00) sur la teneur
en oxygène dissous de l'eau de fond (trait plein = valeurs
observées ; tireté = valeurs prévisibles sans aération).
Le phytoplancton du bassin produit normalement assez d'oxygène le jour
pour permettre la respiration de l'ensemble des organismes vivants sur
la totalité d'un cycle jour-nuit (voir fiche Contrôle du phytoplancton). Il
arrive cependant que la teneur en oxygène dissous passe au-dessous
de la valeur critique. Ce phénomène s'observe quand la photosynthèse
est insuffisante (phytoplancton trop peu abondant ou turbidité d'origine
minérale) ou quand la biomasse est excessive (phytoplancton trop dense
ou population de chevrettes trop importante). Le cas le plus fréquent
est celui d'une forte biomasse de chevrettes provoquant une mise en
suspension des particules minérales qui opacifient l'eau.
Il apparaît alors une phase critique pendant laquelle les animaux
manquent d'oxygène (figure 3.47). Si cette situation reste exceptionnelle,
les conséquences sur l'élevage sont négligeables. Si elle est chronique
ou si cette phase dure plusieurs heures, une mortalité peut apparaître.
En cas de crise grave (concentration inférieure à 0,5 mg/l), la totalité
de l'élevage peut alors être perdue.
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