Suivi de la qualité d'eau
La diffusion dans le sens air-eau est amplifiée par le vent. Sur un site
bien ventilé, le transfert d'oxygène est accru de façon considérable. De
plus, le brassage de la masse d'eau par le vent limite les risques de
stratification et les faibles teneurs en oxygène au fond du bassin. Les
pertes sont surtout dues à la respiration par les organismes vivants
(plancton, bactéries, chevrettes) et à la diffusion dans le sens eau-air.
La respiration de la chevrette varie avec sa taille (elle augmente avec
l'âge), son état physiologique (elle augmente en période de mue ou de
stress) et avec l'activité (elle augmente pendant l'alimentation). Au dessus
de 5 mg/l, la chevrette est dans des conditions favorables à l'élevage.
Au dessous de 2 mg/l, les chevrettes ne peuvent plus équilibrer leurs
besoins, elles cherchent à fuir le fond et se concentrent près des berges.
Si la teneur en oxygène dissous reste pendant plusieurs heures inférieure
à 2 mg/l, les chevrettes meurent. Un signe caractéristique d'asphyxie
est le blanchissement progressif de l'animal qui reste au bord des berges
même si la température est élevée.
Figure 3.38 : Mesure de la teneur en oxygène dissous d'un échantillon
d'eau de fond à l'aide d'un oxymètre électronique.
2.1. Mesure de l'oxygène
Il existe des méthodes chimiques utilisées en laboratoire, mais sur le
terrain, la mesure s'effectue généralement avec un oxymètre électronique
(type YSI 57, figure 3.38).
Ces appareils sont pour la plupart faciles d'emploi, robustes et fiables.
On plonge la sonde dans le bassin ou dans l'échantillon d'eau et la
valeur d'oxygène s'affiche en mg/l. La sonde doit être agitée en permanence
pendant la mesure. La sonde à oxygène est généralement couplée à
une sonde température, permettant de prendre les deux paramètres au
cours de la même intervention.
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