Fabrication de l'aliment
1. Fabrication industrielle
1.1. Cuisson-extrusion
Par ce procédé, le mélange de farines forme une pâte où l'on fait réagir
l'amidon par l'effet combiné de la chaleur et de la pression (gelatinisation).
Ce procédé a l'avantage de ne pas nécessiter de substance liante
particulière pour obtenir une bonne tenue à l'eau de l'aliment mais
présente certains risques de produire un granulé qui flotte.
Les étapes de fabrication sont les suivantes.
- Les matières premières sont conduites vers un broyeur à marteaux
ou à rouleaux, de façon à obtenir une poudre homogène de
granulométrie inférieure à 800 microns.
- La poudre est acheminée sur la trémie de l'extrudeuse et passe dans
le canon où la température atteint 120 à 130 °C (figure 3.20). La
quantité d'eau doit être suffisamment importante pour faire réagir les
amidons ou le gluten de la formule. Les frottements, l'apport d'eau
ainsi que le cisaillement de la pâte, conduisent le produit aux filières
de sortie. Le spaghetti ainsi formé est coupé à la longueur voulue
à l'aide d'un cutter. Le débit horaire est de l'ordre de 250 à 300 kg/heure.
- En sortie, les granulés contiennent plus de 20 % d'humidité. Ils sont
donc passés dans un séchoir discontinu à lit fluidisé pendant 15 à
20 minutes à une température de 80°C (figure 3.21), avant d'être
refroidis légèrement et mis en sac en matière plastique tissée par
poids unitaire de 30 à 50 kg.
Ce procédé présente l'inconvénient d'être plus onéreux que le procédé
dit "à sec". Par contre, sur le plan nutritionnel, il a l'avantage de rendre
les amidons de la formule plus digestibles par la chevrette.
1.2. Agglomération avec vapeur (pellet mill)
C'est le procédé le plus courant, encore appelé "à sec". Le mélange
de farines est façonné sous pression à travers une filière circulaire
(figure 3.22).La formule doit inclure une substance liante qui garantit la
tenue à l'eau des granulés car le procédé n'apporte pas suffisamment
de chaleur (75 à 90° C) pour permettre une gelatinisation des amidons
de la formule comme dans le cas de la cuisson-extrusion.
Les étapes de fabrication sont identiques, sauf pour deux d'entre elles :
l'opération de broyage peut nécessiter un soin particulier pour certaines
formulations et le pressage proprement dit, au cours duquel il faut limiter
l'apport de vapeur. L'opération de séchage se réduit à un simple
refroidissement. Le débit horaire est nettement plus élevé avec un coût
énergétique moindre que dans le cas de la cuisson-extrusion.
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1. Fabrication industrielle
1.1. Cuisson-extrusion
Par ce procédé, le mélange de farines forme une pâte où l'on fait réagir
l'amidon par l'effet combiné de la chaleur et de la pression (gelatinisation).
Ce procédé a l'avantage de ne pas nécessiter de substance liante
particulière pour obtenir une bonne tenue à l'eau de l'aliment mais
présente certains risques de produire un granulé qui flotte.
Les étapes de fabrication sont les suivantes.
- Les matières premières sont conduites vers un broyeur à marteaux
ou à rouleaux, de façon à obtenir une poudre homogène de
granulométrie inférieure à 800 microns.
- La poudre est acheminée sur la trémie de l'extrudeuse et passe dans
le canon où la température atteint 120 à 130 °C (figure 3.20). La
quantité d'eau doit être suffisamment importante pour faire réagir les
amidons ou le gluten de la formule. Les frottements, l'apport d'eau
ainsi que le cisaillement de la pâte, conduisent le produit aux filières
de sortie. Le spaghetti ainsi formé est coupé à la longueur voulue
à l'aide d'un cutter. Le débit horaire est de l'ordre de 250 à 300 kg/heure.
- En sortie, les granulés contiennent plus de 20 % d'humidité. Ils sont
donc passés dans un séchoir discontinu à lit fluidisé pendant 15 à
20 minutes à une température de 80°C (figure 3.21), avant d'être
refroidis légèrement et mis en sac en matière plastique tissée par
poids unitaire de 30 à 50 kg.
Ce procédé présente l'inconvénient d'être plus onéreux que le procédé
dit "à sec". Par contre, sur le plan nutritionnel, il a l'avantage de rendre
les amidons de la formule plus digestibles par la chevrette.
1.2. Agglomération avec vapeur (pellet mill)
C'est le procédé le plus courant, encore appelé "à sec". Le mélange
de farines est façonné sous pression à travers une filière circulaire
(figure 3.22).La formule doit inclure une substance liante qui garantit la
tenue à l'eau des granulés car le procédé n'apporte pas suffisamment
de chaleur (75 à 90° C) pour permettre une gelatinisation des amidons
de la formule comme dans le cas de la cuisson-extrusion.
Les étapes de fabrication sont identiques, sauf pour deux d'entre elles :
l'opération de broyage peut nécessiter un soin particulier pour certaines
formulations et le pressage proprement dit, au cours duquel il faut limiter
l'apport de vapeur. L'opération de séchage se réduit à un simple
refroidissement. Le débit horaire est nettement plus élevé avec un coût
énergétique moindre que dans le cas de la cuisson-extrusion.
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