Production des postlarves
2.1. Système "eau verte"
L'enrichissement de l'eau d'élevage en phytoplancton préserve la qualité
du milieu en recyclant les déchets des larves. Ce système, conçu par
Ling en Malaisie (1962), a été perfectionné à Hawaï entre 1966 et 1974.
Il a permis de lancer l'élevage de la chevrette dans divers pays (Hawaï,
Maurice, Martinique, etc.). Il est maintenant abandonné au profit des
systèmes "eau claire" plus performants.
Figure 3.14 : Bacs d'élevage larvaire en "eau verte" (Martinique 1979).
Caractéristiques. Pour disposer de phytoplancton dans le milieu
d'élevage, l'eau verte est préparée dans des cuves à l'extérieur
(figure 3.13), avec parfois une salle d'algues pour la culture des souches.
L'utilité du phytoplancton n'a pas été clairement établie ; elle semble
limitée à l'épuration des déchets azotés. L'eau est changée tous les 2
ou 3 jours. Les bacs d'élevage (10 à 20 m
3
) sont de type raceway. La
densité d'élevage est peu élevée : 20 à 60 larves/litre.
Avantages. Bâtiments et équipements sont faciles à réaliser d'où un
investissement modéré. L'élevage larvaire est simple à mettre en œuvre,
la technicité peu élevée et la formation du personnel rapide.
Inconvénients. La préparation et la gestion de l'eau verte sont difficiles
car sa qualité varie selon la météo. L'observation directe de certains
paramètres d'élevage est gênée par la présence des algues. Gros
consommateur d'eau, ce système nécessite des réserves importantes
et implique une installation à proximité de la mer. Les performances
sont moyennes : 10 à 40 postlarves/litre et le cycle d'élevage est long
(35 à 40 jours).
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