Choix du site et construction
1.1. Facteurs techniques
• Foncier. La disponibilité foncière fixe la taille que pourra atteindre la
future exploitation et influe donc directement sur la rentabilité du projet.
• Topographie. Il est préférable que le terrain soit de pente faible et
régulière afin de limiter les volumes de terrassement pour la construction
des bassins. On veillera à ce que les bassins ne soient pas trop éloignés
du site de captage de façon à limiter les investissements des ouvrages
d'adduction d'eau.
• Pédologie. Les terrains doivent être de consistance suffisamment argileuse
pour assurer une bonne imperméabilité naturelle. Les argiles ne doivent
pas être trop plastiques de façon à éviter les phénomènes de liquéfaction
et de fluage après compactage des digues. Des études géotechniques
sont à prévoir avant toute étude de faisabilité pour une bonne appréciation
de la qualité du sol. Enfin, une analyse pédologique simple (granulométrie,
teneur en matière organique et calcium) permettra de préciser les besoins
en fumure et en amendement.
• Disponibilité et qualité de l'eau. Au captage, l'eau douce doit avoir
une température entre 23 et 27°C et son pH doit être compris entre 5
et 8. On s'assurera qu'en période d'étiage, le débit disponible puisse
alimenter les bassins suivant les normes prescrites pour l'élevage de
la chevrette. La norme est de 10 % de renouvellement du volume du
bassin par 24 heures, soit environ 11 litres par seconde et par hectare.
Il s'avère souvent utile de prévoir une marge de sécurité de 5 %
supplémentaires.
L'eau doit être exempte de pollutions organiques et chimiques, en
particulier par des pesticides. Une enquête préliminaire est indispensable
(voisinage, administration) pour une évaluation du débit d'étiage et des
crues caractéristiques.
• Logistique. Un accès convenable par tous temps est indispensable
pour assurer les nombreux échanges que nécessite une exploitation :
personnel, postlarves, aliment, amendement, matériel, production, etc.
Dans la mesure du possible, un raccordement à un réseau de distribution
d'énergie électrique est préférable à l'installation de groupes électrogènes.
Une liaison téléphonique (VHF ou câble) est également indispensable.
12. Facteurs socio-économiques
• Contexte humain. La disponibilité en main-d'œuvre et son aptitude à
recevoir une formation aquacole doivent être pris en compte. Cet aspect
n'est généralement pas prépondérant dans le choix d'un site, mais peut
être déterminant dans le cas d'une grande exploitation éloignée de
villages ou de centres urbains. Dans ce cas, il faut prévoir soit des
infrastructures d'hébergement sur la ferme pour les employés, voire
leurs familles, soit des moyens de transport pour le personnel.
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1.1. Facteurs techniques
• Foncier. La disponibilité foncière fixe la taille que pourra atteindre la
future exploitation et influe donc directement sur la rentabilité du projet.
• Topographie. Il est préférable que le terrain soit de pente faible et
régulière afin de limiter les volumes de terrassement pour la construction
des bassins. On veillera à ce que les bassins ne soient pas trop éloignés
du site de captage de façon à limiter les investissements des ouvrages
d'adduction d'eau.
• Pédologie. Les terrains doivent être de consistance suffisamment argileuse
pour assurer une bonne imperméabilité naturelle. Les argiles ne doivent
pas être trop plastiques de façon à éviter les phénomènes de liquéfaction
et de fluage après compactage des digues. Des études géotechniques
sont à prévoir avant toute étude de faisabilité pour une bonne appréciation
de la qualité du sol. Enfin, une analyse pédologique simple (granulométrie,
teneur en matière organique et calcium) permettra de préciser les besoins
en fumure et en amendement.
• Disponibilité et qualité de l'eau. Au captage, l'eau douce doit avoir
une température entre 23 et 27°C et son pH doit être compris entre 5
et 8. On s'assurera qu'en période d'étiage, le débit disponible puisse
alimenter les bassins suivant les normes prescrites pour l'élevage de
la chevrette. La norme est de 10 % de renouvellement du volume du
bassin par 24 heures, soit environ 11 litres par seconde et par hectare.
Il s'avère souvent utile de prévoir une marge de sécurité de 5 %
supplémentaires.
L'eau doit être exempte de pollutions organiques et chimiques, en
particulier par des pesticides. Une enquête préliminaire est indispensable
(voisinage, administration) pour une évaluation du débit d'étiage et des
crues caractéristiques.
• Logistique. Un accès convenable par tous temps est indispensable
pour assurer les nombreux échanges que nécessite une exploitation :
personnel, postlarves, aliment, amendement, matériel, production, etc.
Dans la mesure du possible, un raccordement à un réseau de distribution
d'énergie électrique est préférable à l'installation de groupes électrogènes.
Une liaison téléphonique (VHF ou câble) est également indispensable.
12. Facteurs socio-économiques
• Contexte humain. La disponibilité en main-d'œuvre et son aptitude à
recevoir une formation aquacole doivent être pris en compte. Cet aspect
n'est généralement pas prépondérant dans le choix d'un site, mais peut
être déterminant dans le cas d'une grande exploitation éloignée de
villages ou de centres urbains. Dans ce cas, il faut prévoir soit des
infrastructures d'hébergement sur la ferme pour les employés, voire
leurs familles, soit des moyens de transport pour le personnel.
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