L'entreprise aquacole
L'importance et la variété de ces aides sont le reflet de la politique très
volontariste de développement économique dans les DOM pendant cette
période. Ce développement a pris une forme très dirigée par le moyen
des budgets du FORMA et de l'ODEADOM accessibles aux entreprises
individuelles par l'intermédiaire d'une structure professionnelle coopérative.
Cette forme d'intervention des pouvoirs publics pour la mise en place
et l'organisation d'un secteur professionnel a eu des effets très positifs.
Elle a apporté à l'ensemble des entreprises participant à un plan de
développement régional, des moyens et des services qu'une entreprise
seule, surtout de petite dimension, ne pouvait financer. Elle a eu comme
inconvénient majeur de limiter l'esprit d'initiative et de responsabilité de
l'entrepreneur.
Cette forme d'intervention planifiée a cessé progressivement au cours
de la seconde moitié de la décennie 80. La politique d'aide aux projets
personnalisés reste d'actualité mais le promoteur doit apporter clairement
la preuve de la qualité de son projet et de ses capacités à investir.
4. Un partenaire obligé : le banquier
L'entreprise aquacole est encore considérée par les financiers comme
une entreprise à risques du fait de son jeune âge (les données
disponibles pour contrôler la faisabilité et la rentabilité du projet proposé
sont encore peu nombreuses) et des besoins de financement importants.
L'entrepreneur doit donc donner au banquier des garanties pour l'amener
à accepter les risques et à participer au montage financier.
La première garantie réside dans un apport de fonds propres à un
niveau qui montre sans ambiguïté la confiance que l'entrepreneur porte
à son projet. Les besoins financiers nécessaires à la réalisation et au
démarrage du projet sont nombreux. Ils portent sur les études préliminaires,
les études d'ingénierie, la construction et les équipements, le fonds de
roulement de l'entreprise et la trésorerie nécessaire à la mise en route
de l'exploitation (voir fiche Analyse du projet).
L'ensemble de ces besoins doit être pris en compte au moment du
montage du projet. L'importance de la part financée par l'entrepreneur
dépend de la taille du projet, de la nature et du montant des aides
dont il bénéficie. Si le projet reçoit des aides directes à l'investissement,
l'entrepreneur peut réduire son apport à ce niveau. Il utilisera alors ses
fonds à financer les postes qui ne reçoivent pas de subventions (dans
certains cas le dossier d'ingénierie n'est pas primable) ou pour lesquels
les prêts bancaires sont à des taux élevés (le financement de la trésorerie
avec un court terme par exemple).
La seconde garantie est apportée par des dispositions que l'entrepreneur
adopte pour traiter les points qu'il ne maîtrise pas directement ou pour
lesquels il n'a pas de compétence particulière.
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