L'élevage en discontinu
de vente. Par ailleurs, le système séquentiel est plus rationnel et plus
rigoureux car on contrôle mieux le cheptel : les phases d'élevage sont
courtes et des "points bilan" sont effectués lors du transfert des animaux.
Ces bilans intermédiaires permettent d'ajuster à chaque fois la densité,
pour rester dans des conditions optimales de croissance, et la ration
alimentaire pour éviter le gaspillage d'aliment. Du fait de l'absence de
pêches sélectives, ce système nécessite moins de personnel. L'ensemble
de ces raisons rend ce système économiquement intéressant, malgré
son rendement inférieur (1,8 à 1,9 T/ha/an). Ces éléments seront détaillés
dans Critères de choix du mode d'élevage.
Cependant, sa gestion assez complexe nécessite un chef d'exploitation
d'un bon niveau, ce qui n'est possible que sur des fermes importantes.
Par ailleurs, l'absence de pêches sélectives dans la phase finale de
grossissement ne permet pas une gestion différente de chaque sexe
comme dans le cas du discontinu à deux phases.
Enfin, les risques de sous-occupation des bassins sont plus élevés.
L'exemple d'Aquapac ci-dessous montre que, malgré un rendement
théorique de 1,85 T/ha/an, le rendement réel observé n'est que de
1,42 T/ha/an en raison d'un taux d'occupation des bassins de 76 %.
Normalement, quand tous les bassins sont utilisés en permanence, le
système discontinu séquentiel permet une meilleure occupation de la
surface disponible comme le montre la figure 2.16.
3.4. Exemple : Ferme d'Aquapac (Tahiti)
Sur les 10 hectares de la ferme, 1,2 étaient étaient consacrés à l'élevage
de crevettes de mer début 88 et 1,7 ha début 89. L'élevage de la
chevrette suit un système séquentiel à trois phases, (tableau 2.6)
Les résultats de la phase finale de grossissement de la ferme d'Aquapac,
amènent les remarques suivantes.
- Grâce à la faible biomasse même en fin d'élevage (60 g/m
2 ), la
population a toujours une forte croissance (9 g à 33 g en 3 mois) ;
- La survie est excellente (80 %) grâce à la faible durée du grossissement
et à l'absence de pêches partielles qui sont stressantes pour les
animaux ;
- L'indice de conversion est remarquable (1,1 à 1,5) : à ces densités,
l'aliment est mieux transformé en croissance car il y a moins d'interactions
et de compétition entre les individus et l'alimentation naturelle joue
un rôle important.
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de vente. Par ailleurs, le système séquentiel est plus rationnel et plus
rigoureux car on contrôle mieux le cheptel : les phases d'élevage sont
courtes et des "points bilan" sont effectués lors du transfert des animaux.
Ces bilans intermédiaires permettent d'ajuster à chaque fois la densité,
pour rester dans des conditions optimales de croissance, et la ration
alimentaire pour éviter le gaspillage d'aliment. Du fait de l'absence de
pêches sélectives, ce système nécessite moins de personnel. L'ensemble
de ces raisons rend ce système économiquement intéressant, malgré
son rendement inférieur (1,8 à 1,9 T/ha/an). Ces éléments seront détaillés
dans Critères de choix du mode d'élevage.
Cependant, sa gestion assez complexe nécessite un chef d'exploitation
d'un bon niveau, ce qui n'est possible que sur des fermes importantes.
Par ailleurs, l'absence de pêches sélectives dans la phase finale de
grossissement ne permet pas une gestion différente de chaque sexe
comme dans le cas du discontinu à deux phases.
Enfin, les risques de sous-occupation des bassins sont plus élevés.
L'exemple d'Aquapac ci-dessous montre que, malgré un rendement
théorique de 1,85 T/ha/an, le rendement réel observé n'est que de
1,42 T/ha/an en raison d'un taux d'occupation des bassins de 76 %.
Normalement, quand tous les bassins sont utilisés en permanence, le
système discontinu séquentiel permet une meilleure occupation de la
surface disponible comme le montre la figure 2.16.
3.4. Exemple : Ferme d'Aquapac (Tahiti)
Sur les 10 hectares de la ferme, 1,2 étaient étaient consacrés à l'élevage
de crevettes de mer début 88 et 1,7 ha début 89. L'élevage de la
chevrette suit un système séquentiel à trois phases, (tableau 2.6)
Les résultats de la phase finale de grossissement de la ferme d'Aquapac,
amènent les remarques suivantes.
- Grâce à la faible biomasse même en fin d'élevage (60 g/m
2 ), la
population a toujours une forte croissance (9 g à 33 g en 3 mois) ;
- La survie est excellente (80 %) grâce à la faible durée du grossissement
et à l'absence de pêches partielles qui sont stressantes pour les
animaux ;
- L'indice de conversion est remarquable (1,1 à 1,5) : à ces densités,
l'aliment est mieux transformé en croissance car il y a moins d'interactions
et de compétition entre les individus et l'alimentation naturelle joue
un rôle important.
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