entre la phase aqueuse de l’échantillon et la phase aérienne surnageante (Hodson et al.,
1977). Généralement la récupération de
14 C02 est effectuée dans un récipient muni d’une
cupule contenant un absorbeur alcalin. Ce type de produit, qu’il soit minéral ou organique, fixe indifféremment l’hydrocarbure et le CO2. 11 convient donc d’éliminer l’hydrocarbure fixé, par entrainement gazeux et fixation sur Tenax à basse température (Button
étal., 1981), par mise en solution (Herbes et Schall, 1978 ; Saltzmann, 1982) ou, comme
dans l’étude, par distillation en pH alcalin; sinon il convient d’adopter un coefficient
rectificatif (Jordan et al., 1978). En ce qui concerne le
14 C assimilé, le filtre a tendance à
retenir en plus du
14 C bactérien une fraction de l’hydrocarbure marqué restant en
solution. Un lavage du filtre (Jordan et al., 1978) risque d’entrainer une perte au niveau
des métabolites les plus labiles. Nous avons donc opté pour une mesure directe sans lavage
préalable, les résultats étant systématiquement comparés, comme pour le CO2, à ceux
d’un témoin stérile servant d’étalon interne. L’interprétation reste néanmoins délicate et
seul le
14 C respiré sera évoqué en tant qu’indicateur métabolique. Le résultat est exprimé
en pourcentage par rapport à la quantité initiale ajoutée.
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Un total de trente expériences (quinze en in situ notées N, et quinze en milieu clos notées
C) a été réalisé. Les phénomènes observés présentent une grande variabilité dans le temps
surtout au niveau des potentiels hétérotrophiques. Cette observation, déjà rapportée par
Griffiths et al., (1981), est certainement liée à l’état initial des populations. Elles peuvent
en effet se différencier de multiples façons : importance quantitative des diverses microflores et des différents taxons présents, état physiologique des cellules qui apparait aussi
bien au niveau des potentiels hétérotrophes que des rapports numérations directes/ numérations viables.
Nous présenterons uniquement les séries d’expériences qui nous paraissent les plus
significatives (fig 1 et 2) et tenterons d’en dégager les grands lignes fondamentales.
Les réponses bactériennes à l’addition d’hydrocarbures sont précoces (souvent sans aucun
temps de latence mesurable) et très rapides. L’impact peut être très important quantitativement et n’est presque jamais répressif.
Les résultats obtenus en toute saison confirment ceux des premiers essais menés en saison
estivale (Delille et Cahet, 1982).
Les numérations directes fournissent la meilleure image de la microflore totale mais elles
ne tiennent pas compte de l’état physiologique des cellules. Leur évolution est très amortie
vis-à-vis de celle des autres paramètres. Ainsi, dans un premier temps, les fortes croissances enregistrées au niveau de la microflore viable ne se concrétisent pas au niveau de la
biomasse totale. Nous sommes en présence d’une phase de “réactivation” de la population
originelle présente. Passé un certain seuil, où numérations viables et directes sont très
voisines, il y a croissance de la population totale (cas de C4, N3 et N9 en fin d’expérience,
nous avons enregistré au total plus de vingt réactions de ce type). Si la croissance
hétérotrophe est insuffisante nous n’observons aucune réaction sur la biomasse totale (cas
de C9 et C10). Lors des poussées hétérotrophes les plus spectaculaires telle celle de N4,
nous devons signaler un phénomène extrêmement singulier qui ne se produit qu’en milieu
naturel. Les valeurs obtenues pour les numérations viables peuvent être significativement
supérieures à celles obtenues pour les comptages directs. La seule hypothèse qui nous
paraisse plausible pour expliquer ce phénomène est une réduction de la taille des bactéries
lors de ce type de croissance. La présence des nombreuses cellules inférieures à 0,2µ
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1977). Généralement la récupération de
14 C02 est effectuée dans un récipient muni d’une
cupule contenant un absorbeur alcalin. Ce type de produit, qu’il soit minéral ou organique, fixe indifféremment l’hydrocarbure et le CO2. 11 convient donc d’éliminer l’hydrocarbure fixé, par entrainement gazeux et fixation sur Tenax à basse température (Button
étal., 1981), par mise en solution (Herbes et Schall, 1978 ; Saltzmann, 1982) ou, comme
dans l’étude, par distillation en pH alcalin; sinon il convient d’adopter un coefficient
rectificatif (Jordan et al., 1978). En ce qui concerne le
14 C assimilé, le filtre a tendance à
retenir en plus du
14 C bactérien une fraction de l’hydrocarbure marqué restant en
solution. Un lavage du filtre (Jordan et al., 1978) risque d’entrainer une perte au niveau
des métabolites les plus labiles. Nous avons donc opté pour une mesure directe sans lavage
préalable, les résultats étant systématiquement comparés, comme pour le CO2, à ceux
d’un témoin stérile servant d’étalon interne. L’interprétation reste néanmoins délicate et
seul le
14 C respiré sera évoqué en tant qu’indicateur métabolique. Le résultat est exprimé
en pourcentage par rapport à la quantité initiale ajoutée.
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Un total de trente expériences (quinze en in situ notées N, et quinze en milieu clos notées
C) a été réalisé. Les phénomènes observés présentent une grande variabilité dans le temps
surtout au niveau des potentiels hétérotrophiques. Cette observation, déjà rapportée par
Griffiths et al., (1981), est certainement liée à l’état initial des populations. Elles peuvent
en effet se différencier de multiples façons : importance quantitative des diverses microflores et des différents taxons présents, état physiologique des cellules qui apparait aussi
bien au niveau des potentiels hétérotrophes que des rapports numérations directes/ numérations viables.
Nous présenterons uniquement les séries d’expériences qui nous paraissent les plus
significatives (fig 1 et 2) et tenterons d’en dégager les grands lignes fondamentales.
Les réponses bactériennes à l’addition d’hydrocarbures sont précoces (souvent sans aucun
temps de latence mesurable) et très rapides. L’impact peut être très important quantitativement et n’est presque jamais répressif.
Les résultats obtenus en toute saison confirment ceux des premiers essais menés en saison
estivale (Delille et Cahet, 1982).
Les numérations directes fournissent la meilleure image de la microflore totale mais elles
ne tiennent pas compte de l’état physiologique des cellules. Leur évolution est très amortie
vis-à-vis de celle des autres paramètres. Ainsi, dans un premier temps, les fortes croissances enregistrées au niveau de la microflore viable ne se concrétisent pas au niveau de la
biomasse totale. Nous sommes en présence d’une phase de “réactivation” de la population
originelle présente. Passé un certain seuil, où numérations viables et directes sont très
voisines, il y a croissance de la population totale (cas de C4, N3 et N9 en fin d’expérience,
nous avons enregistré au total plus de vingt réactions de ce type). Si la croissance
hétérotrophe est insuffisante nous n’observons aucune réaction sur la biomasse totale (cas
de C9 et C10). Lors des poussées hétérotrophes les plus spectaculaires telle celle de N4,
nous devons signaler un phénomène extrêmement singulier qui ne se produit qu’en milieu
naturel. Les valeurs obtenues pour les numérations viables peuvent être significativement
supérieures à celles obtenues pour les comptages directs. La seule hypothèse qui nous
paraisse plausible pour expliquer ce phénomène est une réduction de la taille des bactéries
lors de ce type de croissance. La présence des nombreuses cellules inférieures à 0,2µ
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