travail a eu pour but la détermination des voies métaboliques pouvant être suivies dans la
dégradation bactérienne du THPI et des relations existant entre les différents membres de
la communauté bactérienne adaptée à ce substrat.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
La sélection de la communauté bactérienne étudiée a été faite à partir d’un sédiment marin
prélevé dans l’étang de Berre (France). Une présélection a d’abord été faite en incubant le
sédiment en présence de 5 % de l’effluent industriel dans le milieu de Le Petit et al. ( 1975) ;
la stabilisation de la communauté a été réalisée ensuite en présence de THPI ajouté au
même milieu à des concentrations variant de 0,1 à 2 grammes/litre.
Les souches bactériennes constituant la communauté ont été isolées sur milieu trypticase
+ phytone (Mérieux) gélosé, préparé avec de l’eau de mer. Elles ont été déterminées à
l’aide du système API 20 B complété par les tests morphologiques et biochimiques
nécessaires. L’identification des souches a été faite selon la méthode décrite par Baleux
(1977) en utilisant le Bergey’s Manual (Buchanan and Gibbons, 1974) et le Handbock of
Prokaryotes (Starr et al., 1981).
Les cinétiques de dégradation du THPI (0,250 g/1) et du THPA ( Ig/1) ont été réalisées en
cultures proliférantes sur milieu trypticase + phytone. Elles ont permis de mettre en
évidence l’apparition progressive de produits de métabolisme. Ceux-ci ont été déterminés
après action de cellules non proliférantes mises en suspension dans une eau de mer
synthétique (Burkholder, 1963) tamponnée avec du tampon Tris-HCI (0,1 M- pH 7,2) et
additionnée de 1 g/l de THPI ou de THPA. L’incubation était faite dans un réacteur
thermostaté à 30° C permettant l’agitation et l’aération, la régulation du pH étant assurée
(7,1 ± 0,1) à l’aide d’un pH-stat Metrohm. Après disparition de 75 % du substrat initial, le
milieu de culture et les cellules étaient séparés par centrifugation et les cellules détruites
par sonication. L’extraction à l’éther éthylique, après acidification, permettait d’obtenir
ainsi 2 extraits qui étaient analysés séparément. Les analyses chimiques ont été réalisées
par chromatographie phase vapeur capillaire couplée à un spectromètre de masse, chromatographie liquide haute pression et infra-rouge. Les composés de référence provenaient soit du commerce soit de synthèse, leur structure étant alors déterminée par
résonnance magnétique nucléaire 1 H et 13 C.
RÉSULTATS
La communauté bactérienne stabilisée est composée de 9 souches qui ont reçu toutes un
nom de genre et certaines un nom d’espèce : Alcaligenes pacificus, Streptococcus sp.,
Staphylococcus sp. 2, Pholobacterium mandapamensis, Photobacterium leiognati, Photobacterium sp., Vibrio logei, Vibrio fisheri (Bianchi, 1976).
Les études préliminaires ont montré que seul Photobacterium mandapamensis, dite
souche “principale” est capable de provoquer la disparition du THPI. Cependant, si après
son isolement cette souche pouvait utiliser ce substrat comme source unique de carbone,
pour une cause encore non déterminée elle a très rapidement perdu cette propriété et par
la suite a nécessité, pour réaliser les mêmes réactions, la présence d’une deuxième source
de carbone et d’énergie telle que l’acétate ou une substance protéique.
La comparaison des activités de dégradation du THPI (fig. 1) et du diacide correspondant, le THPA, (fig. 2) en milieu trypticase + phytone de cellules proliférantes de
Photobactérium mandapamensis et de la communauté bactérienne montre que celle-ci est
beaucoup plus efficace. L’allure des courbes obtenues avec P. mandapamensis permet de
concevoir un processus de saturation qui fait tendre le taux de dégradation vers un seuil
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dégradation bactérienne du THPI et des relations existant entre les différents membres de
la communauté bactérienne adaptée à ce substrat.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
La sélection de la communauté bactérienne étudiée a été faite à partir d’un sédiment marin
prélevé dans l’étang de Berre (France). Une présélection a d’abord été faite en incubant le
sédiment en présence de 5 % de l’effluent industriel dans le milieu de Le Petit et al. ( 1975) ;
la stabilisation de la communauté a été réalisée ensuite en présence de THPI ajouté au
même milieu à des concentrations variant de 0,1 à 2 grammes/litre.
Les souches bactériennes constituant la communauté ont été isolées sur milieu trypticase
+ phytone (Mérieux) gélosé, préparé avec de l’eau de mer. Elles ont été déterminées à
l’aide du système API 20 B complété par les tests morphologiques et biochimiques
nécessaires. L’identification des souches a été faite selon la méthode décrite par Baleux
(1977) en utilisant le Bergey’s Manual (Buchanan and Gibbons, 1974) et le Handbock of
Prokaryotes (Starr et al., 1981).
Les cinétiques de dégradation du THPI (0,250 g/1) et du THPA ( Ig/1) ont été réalisées en
cultures proliférantes sur milieu trypticase + phytone. Elles ont permis de mettre en
évidence l’apparition progressive de produits de métabolisme. Ceux-ci ont été déterminés
après action de cellules non proliférantes mises en suspension dans une eau de mer
synthétique (Burkholder, 1963) tamponnée avec du tampon Tris-HCI (0,1 M- pH 7,2) et
additionnée de 1 g/l de THPI ou de THPA. L’incubation était faite dans un réacteur
thermostaté à 30° C permettant l’agitation et l’aération, la régulation du pH étant assurée
(7,1 ± 0,1) à l’aide d’un pH-stat Metrohm. Après disparition de 75 % du substrat initial, le
milieu de culture et les cellules étaient séparés par centrifugation et les cellules détruites
par sonication. L’extraction à l’éther éthylique, après acidification, permettait d’obtenir
ainsi 2 extraits qui étaient analysés séparément. Les analyses chimiques ont été réalisées
par chromatographie phase vapeur capillaire couplée à un spectromètre de masse, chromatographie liquide haute pression et infra-rouge. Les composés de référence provenaient soit du commerce soit de synthèse, leur structure étant alors déterminée par
résonnance magnétique nucléaire 1 H et 13 C.
RÉSULTATS
La communauté bactérienne stabilisée est composée de 9 souches qui ont reçu toutes un
nom de genre et certaines un nom d’espèce : Alcaligenes pacificus, Streptococcus sp.,
Staphylococcus sp. 2, Pholobacterium mandapamensis, Photobacterium leiognati, Photobacterium sp., Vibrio logei, Vibrio fisheri (Bianchi, 1976).
Les études préliminaires ont montré que seul Photobacterium mandapamensis, dite
souche “principale” est capable de provoquer la disparition du THPI. Cependant, si après
son isolement cette souche pouvait utiliser ce substrat comme source unique de carbone,
pour une cause encore non déterminée elle a très rapidement perdu cette propriété et par
la suite a nécessité, pour réaliser les mêmes réactions, la présence d’une deuxième source
de carbone et d’énergie telle que l’acétate ou une substance protéique.
La comparaison des activités de dégradation du THPI (fig. 1) et du diacide correspondant, le THPA, (fig. 2) en milieu trypticase + phytone de cellules proliférantes de
Photobactérium mandapamensis et de la communauté bactérienne montre que celle-ci est
beaucoup plus efficace. L’allure des courbes obtenues avec P. mandapamensis permet de
concevoir un processus de saturation qui fait tendre le taux de dégradation vers un seuil
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