sont à relier à un fort développement phytoplanctonique ainsi que l’atteste la corrélation
obtenue entre les valeurs de microflore totale hétérotrophe et les teneurs en chlorophylle a
(r = 0.85, N = 11, valeur critique = 0,55), développement qui s’accompagne généralement
d’un accroissement de la teneur en matières organiques assimilables par les bactéries
(Martin, 1980).
La figure 1 montre également une très nette augmentation de la microflore capable de
métaboliser le pétrole dans le bassin pollué traité par rapport au bassin témoin, l’apport
d’engrais ou de pétrole seuls ne provoquant pas de variations significatives dans les
bassins E et H.
Figure 2 : Évolution du potentiel de dégradation (PD
2
) des eaux des bassins H(f) et HE(2) en fonction du
temps.
Évolution du potentiel de dégradation des eaux à l'égard de l'Arabian light.
La figure 2 montre que dans toutes les expériences réalisées le PD2 est, en fin d’expérience,
toujours plus élevé dans le bassin HE que dans le bassin H.
Ceci démontre que la microflore dans ces bassins est toujours mieux adaptée à la
dégradation des produits pétroliers. Le PD2 y est d’ailleurs très bien corrélé avec la durée
de l’expérience (r = 0.69, N = 44, valeur critique = 0.28), le nombre de bactéries aptes à
métaboliser les hydrocarbures (r= 0.52, N= 43, valeur critique = 0.29) et même le
nombre de bactéries hétérotrophes r = 0. 47, N = 43, valeur critique = 0.29.
Les résultats obtenus en juin-juillet mettent en évidence, au travers du développement
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