hydrocarbures et adaptées au milieu marin, s’est révélé inefficace (Tagger et al., 1983), ces
bactéries étant très rapidement éliminées de la microflore dominante après leur déversement en mer. L’utilisation d’un engrais azoté et phosphoré immédiatement assimilable,
ajouté aux eaux polluées, a été envisagée.
Cependant, l’apport d’un engrais minéral et l’augmentation de la concentration dans les
eaux de produits du métabolisme des hydrocarbures doivent avoir une répercussion sur
les autres organismes et en particulier sur le phytoplancton. Il est donc nécessaire de
distinguer les effets respectifs du pétrole, de l’engrais et de l’ensemble de ces deux
éléments.
Cette étude a été réalisée dans des écosystèmes expérimentaux de grand volume (10 m
3 )
installés sur l'île des Embiez ( Var). Ce processus a permis de contrôler tous les paramètres
envisagés dans des bassins, correspondant soit à la nappe de pétrole traitée soit à des
témoins permettant d’estimer l’effet dû à la seule présence du pétrole ou de l’engrais sur les
microflores bactériennes et phytoplanctoniques.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Dans des salines désaffectées, des masses d’eau de mer de 10 m 3 sont délimitées par des
feuilles de plastique semi-rigide et présentent une surface d’exposition de 16 m 2 environ.
Quatre périodes expérimentales ont été réparties selon les saisons afin de tenir compte
chaque fois d’un développement phytoplanctonique éventuellement différent.
Pour chaque série d’expériences, 4 bassins étaient utilisés : un bassin témoin T servant de
référence pour l’évolution de la microflore bactérienne, du phytoplancton et de la concentration en sels minéraux dans les eaux ; un bassin E recevant l’engrais seul en quantité telle
que les concentrations en azote et phosphore soient proches de 100 µmoles/litre ; un
bassin H recevant un litre de pétrole Arabian light étêté à 110° C ; un bassin HE recevant à
la fois le pétrole et l’engrais en proportions identiques à celles reçues séparément par les
bassins E et H.
Les teneurs en chlorophylle a ont été mesurées par une méthode basée sur celles de
Richards et Tompson (1982) et Creitz et Richards (1955), leur calcul étant fait selon la
méthode préconisée par l’UNESCO (anonyme, 1966). La diversité pigmentaire est estimée selon Margaleff et Ryther (1960).
Les dénombrements de microflore hétérotrophe ont été réalisés sur Marine Agar Difco et
ceux de la microflore apte à dégrader le pétrole selon la méthode de Le Petit et al. ( 1977),
le pétrole Arabian light constituant la source de carbone.
Le potentiel de dégradation des eaux à l’égard du pétrole polluant est mesuré selon la
technique de Tagger et al. (1983), le temps d’incubation étant cependant ramené à 2 jours
(PD2). Chaque valeur indiquée correspond à la moyenne de 3 essais.
L’activité respiratoire des eaux a été mesurée par la méthode de Warburg (Umbreit et al.,
1964).
L’évolution chimique du pétrole a été estimée par chromatographie phase vapeur (CPV),
chromatographie liquide haute pression (CLHP) et résonnance magnétique nucléaire 1 H
(Petrakis et ai, 1980).
Les niveaux de confiance donnés dans cet article sont à 0,95.
RÉSULTATS
Étude des phénomènes biologiques.
Les deux séries d’expériences réalisées en novembre-décembre et mars-avril se distinguent
nettement de celles réalisées en juin-juillet et septembre-octobre. Les périodes “froides”
correspondent à des teneurs en chlorophylle a relativement faibles (tab. 1). L’apport
640
bactéries étant très rapidement éliminées de la microflore dominante après leur déversement en mer. L’utilisation d’un engrais azoté et phosphoré immédiatement assimilable,
ajouté aux eaux polluées, a été envisagée.
Cependant, l’apport d’un engrais minéral et l’augmentation de la concentration dans les
eaux de produits du métabolisme des hydrocarbures doivent avoir une répercussion sur
les autres organismes et en particulier sur le phytoplancton. Il est donc nécessaire de
distinguer les effets respectifs du pétrole, de l’engrais et de l’ensemble de ces deux
éléments.
Cette étude a été réalisée dans des écosystèmes expérimentaux de grand volume (10 m
3 )
installés sur l'île des Embiez ( Var). Ce processus a permis de contrôler tous les paramètres
envisagés dans des bassins, correspondant soit à la nappe de pétrole traitée soit à des
témoins permettant d’estimer l’effet dû à la seule présence du pétrole ou de l’engrais sur les
microflores bactériennes et phytoplanctoniques.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Dans des salines désaffectées, des masses d’eau de mer de 10 m 3 sont délimitées par des
feuilles de plastique semi-rigide et présentent une surface d’exposition de 16 m 2 environ.
Quatre périodes expérimentales ont été réparties selon les saisons afin de tenir compte
chaque fois d’un développement phytoplanctonique éventuellement différent.
Pour chaque série d’expériences, 4 bassins étaient utilisés : un bassin témoin T servant de
référence pour l’évolution de la microflore bactérienne, du phytoplancton et de la concentration en sels minéraux dans les eaux ; un bassin E recevant l’engrais seul en quantité telle
que les concentrations en azote et phosphore soient proches de 100 µmoles/litre ; un
bassin H recevant un litre de pétrole Arabian light étêté à 110° C ; un bassin HE recevant à
la fois le pétrole et l’engrais en proportions identiques à celles reçues séparément par les
bassins E et H.
Les teneurs en chlorophylle a ont été mesurées par une méthode basée sur celles de
Richards et Tompson (1982) et Creitz et Richards (1955), leur calcul étant fait selon la
méthode préconisée par l’UNESCO (anonyme, 1966). La diversité pigmentaire est estimée selon Margaleff et Ryther (1960).
Les dénombrements de microflore hétérotrophe ont été réalisés sur Marine Agar Difco et
ceux de la microflore apte à dégrader le pétrole selon la méthode de Le Petit et al. ( 1977),
le pétrole Arabian light constituant la source de carbone.
Le potentiel de dégradation des eaux à l’égard du pétrole polluant est mesuré selon la
technique de Tagger et al. (1983), le temps d’incubation étant cependant ramené à 2 jours
(PD2). Chaque valeur indiquée correspond à la moyenne de 3 essais.
L’activité respiratoire des eaux a été mesurée par la méthode de Warburg (Umbreit et al.,
1964).
L’évolution chimique du pétrole a été estimée par chromatographie phase vapeur (CPV),
chromatographie liquide haute pression (CLHP) et résonnance magnétique nucléaire 1 H
(Petrakis et ai, 1980).
Les niveaux de confiance donnés dans cet article sont à 0,95.
RÉSULTATS
Étude des phénomènes biologiques.
Les deux séries d’expériences réalisées en novembre-décembre et mars-avril se distinguent
nettement de celles réalisées en juin-juillet et septembre-octobre. Les périodes “froides”
correspondent à des teneurs en chlorophylle a relativement faibles (tab. 1). L’apport
640
