L’équation de la droite est Y = 0.75 X+ 4.71 soit Log X s = 0.75 Log Xp+ 4.71 ce qui
équivaut à : X s = 11 1Sp
0,75
Cette équation signifie que plus les concentrations sont élevées en profondeur plus
l’enrichissement est faible. Nous pouvons pour la station de Kersos, calculer l’enrichissement S/P pour chaque groupe bactérien à partir des valeurs de Xp et selon l’équation :
FM 12.5 CT 28.5 CF 46.8
Ce phénomène n’avait pu être mis en évidence par l’analyse de variance. L’enrichissement
moyen calculé de cette façon est égal à 33.
Ce type de relation pourrait expliquer la différence d’enrichissement entre la station de
Kersos et celle du Miné par une différence du taux de contamination plutôt que par un
phénomène lié à l’épuration.
Pour toute station, dans des conditions de rejets similaires à la station de Kersos (vase
clos) on peut penser qu’il est possible de déterminer une équation de régression avec des
paramètres différents, spécifiques de la nature du rejet.
Parallèlement à l’étude bactériologique* nous avons aussi dosé la matière extractible à
l’hexane (HEM). Nous n’avons pu établir comme Bracewell, Selleck et Carter (1980) de
relation entre les résultats bactériologiques et le taux d’HEM, celui-ci étant souvent très
bas voire à la limite de sensibilité des techniques.
CONCLUSION
La pellicule de surface des eaux littorales présente un enrichissement bactérien par
rapport à la masse d’eau sous-jacente. Cet enrichissement s’observe pour les germes
indicateurs de contamination fécale mais également pour la flore aérobie mésophile. Il
intéresse aussi bien les secteurs recevant des eaux traitées que ceux recevant des effluents
bruts. Le facteur d’enrichissement (E = S en nombre de germes par ml) est très variable : de
1 à 4.10 3 . Les valeurs faibles sont, en moyenne, observées sur les zones recevant des eaux
traitées. Les valeurs élevées se rapportent aux effluents d’origine industrielle riches en
composés organiques. Dans certaines conditions, il est possible de montrer une relation
entre la concentration bactérienne du film de surface et celle de la masse d’eau.
Les résultats obtenus montrent l’importance de la méthode de prélèvement particulièrement en ce qui concerne les eaux de baignades puisqu’alors la couche superficielle est
directement en contact avec la sphère O.R.L. des individus. Le prélèvement du film est
d’autant plus intéressant que le niveau de contamination est peu élevé.
* : Ces travaux entrent dans le cadre d’un contrat CETE (Centre d’études techniques de
l’équipement) - Ministère de l’environnement (contrat n° 78.0.2413 “Étude de la contamination bactériologique des eaux de surface du littoral”) ayant pour but de déterminer
l’apport des “flottants” émis par les rejets d’effluents urbains dans la constitution du film
de surface.
AMIES C.R., 1956. Surface film in swimming pools. Canad. J. public. Health, 47, 93.
BEZDECK H. F. and CARLUCCI A.F., 1972. Surface concentration of marine bacteria. Limnology and Oceanogr.
July, vol. 17 (4), 566-569.
BRACEWELL, SELLECK and CARTER., 1980. Contribution of wastewater discharges to ocean surface particulates.
J. Wat. Pollution control Fed, 52, 2230-2245.
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