Cette figuration permet de déterminer la concentration réalisée par les moules. Le niveau
médian passe de 4,0 10
2 dans l’eau à 5,6 10 3 dans les moules pour les Coliformes fécaux, et
de 6,0 10
1 à 1,6 10 4 pour les Streptocoques fécaux.
Pour les deux indicateurs bactériens, les pentes sont plus prononcées dans le cas des
bivalves, ce qui traduit une variabilité plus faible.
Concentration des bactéries par les bivalves
L’examen des moyennes géométriques obtenues pour chaque série permet d’estimer la
concentration réalisée par les bivalves (Tab. 1).
Le facteur de concentration est égal à 13,1 pour les Coliformes fécaux et 254,1 pour les
Streptocoques fécaux.
La concentration des bactéries de l’eau par les bivalves est donc tout à fait effective, mais
on doit remarquer qu’elle diffère nettement pour les deux groupes bactériens étudiés.
Variabilité des dénombrements sur les eaux et les moules
L’examen des coefficients de variation obtenus pour chaque série (Tab. 1) fait apparaître
une variation sensiblement plus faible dans le cas des bivalves.
Pour tester si la variabilité diffère de façon significative, entre les deux matériels d’étude,
on peut appliquer le test de Fisher pour la comparaison des variances.
Pour les Coliformes thermotolérants F = 1,09 NS (P> 0,05),
Pour les Streptocoques D F = 2,07 ** (P< 0,01).
Ceci amène à conclure que les variances diffèrent significativement dans le cas des
Streptocoques fécaux, mais pas dans celui des coliformes fécaux.
Relation entre la contamination de l’eau et des moules au même moment
On peut se demander si les variations observées dans les deux matériels d’étude sont
indépendantes les unes des autres, ou si, au contraire, la contamination des moules est liée
à celle de l’eau au même moment. Pour répondre à cette question, la régression des
résultats obtenus dans les moules sur ceux de l’eau du même prélèvement a été testée
(Fig. 3).
Figure 3 et 4 : Relation entre la contamination des moules et de l’eau d’un même prélèvement.
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