environnante. L’agressivité du prédateur s’exerce plus librement dans ces conditions et
amène la sélection des lignées bactéricides. L’apparition de vibrions nombreux et en état
pur, dès les premiers repiquages, en est peut être la conséquence. Nos recherches précédentes dans d’autres régions océaniques ont été par contre entravées par la prédominance
d’une flore étrangère et filtrable, comprenant des microvibrions dépourvus de toute
bactéricidité.
Certaines de nos observations nécessitent la poursuite de recherches. Ainsi, par exemple,
le fait que cette eau diluée au 1/1000 tue E. coli avec apparition de microvibrions, alors
que, avant même sa dilution, elle n’en contienne que de rares unités. La question se pose
alors de l’existence d’une autre forme de survie chez les microvibrions.
Puisque les E. coli introduits dans un filtrat d’une culture de microvibrions sont tués en
absence totale de ces derniers, on peut supposer l’émission par le prédateur dans le milieu
extérieur de substances nocives vis-à-vis de E. coli. On s’explique encore mal la croissance
du pouvoir bactéricide de ce filtrat en absence totale de vibrions et après chaque nouvelle
addition de bacille coli. Deux hypothèses peuvent être proposées : l’existence d’une forme
inconnue de survie chez les vibrions, ou la manifestation d’un processus auto-destructif de
bacilles eux-mêmes, processus induit et amorcé par la présence des microvibrions.
Les eaux de surface, prélevées dans les différentes régions de l’Océan mondial sont
toujours bactéricides ; du cercle polaire arctique à l’océan Austral en passant par l’équateur. Elles tuent E. coli avec l’apparition de minuscules vibrions prédateurs, Microvibrio
marinus.
L’élimination des vibrions d’une eau entraîne la disparition du pouvoir bactéricide de
cette eau. Le Microvibrio marinus apparaît comme un des facteurs principaux de l’autoépuration des eaux marines. Le développement de ce dernier suit exactement les courbes de
variation saisonnière de la chlorophylle a et de la température, ce qui permet de supposer
une relation directe avec le phytoplancton.
Les travaux de Michoustina (1984) concernant les ultra-formes de microbes et la substance organique dissoute dans l’Océan ouvrent de larges perspectives pour l’étude de
microflore encore peu connue des eaux océaniques.
APPELMAN R., 1921. Le dosage des bactériophages. C.R. Soc. Biol., 85 : 1098-1099.
GUELIN A., SCHWARTZBROD L., MICHOUSTINA I. et FINANCE C., 1982. Microvibrions marins prédateurs bactériens. Etude comparée des souches nouvelles. 2e Colloque de Microbiologie marine. Université de Provence,
Marseille, 24- 25 juin 1981, : 5-10.
MICHOUSTINA I.E., et BATOURINA M.B., 1984. Ultramicroorganismes et la matière organique de l’Océan.
Moscou, Ed. Naouka, 96 pages.
STOLP H., 1973. The Bdellovibrio : bacterial parasite of bacteria. Annual review of Phytopathology, 11 : 53-76.
523
amène la sélection des lignées bactéricides. L’apparition de vibrions nombreux et en état
pur, dès les premiers repiquages, en est peut être la conséquence. Nos recherches précédentes dans d’autres régions océaniques ont été par contre entravées par la prédominance
d’une flore étrangère et filtrable, comprenant des microvibrions dépourvus de toute
bactéricidité.
Certaines de nos observations nécessitent la poursuite de recherches. Ainsi, par exemple,
le fait que cette eau diluée au 1/1000 tue E. coli avec apparition de microvibrions, alors
que, avant même sa dilution, elle n’en contienne que de rares unités. La question se pose
alors de l’existence d’une autre forme de survie chez les microvibrions.
Puisque les E. coli introduits dans un filtrat d’une culture de microvibrions sont tués en
absence totale de ces derniers, on peut supposer l’émission par le prédateur dans le milieu
extérieur de substances nocives vis-à-vis de E. coli. On s’explique encore mal la croissance
du pouvoir bactéricide de ce filtrat en absence totale de vibrions et après chaque nouvelle
addition de bacille coli. Deux hypothèses peuvent être proposées : l’existence d’une forme
inconnue de survie chez les vibrions, ou la manifestation d’un processus auto-destructif de
bacilles eux-mêmes, processus induit et amorcé par la présence des microvibrions.
Les eaux de surface, prélevées dans les différentes régions de l’Océan mondial sont
toujours bactéricides ; du cercle polaire arctique à l’océan Austral en passant par l’équateur. Elles tuent E. coli avec l’apparition de minuscules vibrions prédateurs, Microvibrio
marinus.
L’élimination des vibrions d’une eau entraîne la disparition du pouvoir bactéricide de
cette eau. Le Microvibrio marinus apparaît comme un des facteurs principaux de l’autoépuration des eaux marines. Le développement de ce dernier suit exactement les courbes de
variation saisonnière de la chlorophylle a et de la température, ce qui permet de supposer
une relation directe avec le phytoplancton.
Les travaux de Michoustina (1984) concernant les ultra-formes de microbes et la substance organique dissoute dans l’Océan ouvrent de larges perspectives pour l’étude de
microflore encore peu connue des eaux océaniques.
APPELMAN R., 1921. Le dosage des bactériophages. C.R. Soc. Biol., 85 : 1098-1099.
GUELIN A., SCHWARTZBROD L., MICHOUSTINA I. et FINANCE C., 1982. Microvibrions marins prédateurs bactériens. Etude comparée des souches nouvelles. 2e Colloque de Microbiologie marine. Université de Provence,
Marseille, 24- 25 juin 1981, : 5-10.
MICHOUSTINA I.E., et BATOURINA M.B., 1984. Ultramicroorganismes et la matière organique de l’Océan.
Moscou, Ed. Naouka, 96 pages.
STOLP H., 1973. The Bdellovibrio : bacterial parasite of bacteria. Annual review of Phytopathology, 11 : 53-76.
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